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Trois six neuf

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Quand un logis a rendu tout son suc, la simple prudence conseille de le laisser là... En foi de quoi j’ai donc déménagé, et par caprice. Par force souvent, d’autres fois par hygiène morale. » Trois...Six...Neuf..., véritable petit joyau littéraire, fait le récit de neuf épopées en miniature, celui des neufs déménagements parisiens de l’auteur. Au long de ce texte, on peut lire en filigrane ce qu’a signifié pour la fille de Sido chacun de ces bouleversements : une accession à la sagesse. Trois...Six...Neuf... évoque, entre autres lieux, la rue de Villejust, la rue Jacob, le chalet de Passy, l’appartement des Champs-Elysées... et le dernier havre de Colette : l’appartement du premier étage du 9, rue de Beaujolais. Écrit pendant la guerre, et publié en 1944, Trois…Six…Neuf… ne laisse presque rien transparaître des angoisses éprouvées par Colette (son époux, Maurice Goudeket, est d’origine juive). Juste une pudique confession soulève le voile d’un immense désespoir : Colette la païenne, Colette l’incrédule, se rend parfois à l’église Notre-Dame-des-Victoires - « C’est une église où, comme à la fontaine du village, toutes les soifs vont boire. » La sagesse, cependant, lui conseille d’éviter de se poser certaines questions. La sagesse est de s’atteler à un nouveau texte, d’exhumer quelques bribes du passé et parfois de relever la tête pour contempler un vol d’hirondelles.

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Trois six neuf, Colette Gauthier-Villars

Langue
Année de publication
1970
Reliure
(rigide),
État du livre
Bon
Prix
17,99 €

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Titre
Trois six neuf
Langue
Français
Publié
1970
Format
rigide
Séries
Mots clés
Description
Quand un logis a rendu tout son suc, la simple prudence conseille de le laisser là... En foi de quoi j’ai donc déménagé, et par caprice. Par force souvent, d’autres fois par hygiène morale. » Trois...Six...Neuf..., véritable petit joyau littéraire, fait le récit de neuf épopées en miniature, celui des neufs déménagements parisiens de l’auteur. Au long de ce texte, on peut lire en filigrane ce qu’a signifié pour la fille de Sido chacun de ces bouleversements : une accession à la sagesse. Trois...Six...Neuf... évoque, entre autres lieux, la rue de Villejust, la rue Jacob, le chalet de Passy, l’appartement des Champs-Elysées... et le dernier havre de Colette : l’appartement du premier étage du 9, rue de Beaujolais. Écrit pendant la guerre, et publié en 1944, Trois…Six…Neuf… ne laisse presque rien transparaître des angoisses éprouvées par Colette (son époux, Maurice Goudeket, est d’origine juive). Juste une pudique confession soulève le voile d’un immense désespoir : Colette la païenne, Colette l’incrédule, se rend parfois à l’église Notre-Dame-des-Victoires - « C’est une église où, comme à la fontaine du village, toutes les soifs vont boire. » La sagesse, cependant, lui conseille d’éviter de se poser certaines questions. La sagesse est de s’atteler à un nouveau texte, d’exhumer quelques bribes du passé et parfois de relever la tête pour contempler un vol d’hirondelles.