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Ma double vie 1

Mémoires de Sarah Bernhardt - Une édition féministe de Claudine Herrmann

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Je m'étais enfuie toute la journée, étendue sur les pavés sous la pluie incessante. Je rentrai à l'hôtel Frascati, glacée, et, durant la nuit, je fis une fièvre violente nécessitant l'intervention du docteur Gilbert. Mme Guérard, appelée par ma camériste affolée, vint me voir, et je restai deux jours sous l'emprise d'une fièvre chaude. Pendant ce temps, les journaux déversaient des torrents d'encre, me condamnant à des accusations infondées. La Comédie envoya un huissier frapper à ma porte, qui affirma qu'après trois coups, personne ne répondit, laissant une copie de son rapport. Cet homme mentait, car il y avait chez moi plusieurs personnes, y compris mon fils et son précepteur. Malgré mes protestations, l'huissier, représentant la Loi, ne me crut pas. La Comédie, selon ses règlements, devait me faire trois sommations, mais cela ne fut pas fait, et un procès s'engagea contre moi, perdu d'avance. Maître Allou, avocat de la Comédie-Française, inventa des histoires malveillantes pour me ridiculiser, s'appuyant sur un dossier impressionnant de mes lettres à Perrin, toutes conservées, même les plus insignifiantes. En revanche, je n'avais gardé aucune de ses lettres.

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Ma double vie 1, Sarah Bernhardt, Claudine Herrmann

Langue
Année de publication
Reliure
(souple),
État du livre
Abîmé
Prix
8,59 €

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Titre
Ma double vie 1
Sous-titre
Mémoires de Sarah Bernhardt - Une édition féministe de Claudine Herrmann
Langue
Français
Éditeur
Des Femmes
Format
souple
ISBN10
2721001825
ISBN13
9782721001825
Séries
Mots clés
Description
Je m'étais enfuie toute la journée, étendue sur les pavés sous la pluie incessante. Je rentrai à l'hôtel Frascati, glacée, et, durant la nuit, je fis une fièvre violente nécessitant l'intervention du docteur Gilbert. Mme Guérard, appelée par ma camériste affolée, vint me voir, et je restai deux jours sous l'emprise d'une fièvre chaude. Pendant ce temps, les journaux déversaient des torrents d'encre, me condamnant à des accusations infondées. La Comédie envoya un huissier frapper à ma porte, qui affirma qu'après trois coups, personne ne répondit, laissant une copie de son rapport. Cet homme mentait, car il y avait chez moi plusieurs personnes, y compris mon fils et son précepteur. Malgré mes protestations, l'huissier, représentant la Loi, ne me crut pas. La Comédie, selon ses règlements, devait me faire trois sommations, mais cela ne fut pas fait, et un procès s'engagea contre moi, perdu d'avance. Maître Allou, avocat de la Comédie-Française, inventa des histoires malveillantes pour me ridiculiser, s'appuyant sur un dossier impressionnant de mes lettres à Perrin, toutes conservées, même les plus insignifiantes. En revanche, je n'avais gardé aucune de ses lettres.