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Jean Hugo

    Le Regard de la mémoire
    La Saulsaye
    • La Saulsaye

      Souffrir non souffrir

      1547: Maurice Scève publie Saulsay - Églogue de la vie solitaire : dialogue entre un amateur de la vie urbaine et un de la vie solitaire, dans un paysage d'arbres et en particulier de saules. 1970: Jean Hugo, lui-même retiré en son mas de Fourques, prépare une réédition de cet ouvrage et se rend à La Saussaie, à la confluence du Rhône et de la Saône. La zone est déjà fortement urbanisée, mais restent quelques saules le long de la rivière dont il fait six lavis restés à ce jour inédits. Il est probable que ce soit le peintre qui ait choisi ce livre de Maurice Scève pour l'illustrer. 2023: Fabienne Schwartz relit et reprend le poème à sa guise et avec la généreuse complicité de Léopoldine Hugo et de sa famille, l'accompagne de ces lavis. Philerme, retiré dans sa saulaie, de sa souffrance d'amant fait un « non souffrir », s'effaçant dans « son paysage de bois, de roche et d'eau », laissant ainsi intacte « la lumière qui enveloppe le vivant »;

      La Saulsaye
    • Le Regard de la mémoire

      • 592pages
      • 21 heures de lecture

      Ce demi-siècle qu'il restitue presque au jour le jour, c'est d'abord une période de notre histoire contemporaine qui ne peut être comprise qu'entre ces deux butoirs : 14-18 et 39-45. Double faillite des illusions et des espérances. L'entre-deux n'en a que plus de prix. (...) Le temps qui s'ouvre est celui des années dites "folles" et les compagnons de cette théâtrale rentrée en scène de l'art s'appelleront Radiguet, Cocteau, Picasso, Auric, Satie, Cendrars, Dullin, Jouvet, Proust, Colette, Maritain, Max Jacob. Autant de figures, autant de portraits. Le livre en abonde. (...) Les personnages n'y sont pas de cire, mais de chair, de mouvements et de gestes. Là encore, pour les saisir au vol, l'extraordinaire coup de pinceau du peintre.

      Le Regard de la mémoire