Bookbot

Jean-Jacques: Histoire d'une conscience

En savoir plus sur le livre

La vie de Jean-Jacques Rousseau est d'une matière romanesque extraordinaire, débutant comme un roman de Dostoïevski et se terminant comme un de Kafka. Fils de Genève, il est humilié dès son enfance, contraint de "ramper" et de multiplier les métiers, souvent avec peu de succès : graveur, laquais, maître à chanter, précepteur, musicien, polygraphe. À travers ses aventures, échecs et hontes, il se cherche jusqu'en 1749, année où, après avoir lu un sujet du Mercure de France, il "voit un autre univers et devient un autre homme". Il ressent une délivrance miraculeuse, où toutes ses souffrances s'effacent devant la prise de conscience de sa propre valeur. Ce qui avait été semé en lui depuis l'enfance émerge enfin. Dans les dix années suivantes, Rousseau tente de se réformer, peinant à devenir le Diogène de son temps. Il vend sa montre et vit en copiste de musique, mais reste attaché aux grands. Sa vie à l'Ermitage et chez les Luxembourg est confuse, mais il compose son œuvre contre le courant, redéfinissant l'homme. En 1762, la publication de l'Émile et du Contrat social déclenche ses malheurs, le poussant à fuir la France pour la Suisse et l'Angleterre, tout en se sentant constamment surveillé. Jean Guéhenno ne cherche pas à écrire un Rousseau, mais un Jean-Jacques, touché par une tendresse ironique que ses contemporains lui ont souvent témoignée.

Édition

Achat du livre

Jean-Jacques: Histoire d'une conscience, Jean Guéhenno

Langue
Année de publication
Reliure
(souple),
État du livre
Bon
Prix
8,99 €

Modes de paiement

Personne n'a encore évalué .Évaluer

Titre
Jean-Jacques: Histoire d'une conscience
Langue
Français
Éditeur
Gallimard
Format
souple
Pages
436
ISBN10
2070230015
ISBN13
9782070230013
Séries
Description
La vie de Jean-Jacques Rousseau est d'une matière romanesque extraordinaire, débutant comme un roman de Dostoïevski et se terminant comme un de Kafka. Fils de Genève, il est humilié dès son enfance, contraint de "ramper" et de multiplier les métiers, souvent avec peu de succès : graveur, laquais, maître à chanter, précepteur, musicien, polygraphe. À travers ses aventures, échecs et hontes, il se cherche jusqu'en 1749, année où, après avoir lu un sujet du Mercure de France, il "voit un autre univers et devient un autre homme". Il ressent une délivrance miraculeuse, où toutes ses souffrances s'effacent devant la prise de conscience de sa propre valeur. Ce qui avait été semé en lui depuis l'enfance émerge enfin. Dans les dix années suivantes, Rousseau tente de se réformer, peinant à devenir le Diogène de son temps. Il vend sa montre et vit en copiste de musique, mais reste attaché aux grands. Sa vie à l'Ermitage et chez les Luxembourg est confuse, mais il compose son œuvre contre le courant, redéfinissant l'homme. En 1762, la publication de l'Émile et du Contrat social déclenche ses malheurs, le poussant à fuir la France pour la Suisse et l'Angleterre, tout en se sentant constamment surveillé. Jean Guéhenno ne cherche pas à écrire un Rousseau, mais un Jean-Jacques, touché par une tendresse ironique que ses contemporains lui ont souvent témoignée.