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François Ricard

    4 juin 1947 – 17 février 2022
    Agnes's Final Afternoon
    La lenteur
    L'ignorance
    Risibles amours
    L´insoutenable légereté de l´etre
    L'immortalité
    • L'immortalité

      • 533pages
      • 19 heures de lecture

      Première partie : Le visage. Deuxième partie : L'immortalité. Troisième partie : La lutte : Les soeurs. Les lunettes noires. Le corps. L'addition et la soustraction. La femme plus âgée, l'homme plus jeune. Le onzième commandement. L'imagologie. Le brillant allié de ses fossoyeurs. L'âne intégral. La chatte. Le geste de protestation contre les atteintes aux droits de l'homme. Être absolument moderne. Être victime de sa gloire. La lutte. Le professeur Avenarius. Le corps. Le geste du désir d'immortalité. L'ambiguïté. La voyante. Le suicide. Les lunettes noires. Quatrième partie : Homo sentimentalis. Cinquième partie : Le hasard. Sixième partie : Le cadran. Septième partie : La célébration.

      L'immortalité
      4,2
    • Tomas et Teresa sont les deux pôles du roman. Faut-il choisir de porter le poids du passé sur ses épaules, comme Teresa qui ne peut se passer de la Tchécoslovaquie, qu'elle a pourtant fuie après le Printemps de Prague, de même qu'elle ne peut vivre sans Tomas, ce mari qu'elle chérit d'un amour jaloux et, par là, à jamais insatisfait ? Ou bien faut-il préférer à cette pesanteur la légèreté de l'être qui caractérise Tomas et Sabina, la maîtresse amie qui seule peut comprendre le médecin séducteur explorant les femmes comme s'il disséquait des objets d'étude au scalpel ? Ne sachant quelle orientation est la plus supportable, le roman offre tour à tour le regard des différents personnages. Même le chien Karénine a droit au chapitre. Mais ce ballet incertain teinté d'irréalité apparaît vite comme une interrogation dialectique qui oscille entre réflexion et délire poétique pour aboutir à la conclusion que la pesanteur et la légèreté, pareillement insoutenables, ne procèdent jamais d'une décision véritable. --Sana Tang-Léopold Wauters

      L´insoutenable légereté de l´etre
      4,1
    • Je sais que tu as toujours été un type droit et que tu en es fier. Mais pose- toi une question : Pourquoi dire la vérité ? Qu'est-ce qui nous y oblige ? Et pourquoi faut-il considérer la sincérité comme une vertu ? Suppose que tu rencontres un fou qui affirme qu'il est un poisson et que nous sommes tous des poissons. Vas-tu te disputer avec lui ? Vas-tu te déshabiller devant lui pour lui montrer que tu n'as pas de nageoires ? Vas-tu lui dire en face ce que tu penses ? Eh bien, dis-moi ! Son frere se taisait, et Edouard poursuivit : Si tu ne lui disais que la vérité, que ce que tu penses vraiment de lui, ça voudrait dire que tu consens a avoir une discussion sérieuse avec un fou et que tu es toi-meme fou. C'est exactement la meme chose avec le monde qui nous entoure. Si tu t'obstinais a lui dire la vérité en face, ça voudrait dire que tu le prends au sérieux. Et prendre au sérieux quelque chose d'aussi peu sérieux, c'est perdre soi-meme tout son sérieux. Moi, je dois mentir pour ne pas prendre au sérieux des fous et ne pas devenir moi-meme fou.

      Risibles amours
      3,9
    • Selon les propos de l'auteur lui-même, L'Ignorance n'est ni un roman politique, ni un texte autobiographique - même si le roman commence par la rencontre, dans un aéroport, de deux " dissidents " de l'Est réfugiés en Europe de l'Ouest, qui retournent pour quelques jours dans leur pays d'origine. L'ignorance, ici, ne fait pas allusion aux lacunes de la connaissance, mais précisément aux côtés inconnus de la nature humaine, qui ne se révèlent pas dans la fadeur du quotidien, cachés qu'ils sont derrière le " rideau de la normalité ", mais qui surgissent au grand jour dans des situations historiques exceptionnelles - comme la période de la Terreur sous la Révolution française. À partir de cette notion d'ignorance comme lacune existentielle, Milan Kundera s'interroge sur la mémoire, et surtout sur l'oubli, qui à ses yeux prend le pas sur le travail de la mémoire : " De quoi je me souviens? De très peu de choses. Et l'autre ne se souvient pas des mêmes choses. C'est donc une non-rencontre, mais qui est voilée par l'émotion. Mais, dès que la situation subit une vraie analyse, vous vous rendez compte de la présence de l'oubli."

      L'ignorance
      3,9
    • La lenteur

      • 196pages
      • 7 heures de lecture

      " " Un roman ?" demande-t-elle angoissée. J'incline la tête. " Tu m'as souvent dit vouloir écrire un jour un roman où aucun mot ne serait sérieux. Une Grande Bêtise Pour Ton Plaisir. J'ai peur que le moment ne soit venu. Je veux seulement te prévenir : fais attention. " J'incline la tête encore plus bas. " Te rappelles-tu ce que te disait ta maman ? J'entends sa voix comme si c'était hier : Milanku, cesse de faire des plaisanteries. Personne ne te comprendra. Tu offenseras tout le monde et tout le monde finira par te détester. Te rappelles-tu ? - Oui, dis-je. - Je te préviens. Le sérieux te protégeait. Le manque de sérieux te laissera nu devant les loups. Et tu sais qu'ils t'attendent, les loups. " Après cette terrible prophétie, elle s'est rendormie. "

      La lenteur
      3,7
    • A model of clarity, grace, and intelligence, François Ricard's book joins the great French tradition of the literary essay as a meditation on the writing of Milan Kundera. Agnès's Final Afternoon imitates the protagonist of Kundera's novel Immortality on the last afternoon of her life. Like all readers of fiction, Agnès steps out of her car -- out of the world of planned routes, responsibilities, and social self -- and gives herself up to the discovery of a new landscape, an experience that will transform her. François Ricard's essay enters into the writings of Milan Kundera in much the same way. The landscape he explores includes a chain of ten novels, composed between 1959 and 1999, and two books containing one of the most lucid reflections on the novel. From The Joke to Ignorance, Ricard uncovers the richness of theme and character in the novels, their structural composition, polyphony of voices, and innovations of form and subject matter that stretch the boundaries of the novel to a breaking point. Readers need not be familiar with all of Milan Kundera's oeuvre to appreciate this unusual and original book. Agnès's Final Afternoon will inspire a sense of wonder and lead you to appreciate the beauty and profundity of Kundera's art.

      Agnes's Final Afternoon
      3,7
    • This highly original book imitates the protagonist, Agnès, of Kundera's novel Immortality. Like all readers of fiction, when Agnès steps out of the car, she steps out of the world of planned routes, responsibilities, and social self, and gives herself up to the discovery of a new landscape, an experience that will transform her. François Ricard's beautiful essay enters into the writings of Milan Kundera in much the same way. The landscape he explores in Agnès's Final Afternoon includes a chain of ten novels, composed between 1959 and 1999; he takes us through the themes and characters of the novels, their structural composition, and innovations of form and content that stretch the boundaries of the novel to breaking point.François Ricard is a Professor of French Literature at McGill University. He has been writing about the work of Milan Kundera for fifteen years.

      Agnès's final afternoon : an essay on the work of Milan Kundera
    • Znamenitá a úspěšná dramatizace Diderotova Jakuba Fatalisty, hravá i krutá studie proměn lidského osudu v neprohlédnutelném světě, je jediný autorův dramatický text patřící k dílům, která „má bez výhrad rád a chce vydávat“.

      Jakub a jeho pán. Pocta Denisi Diderotovi.
      4,1