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Philippe Berthier

    Bibliothèque de la Pléiade - 2: Œuvres
    Bibliothèque de la Pléiade: Le Grand Meaulnes
    Le Père Goriot
    Eugénie Grandet
    • Eugénie Grandet

      • 251pages
      • 9 heures de lecture

      Dans la ville de Saumur vit modestement la famille Grandet : le père ex-tonnelier devenu richissime après de fructueuses spéculations, son épouse, sa fille Eugénie et Nanon la servante. Ces trois femmes vivent sous la terrible coupe du chef de famille, avaricieux maladif. Dans la ville, les beaux partis se disputent l'hypothétique main d'Eugénie dans l'espoir d'épouser la fortune. Mais le cousin d'Eugénie, un dandy parisien, débarque un soir, porteur d'une missive pour son oncle. Sans le savoir, il apporte la nouvelle du suicide de son père ruiné, demandant à son frère de s'occuper de son fils pour l'aider à partir faire fortune aux Indes. L’avaricieux vieillard va se heurter à la candeur et à la générosité d'Eugénie. Balzac a peint crûment, sans concession, les mœurs d'une époque qui n'est finalement pas si éloignée de la nôtre.

      Eugénie Grandet
      3,7
    • Le Père Goriot

      • 443pages
      • 16 heures de lecture

      " J'ai trouvé une idée merveilleuse. je serai un homme de génie ", s'exclame Balzac au moment où il écrit Le Père Goriot. Il venait d'imaginer La Comédie humaine, ce cycle romanesque dans lequel les mêmes personnages réapparaissent d'un roman à l'autre. Il venait de créer un monde, le monde balzacien. Les plus beaux romans, dit André Maurois, sont des romans d'apprentissage. Les illusions de la jeunesse s'y heurtent au monde féroce et pourtant plein de délices. L'amour devient coquetterie, la vertu s'achète, l'argent ruine tout. Seule la passion balzacienne, ici l'amour paternel, résiste, dévorante et implacable. Le Père Goriot est la clef de voûte d'une œuvre géniale.

      Le Père Goriot
      3,7
    • Bibliothèque de la Pléiade: Le Grand Meaulnes

      Suivi de choix de lettres, de documents et d'esquisses

      • 640pages
      • 23 heures de lecture

      En 1913, Rachilde percevait derrière les pages du Grand Meaulnes une "fée qui vous guette" pour offrir "le don d'enfance". Cette poétisation du réel, qui reste l'un des charmes du roman, a aussi ouvert la voie à un malentendu durable. Peu de romans ont une renommée comparable, et la mort d'Alain-Fournier en 1914 a contribué à faire de lui un jeune homme irrévocable, rendant l'ouvrage unique. Pourtant, beaucoup le lisent superficiellement, prenant pour un texte peu construit ce qui est en réalité un concerto en trois mouvements, une sombre histoire de déception et de désenchantement. Yvonne de Galais évoque la Mélisande de Maeterlinck et Debussy, étant "pas d'ici", tandis qu'Augustin Meaulnes, tel un aérolithe, chamboule tout avant de disparaître, laissant son ami Seurel imaginer ses nouvelles aventures. La simplicité apparente du livre cache une richesse littéraire secrète, allant des récits du Graal à Nerval et Pelléas. Bien que Fournier tente de dissimuler la violence latente chez Meaulnes, celle-ci affleure, tout comme des pulsions sexuelles complexes. Un chapitre finalement retranché et des lettres rassemblées après le roman éclairent la genèse de l'ouvrage, révélant une passion impossible pour Yvonne de Quiévrecourt, rencontrée en 1905, et tissant ensemble un rêve amoureux et une expérience d'écriture unique.

      Bibliothèque de la Pléiade: Le Grand Meaulnes