Nous ne sommes pas remplaçables. L'État de droit n'est rien sans l'irremplaçabilité des individus. L'individu, si décrié, s'est souvent vu défini comme le responsable de l'atomisation de la chose publique, comme le contempteur des valeurs et des principes de l'État de droit. Pourtant, la démocratie n'est rien sans le maintien des sujets libres, rien sans l'engagement des individus, sans leur détermination à protéger sa durabilité. Ce n'est pas la normalisation - ni les individus piégés par elle - qui protège la démocratie. La protéger, en avoir déjà le désir et l'exigence, suppose que la notion d'individuation - et non d'individualisme - soit réinvestie par les individus. "Avoir le souci de l'État de droit, comme l'on a le souci de soi", est un enjeu tout aussi philosophique que politique. Dans un monde social où la passion pour le pouvoir prévaut comme s'il était l'autre nom du Réel, le défi d'une consolidation démocratique nous invite à dépasser la religion continuée qu'il demeure. Après Les pathologies de la démocratie et La fin du courage, Cynthia Fleury poursuit sa réflexion sur l'irremplaçabilité de l'individu dans la régulation démocratique. Au croisement de la psychanalyse et de la philosophie politique, Les irremplaçables est un texte remarquable et plus que jamais nécessaire pour nous aider à penser les dysfonctionnements de la psyché individuelle et collective.
Cynthia Fleury Livres




Cahiers de la Torpille - 1: Faut-il être colonialiste?
- 124pages
- 5 heures de lecture
Die Klinik der Würde
Eine Streitschrift gegen die neue Würdelosigkeit in unserer Gesellschaft
- 150pages
- 6 heures de lecture
Hier liegt Bitterkeit begraben
Über Ressentiments und ihre Heilung | »Das Buch der Stunde.« DIE ZEIT
- 316pages
- 12 heures de lecture
»Ressentiments sind die gefährlichste Krankheit für die Demokratie.« Diese Aussage beleuchtet ein zentrales Problem der politischen Philosophie und Psychoanalyse: die dumpfe Unzufriedenheit und Bitterkeit, die als Ressentiment bezeichnet wird. Cynthia Fleury untersucht in ihrem gefeierten Werk die Ursprünge und das Wesen des Ressentiments und fragt, wie wir dessen bedrohliche Impulse in unseren Demokratien eindämmen und heilen können. Sie greift auf die Überlegungen von Denkern wie Nietzsche, Scheler, Freud, Adorno und Fanon zurück und entwickelt eine klinische Perspektive: Das Ziel einer Therapie besteht nicht nur in Erkenntnis, sondern auch darin, durch das eigene Leiden wieder handlungsfähig zu werden. Auf kollektiver Ebene wird das Verhältnis von Psyche und Politik beleuchtet, insbesondere in einer globalisierten Welt, in der Ressentiments verstärkt auftreten. Der demokratische Rechtsstaat wird als mehr als nur ein institutionelles Verfahren betrachtet; er ist auch eine notwendige Form der »Fürsorge«, um zu verhindern, dass Bürger in Ressentiments abgleiten. Diese Untersuchung an der Schnittstelle von Philosophie, Psychoanalyse und Politik bietet faszinierende Einsichten in die Herausforderungen der Demokratie.