Colección Andanzas - 9: Luna llena
- 160pages
- 6 heures de lecture
Aki Shimazaki signe ses œuvres en français, langue qu'elle a apprise et adoptée plus tard dans sa vie. Ses récits explorent avec une grande finesse le poids des secrets et leur influence complexe sur les individus et les familles. Avec une voix singulière, elle plonge dans les méandres de la mémoire, de l'identité et des liens humains. Son approche littéraire offre une analyse nuancée de la manière dont le passé façonne le présent.






Mitsuo Kawano, jeune trentenaire, est étonné quand il croise par hasard Gorô Kida, un ancien camarade de classe devenu le président d'une importante compagnie. Il est encore plus surpris lorsque celui-ci l'invite dans un club très sélect où travaille une autre ancienne amie d'école, la belle et mystérieuse Mitsuko, devenue entraîneuse. Mitsuo mène une carrière de rédacteur pour une publication culturelle en attendant de fonder sa propre revue d'histoire. En dépit d'un certain détachement sexuel, il s'entend bien avec Atsuko, la mère de ses deux enfants. Il se contente de fréquenter les salons érotiques pour combler ses besoins. Mais ces retrouvailles fortuites ravivent en lui les rêves et les désirs de jeunesse. Avec sa prose intimiste et précise, Aki Shimazaki explore cette fois ce que l'on devine derrière la paroi trop lisse des apparences.
À la saison des lucioles, lorsqu'elle rend visite à sa grand-mère, Tsubaki découvre bientôt le secret qui ronge la vie de celle-ci depuis cinquante ans, incapable qu'elle fut de le révéler à son mari. Étudiante en archéologie, Tsubaki apprend à travers cette confession les lois cruelles de la vie : l'innocence et la naïveté des jeunes filles sont souvent abusées par les hommes de pouvoir et d'expérience, et leur destinée s'en trouve à jamais bouleversée.
Deux petits enfants de Tokyo, Yukio et Yukiko, scellent un pacte de fidélité en inscrivant leurs noms à l'intérieur d'une palourde, comme un serment d'amour éternel. Devenus adolescents, ils se retrouvent à Nagasaki sans se reconnaître ; les sentiments qui les habitent désormais, qui les troublent profondément, leur seraient-ils interdits ? Aux dernières heures de sa vie, la mère de Yukio cherchera à ouvrir les yeux de son fils en lui remettant ce coquillage sorti du tiroir de l'oubli.
Une survivante de Nagasaki laisse une lettre à sa fille, révélant une histoire d'amour impossible et un drame familial, le tout sous l'ombre d'une tragédie bien plus grande que la guerre ou la bombe atomique.
„Es gibt Grausamkeiten, die man nie vergisst. Für mich waren das weder der Krieg noch die Atombombe.“ In dem Brief, den eine Nagasaki-Überlebende ihrer Tochter hinterlässt, enthüllt sich die Geschichte einer unmöglichen Liebe, ein Familiendrama im Schatten einer noch größeren Tragödie.