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Dorothy Bussy

    24 juillet 1865 – 1 mai 1960

    Dorothy Bussy est principalement célébrée pour ses exquises traductions en anglais de la littérature française, rendant des œuvres majeures accessibles à un public plus large. Au-delà de ses traductions acclamées, elle a écrit une prose originale qui explorait des dynamiques interpersonnelles complexes et des réflexions sur l'identité féminine. Son écriture se distingue par une subtile perspicacité psychologique et un art linguistique raffiné. Les contributions littéraires de Bussy offrent une perspective nuancée sur les relations humaines et la découverte de soi.

    Olivia
    L'immoraliste
    Cahiers André Gide 9
    Cahiers André Gide 11
    • Olivia

      • 112pages
      • 4 heures de lecture

      When Olivia turns sixteen she is sent to a Parisian finishing school to broaden her education. Soon after her arrival, she finds herself falling under the spell of her beautiful and charismatic teacher. But Madamoiselle Julie's life is not as straightforward as Olivia imagines and the school year is destined to end abruptly in tragedy.

      Olivia1983
      3,8
    • Ce volume couvre les quinze dernières années de la Correspondance. C'est le moment où la collaboration littéraire de Gide et de Dorothy Bussy devient le plus intense. Le ton de Gide change. Son exil en Afrique, la disparition de sa femme, peut-être, lui permettent de mieux dire son affection. "Je crois, écrit-il à son amie, que vous vous êtes mal rendu compte, modeste comme vous êtes et comme je vous aime, de ce que vous avez été pour moi - toujours, et de plus en plus." Par un mouvement inverse, Dorothy Bussy paraît se replier sur une résignation nouvelle. "Souhaiter des lettres d'amour de vous, dira-t-elle un jour, oh oui, je l'ai fait follement, et je le fais encore par accès, mais pas profondément, si je puis dire, pas dans cette vie. Est-ce tout ? Est-ce tout ce que j'aurai à dire sur mon lit de mort ? Allons, ce n'est pas si mal - que je ne regrette pas mon amour, ni votre refus de cet amour." Pourtant, certaines lettres montrent qu'elle est toujours susceptible d'être blessée : le vieillissement, qu'elle décrit de façon pathétique, laisse son coeur intact.

      Cahiers André Gide 111981
    • La 4e de couv. indique : "Un matin, j'eus une curieuse rélévation sur moi-même : Moktir, le seul des protégés de ma femme qui ne m'irritât point, était seul avec moi dans ma chambre. Je me tenais debout auprès du feu, les deux coudes sur la cheminée, devant un livre, et je paraissais absorbé, mais pouvais voir se refléter dans la glace les mouvements de l'enfant à qui je tournais le dos. Une curiosité que je ne m'expliquais pas bien me faisait surveiller ses gestes. Moktir ne se savait pas observé et me croyait plongé dans la lecture. Je le vis s'approcher sans bruit d'une table où Marceline avait posé, près d'un ouvrage, une paire de petits ciseaux, s'en emparer furtivement, et d'un coup les engouffrer dans son burnous."

      L'immoraliste1960
      3,5