Dès l'Antiquité, des architectes et urbanistes ont façonné des villes, suscitant des études historiques. L'auteur souligne que des préoccupations urbanistes existaient déjà en Grèce et chez les Étrusques, avec Aristote et d'autres analysant les défis de l'édification des cités. À l'époque hellénistique, de nombreuses villes grecques témoignent d'un souci d'urbanisme. À Rome, Vitruve rédige son De architectura, considéré comme le traité d'urbanisme le plus complet de l'Antiquité classique. L'auteur examine en détail les problématiques de la Rome antique, notamment les services publics, et consacre près de cent pages à l'urbanisme de l'Empire romain, une « évolution monumentale ». L'embellissement de la Ville Éternelle débute sous Auguste, avec des installations somptueuses. La voie publique et ses défis font l'objet de cinq chapitres, suivis d'une étude approfondie de l'habitat, de ses modes d'exploitation et de la législation associée. En conclusion, l'auteur résume les grandes réalisations urbaines de la Rome impériale tout en soulignant ses lacunes. Le livre se termine sur une note mélancolique : après la chute de l'Empire en 476, la ville est progressivement abandonnée. La Ville aux quatorze aqueducs devient dépendante des porteurs d'eau, et avec la conquête byzantine, Rome entre dans une nouvelle ère médiévale, marquant la fin de l'histoire de l'urbanisme romain pour huit siècles.
Léon Homo Ordre des livres (chronologique)
