Les Noces dans la maison
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Bohumil Hrabal s'impose comme l'un des plus grands écrivains tchèques du XXe siècle, célèbre pour son style expressif et très visuel. Sa prose met souvent en scène des "sages fous" – des personnages apparemment simples aux réflexions profondes occasionnelles – qui naviguent les circonstances difficiles avec humour grossier et une détermination à survivre et à profiter de la vie. Les récits de Hrabal explorent les dilemmes politiques et les ambiguïtés morales, employant une technique distinctive de phrases longues, composant parfois une œuvre entière en une seule phrase, ce qui reflète sa narration imaginative.







Depuis plus de quatre-vingt ans, Bohumil Hrabal puise son inspiration dans les cafés et les bars de Prague, de Moravie ou de Bohême. Auteur discret, il n'a cessé d'y récolter une moisson d'anecdotes auxquelles sont venus s'ajouter les récits, cocasses ou improbables, qu'il a glané au gré des multiples métiers que le hasard l'a amené à exercer - clerc de notaire, ouvrier métallurgiste, représentant en articles de droguerie et de mercerie, courtier en assurances, cheminot, figurant de théâtre. De cette longue fréquentation des tavernes et des cafés populaires vient l'ironie dont l'auteur des Millions d'Arlequin et des Palabreurs (Albin Michel) a fait la clef de voûte de son écriture, cette ironie de la vie Pragoise chère à Kafka et Hasek, sans laquelle rien de ce que Hrabal a écrit ne peut se comprendre. De là, également, sont nés les personnages facétieux et bavards, imaginatifs et fanfarons, qui peuplent ses nouvelles. Qu'il s'agisse du boulanger escroqué par un assureur angélique, du tenancier de bistrot alcoolique, du fantasque amateur de discours funèbres ou de l'excentrique oncle Pépine, c'est toujours avec tendresse et humour que Hrabal regarde ses personnages. Une compassion à la fois païenne et paillarde qui semble aimanter son œil et sa plume.
Tendre barbare est un manuel de mauvaise conduite, une lamentation joyeuse, un précis d'apocalypse, l'inventaire d'une réalité alcoolique, une flamboyante tentative de fixer une vision paranoïaque. Ce tombeau pour Vladimir Boudnik joue de toutes les dissonances. Les héros ont la gueule de bois, les espoirs finissent dans la boutique du chiffonnier, mais la catastrophe est jubilatoire car ces soûlographes se révèlent des espions de la beauté.
TOO LOUD A SOLITUDE is a tender and funny story of Hant'a - a man who has lived in a Czech police state - for 35 years, working as compactor of wastepaper and books. In the process of compacting, he has acquired an education so unwitting he can't quite tell which of his thoughts are his own and which come from his books. He has rescued many from jaws of hydraulic press and now his house is filled to the rooftops. Destroyer of the written word, he is also its perpetrator. But when a new automatic press makes his job redundant there's only one thing he can do - go down with his ship. This is an eccentric romp celebrating the indestructability- against censorship, political opression etc - of the written word.
ČB fotografie, úvodní text Bohumil Hrabal, průvodní text anglicky, česky, francouzsky, italsky, německy, španělsky. Výborný stav.
Des années vingt jusqu'aux purges staliniennes, l'irrésistible ascension et la chute d'un garçon de café tchèque devenu richissime, telle est la trame du plus ébouriffant des romans de Hrabal. Enfant bâtard, de petite taille, animé d'une ambition à la mesure de ses complexes, le narrateur raconte ici, avec une candeur et un amoralisme déconcertants, son incroyable trajectoire. Grandeur et décadence, ce destin s'écroulera après le coup d'État communiste, en 1948, où le héros se trouvera dans un camp pour millionnaires déchus!
Lettres écrites en 1989, dans lesquelles l'auteur relate sa tournée dans les universités des Etats-Unis (Ithaca, Détroit, Chicago, Cornnell, Urbano, Ann Arbor, etc.) et les événements angoissants puis heureux qui se déroulent, la même année, en Tchécoslovaquie.
Un coin du passé revit ici par la grâce de l'amour et de la mémoire. La voix de Maryska nous restitue une petite ville de Bohême du début des années vingt et la brasserie voisine, la malterie, le germoir, la cour où l'on grille le malt et où l'on goudronne les tonneaux.C'est aussi l'histoire du couple que forment Maryska et Francin : la jeune femme débordant de santé, fantasque, gloutonne, ne résistant jamais aux cochonnailles et à la bière, aux côtés d'un homme certes amoureux, mais délicat, timoré, soucieux de bienséance...C'est, dans un propos lyrique, cocasse, débridé, une plongée dans l'immédiat des sensations, des odeurs et des bruits.
Une petite gare de Bohême pendant la guerre. Un stagiaire tente de s'ouvrir les veines parchagrin d'amour. L'adjoint du chef de gareprofite d'une garde de nuit pour couvrir detampons les fesses d'une jolie télégraphiste. Mais il y a aussi l'héroïsme, le sacrifice, la résistance.