Émile Zola s'impose comme une figure de proue du naturalisme littéraire, disséquant l'interaction complexe entre l'environnement, l'hérédité et le destin humain. Sa monumentale série, Les Rougon-Macquart, relate méticuleusement les transformations sociales et les conséquences de la Révolution Industrielle à travers le prisme d'une seule famille sur plusieurs générations. La profonde exploration par Zola des questions sociales et de la profondeur psychologique a cimenté son statut de voix puissante de son époque. Ses œuvres durables continuent d'inspirer les artistes et résonnent profondément auprès des lecteurs contemporains.
Germinal est un mois du calendrie républicain, il correspond au début du printemps et donc 224 la renaissance du monde.
Dans cet ouvrage des dossiers culturels des exercices DELF des activités ludiques tr232s variées
Th232mes Antagonisme des classes sociales Pauvreté Richesse Solidarité Révolte Amour
Étienne, un mécanicien des…
Mariée à Camille, un être frêle et maladif, Thérèse mène une vie mortifère. Au contact de Laurent, un homme violent et borné, elle révèle sa vraie nature, à la fois sensuelle et voluptueuse. Les deux amants croient pouvoir assouvir leur passion librement en assassinant l'époux gênant. Mais le remords les gagne et, de crises de nerfs en angoisses insoutenables, ils sombrent dans la folie. " Thérèse et Laurent sont des brutes humaines ", écrit Zola. Anatomiste de l'âme, il étudie leurs désordres et dissèque leurs passions. Appliquant à la littérature des méthodes d'analyse proprement scientifiques, il élabore, quelque temps avant la grande fresque des Rougon-Macquart, une oeuvre magistrale où s'affirment déjà les principes esthétiques du naturalisme. Le dossier de l'édition dévoile la genèse de l'oeuvre et sa réception au moment de sa parution. Dans de larges extraits, il offre quelques-unes des adaptations théâtrales du roman (par Zola lui-même, en 1873, et par Philippe Faure, en 1992).
Fin novembre 1897. Sur l'île du Diable, le capitaine Dreyfus purge sa peine. Condamné, depuis trois ans déjà, pour haute trahison au terme d'une parodie de procès. Jusqu'ici, Zola a préféré se taire. Depuis peu, pourtant, il est convaincu de l'innocence de Dreyfus. Et perçoit la portée morale d'une affaire dont il fera désormais " son affaire ". " Dreyfus est innocent, je le jure. J'y engage ma vie, j'y engage mon honneur... Et par tout ce que j'ai conquis, par le nom que je me suis fait, par mes œuvres qui ont aidé à l'expansion des lettres françaises, je jure que Dreyfus est innocent. Que tout cela croule, que mes œuvres périssent si Dreyfus n'est pas innocent ! Il est innocent. " Le 13 janvier 1898, un cri de révolte s'affiche à la une du journal L'Aurore : " J'accuse !... " Un cri qui fera de Zola " un moment de la conscience humaine... ".
L'idée de Paris est venue à Zola en septembre 1892. Le contexte anarchiste des années 1892-1894 avec leurs attentats, mais aussi la révélation du Scandale de Panamá, qui met en cause une part du monde politique républicain et la sphère financière, inspirent l'écrivain. Pierre Froment est donc toujours le personnage principal. Ayant perdu toute foi, il décide de se consacrer à la charité envers les plus pauvres, sans succès. Il s'oppose à son frère chimiste et anarchiste, concepteur d'un nouvel explosif surpuissant, qui veut changer le monde par l'usage de la terreur et de la violence. Le héros comprend alors la nécessité d'un renouvellement organisationnel de la société pour combattre la misère. Zola brosse aussi le tableau du Paris de l'argent, de la politique et du plaisir, en opposition à l'extrême pauvreté qui pousse à l'anarchie.
De retour de la bataille de Solférino, le Provençal Jean Macquart s'est installé dans un village de la Beauce où il est devenu le valet du fermier Hourdequin. Mais quoiqu'il s'éprenne bientôt de Françoise, la nièce du vieux père Fouan, Jean reste ici un étranger à la communauté villageoise : car le vrai drame qui va se jouer est celui de la terre que Louis Fouan a décidé de partager entre ses trois enfants. Qu'il s'agisse en effet de la terre ou de la sexualité, c'est le désir de possession brutale qui est au cœur de ce quinzième roman des Rougon Macquart. Mais ce que souhaite surtout Zola, lorsqu'il fait paraître son livre en 1887, c'est brosser aussi complètement que possible un tableau de la campagne et de la paysannerie, décrite comme une sorte d'humanité primitive. Et parce qu'il n'écarte pas les formes les plus vives ni les plus frustes de cette vitalité élémentaire, son roman a heurté la critique. Mais le public ne l'a pas écoutée et, à la mort de l'écrivain, La Terre demeurait l'un de ses romans les plus lus.
L'action se situe en Normandie, dans une petite ville portuaire appelee Bonneville. L'heroine, Pauline Quenu, fille de Lisa Macquart et du charcutier Quenu (voir Le Ventre de Paris), orpheline a l'age de dix ans, est confiee a des cousins de son pere, les Chanteau. M. et Mme Chanteau ainsi que leur fils Lazare se voir confier la fortune de Pauline; ils sont attendris par Pauline et veulent au depart ne pas dilapider sa fortune. Apres avoir ete assez ambitieuse pour son mari, Mme Chanteau est tres ambitieuse pour son fils qui, lui, s'interesse uniquement a la musique, a son grand regret. Les Chanteau se sont associes avec Davoine pour se procurer de l'argent, mais cette association apparait des le debut comme un echec, meme s'il y a quelquefois une petite amelioration. Pauline est tres appreciee par la famille, surtout par Lazare...
Verlaine aimait ce livre : "Votre chef-d'œuvre m'a fait frémir et vibrer de douleur saine et d'absolue admiration." Douleur devant la souffrance des sans-grade envoyés à la boucherie sans ordre et sans munition, au hasard des routes, douleur devant la pauvreté qui engendra cette guerre de 70 qui elle-même engendra la Commune. Mais aussi admiration devant les scènes épiques, la mort du lieutenant Rochas enveloppé dans le drapeau comme dans un linceul, la charge héroïque de la division Margueritte, l'ultime combat à la baïonnette, sous la Commune, entre le paysan Jean Macquart et Maurice le Parisien révolté. Dans cet avant-dernier roman des Rougon-Macquart résonne l'écroulement d'une dynastie et l'effondrement d'une époque. Zola voulait nous prévenir : " Une débâcle, cela suffit. "
Un mécanicien de locomotive, tourmenté par une lourde hérédité, et qui ne s'entend vraiment qu'avec sa machine... Une femme qui semble née pour faire le malheur de tous les hommes qui l'approchent... Un juge pétri de préjugés, prêt à renier la justice au profit de l'intérêt social ou politique... Tels sont les personnages de ce drame, un des plus sombres qu'ait imaginés le romancier des Rougon-Macquart. Vivante et précise comme un reportage, puissante comme une épopée, son évocation du monde des chemins de fer au moment de leur âge d'or va de pair avec la vision d'une humanité en proie à ses démons héréditaires et sociaux - l'alcoolisme, la misère - et chez qui la jalousie et la convoitise charnelle portent le meurtre comme la nuée porte l'orage. Chez Zola, les choses surgissent égales dans leur réalité et se reflètent, élargies, jamais déformées, répugnantes ou sédui- santes, laides ou belles indifféremment, dans ce miroir de vérité, grossissant, mais toujours fidèle et probe, que l'écrivain porte en lui.Maupassant, Choses et autres. Préface, commentaires et notes de Gisèle Séginger.