Nous sommes à Lyon, sur les pentes de la Croix-Rousse. Lucie travaille comme strip-teaseuse. Elle rencontre un mauvais garçon, Victor, qui la manipule avec une habileté perverse et lorsque deux de ses collègues de travail sont découvertes sauvagement assassinées, elle se retrouve à mener l’enquête. Virginie Despentes signe ici son unique polar, et place le lecteur dans la position d’un client de peep-show : les personnages exhibent autre chose que ce qu’ils sont, ne se parlent que séparés par des vitres, les rideaux tombent toujours trop tôt, et ce qu’on finit par découvrir en loge n’a rien à voir avec ce qui se donne en spectacle. Quand les poupées prennent la parole et se démaquillent, elles ne ressemblent pas tout à fait à ce qu’on croyait savoir d’elles.
Kerstin Krolak Livres


Bruno, un écrivain raté et parasite, vit chez une amie à Barbès, tandis qu'Alice, une "business woman" stressée, est obsédée par l'argent et le luxe. Entre eux se trouve Nancy, une collégienne de treize ans, en pleine rébellion, qui découvre que Bruno est son père, jusqu'alors caché par sa mère. Cette révélation est un choc pour elle et pour lui, qui doivent se rencontrer à un moment délicat de leur vie. L'histoire, drolatique et ancrée dans la réalité, ne suit pas une structure classique avec un début et une fin, mais présente plutôt une tranche de vie tragi-comique. Virginie Despentes, connue pour ses provocations, utilise un langage cru et direct, appelant les choses par leur nom. À travers cette narration, elle critique une société qui néglige l'essentiel : les relations humaines. Le récit explore les dynamiques familiales et les défis de la jeunesse, tout en offrant une réflexion sur les aspirations et les échecs des personnages. La tension entre les différentes personnalités et leurs aspirations crée un tableau vivant de la complexité des relations interpersonnelles. L'œuvre est à la fois acerbe et touchante, révélant les luttes intérieures de chacun face aux attentes de la société.