Martine Marie Muller Livres






Les ronces de fer
- 506pages
- 18 heures de lecture
Un immense mur de barbelés entourant des baraquements déchire l'horizon de ce bout de lande béarnaise, au pied des Pyrénées, non loin du village de Gurs. Un camp où s'entassent tous les vaincus de l'Europe, combattants anti-franquistes, réfugiés antinazis, juifs ou apatrides. C'est là, trois ans plus tôt, en 1936, que les destins d'Emma Cazes et de Raphaël de Soto se sont croisés. Elle fuyait l'enfer familial ; il partait pour l'Espagne. Raphaël peut-il rester indifférent quand on se bat à Teruel, à Saragosse ou à Madrid ? Emma peut-elle oublier cette humanité en loques parquée aux portes de son village ? Leur seule certitude, c'est qu'ils se sont aimés au premier regard, leur seule volonté, c'est le désir de se battre. Mais ils ignorent quand et comment les hasards de la guerre décideront de leur sort : les réunir ou les séparer à jamais.
Les cèdres du roi
- 245pages
- 9 heures de lecture
Un roman original, une tragédie personnelle – comment un innocent devient bourreau, puis bourreau de lui-même. À la très célèbre Aliénor d'Aquitaine, on a consacré bien des livres. Celui-ci, si Aliénor en est la figure centrale, raconte bien autre chose que les amours et les caprices de la duchesse d'Aquitaine, reine de France puis d'Angleterre. Il s'agit d'une tragédie dont le véritable héros fut Louis VII, le premier époux d'Aliénor. Il était mieux fait pour être moine que roi, et il avait l'austérité des Francs; elle avait la beauté, la grâce, l'intelligence des filles du Midi, terre de troubadours. Tout les opposait; elle était ardente, il était gelé. Pour complaire à sa reine, il se lança dans de brèves campagnes contre des vassaux indociles, à Poitiers et Toulouse, puis contre le puissant comte de Champagne. Et c'est là qu'il rencontra la tragédie...Devant Vitry-en-Perthois qu'il assiégeait, il acquiesça à la destruction totale de la 1500 hommes, femmes, enfants furent brûlés vifs dans l'église. C'était en 1142. Ce crime, ce roi très chrétien ne se le pardonna jamais. C'est pour le réparer qu'il prit la tête de la Deuxième Croisade (1147-1149), qui fut un échec. C'est pour que le souvenir en fût gardé qu'il planta lui-même des cèdres rapportés de Terre sainte sur l'emplacement de Vitry (que l'on n'appelait plus que Vitry-le-Brûlé) – ils y sont toujours.