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Linda Asher

    L' identité
    Le chien jaune
    L'ignorance
    Le rideau : essai en sept parties
    L'art du roman - essai
    Les testaments trahis
    • La fête de l'insignifiance

      • 141pages
      • 5 heures de lecture

      Jeter une lumiere sur les problemes les plus sérieux et en meme temps ne pas prononcer une seule phrase sérieuse, etre fasciné par la réalité du monde contemporain et en meme temps éviter tout réalisme, voila La fete de l'insignifiance. Celui qui connaît les livres précédents de Kundera sait que l'envie d'incorporer dans un roman une part de «non…

      La fête de l'insignifiance2015
      3,5
    • Le chien jaune

      • 190pages
      • 7 heures de lecture

      Vendredi 7 novembre. Concarneau est désert. L'horloge lumineuse de la vieille ville, qu'on aperçoit au-dessus des remparts, marque onze heures moins cinq.C'est le plein de la marée et une tempête du sud-ouest fait s'entrechoquer les barques dans le port. Le vent s'engouffre dans les rues, où l'on voit parfois des bouts de papier filer à toute allure au ras du sol.Quai de l'Aiguillon, il n'y a pas une lumière. Tout est fermé. Tout le monde dort. Seules les trois fenêtres de l'hôtel de l'Amiral, à l'angle de la place et du quai, sont encore éclairées...

      Le chien jaune2014
      3,8
    • Le rideau : essai en sept parties

      • 204pages
      • 8 heures de lecture

      " Un rideau magique, tissé de légendes, était suspendu devant le monde. Cervantes envoya don Quichotte en voyage et déchira le rideau. Le monde s'ouvrit devant le chevalier errant dans toute la nudité comique de sa prose... C'est en déchirant le rideau de la préinterprétation que Cervantes a mis en route cet art nouveau ; son geste destructeur se reflète et se prolonge dans chaque roman digne de ce nom ; c'est le signe d'identité de l'art du roman. "

      Le rideau : essai en sept parties2006
      4,0
    • Selon les propos de l'auteur lui-même, L'Ignorance n'est ni un roman politique, ni un texte autobiographique - même si le roman commence par la rencontre, dans un aéroport, de deux " dissidents " de l'Est réfugiés en Europe de l'Ouest, qui retournent pour quelques jours dans leur pays d'origine. L'ignorance, ici, ne fait pas allusion aux lacunes de la connaissance, mais précisément aux côtés inconnus de la nature humaine, qui ne se révèlent pas dans la fadeur du quotidien, cachés qu'ils sont derrière le " rideau de la normalité ", mais qui surgissent au grand jour dans des situations historiques exceptionnelles - comme la période de la Terreur sous la Révolution française. À partir de cette notion d'ignorance comme lacune existentielle, Milan Kundera s'interroge sur la mémoire, et surtout sur l'oubli, qui à ses yeux prend le pas sur le travail de la mémoire : " De quoi je me souviens? De très peu de choses. Et l'autre ne se souvient pas des mêmes choses. C'est donc une non-rencontre, mais qui est voilée par l'émotion. Mais, dès que la situation subit une vraie analyse, vous vous rendez compte de la présence de l'oubli."

      L'ignorance2002
      3,9
    • Grinçant, ironique et cruel, ce récit de la vie d'un couple permet à l'écrivain de transformer une histoire somme toute banale, en un fait de société dont le titre fournit un écho. Véritable crise concernant la place que chacun tient par rapport à l'autre. [SDM]

      L' identité1998
      3,8
    • Les testaments trahis

      • 324pages
      • 12 heures de lecture

      Cet essai est écrit comme un roman : au fil de neuf parties indépendantes, les mêmes personnages passent et se croisent : Stravinski et Kafka avec leurs curieux amis, Ansermet et Brod ; Hemingway avec son biographe ; Janacek avec sa petite nation ; Rabelais avec ses héritiers : les grands romanciers. Car l'art du roman est le héros principal du livre : l'esprit de l'humour dont il est né ; sa mystérieuse parenté avec la musique ; son histoire qui se déroule (comme celle de la musique) en trois temps ; l'esthétique de son troisième temps (le roman moderne) ; sa sagesse existentielle. C'est sous l'éclairage de cette « sagesse du roman » que le livre examine les grandes situations de notre ère : les procès moraux intentés contre l'art du siècle, de Céline à Maïakovski ; le temps qui passe et rend incertaine l'identité du « moi » présent avec ce même « moi » d'hier ; le souvenir comme forme de l'oubli ; la pudeur comme notion essentielle d'une époque fondée sur l'individu ; l'indiscrétion qui, devenue habitude et règle, annonce le crépuscule de l'individualisme ; la force mystérieuse de la volonté d'un mort ; les testaments ; les testaments trahis (de l'Europe, de l'art, de l'art du roman, des artistes).

      Les testaments trahis1996
      4,1
    • (...) L'homme au casque, avec sa drôle d'intonation, répète : " je viens de vivre une nuit tout à fait merveilleuse ". Le chevalier hoche la tête comme s'il disait oui, je te comprends, ami. Qui d'autre pourrait te comprendre ? Et puis, il y pense : ayant promis d'être discret, il ne pourra jamais dire à personne ce qu'il a vécu. Mais une indiscrétion après deux cents ans est-elle encore une indiscrétion ? Il lui semble que le Dieu des libertins lui a envoyé cet homme pour qu'il puisse lui parler : pour qu'il puisse être indiscret en tenant en même temps sa promesse de discrétion; pour qu'il puisse déposer un moment de sa vie quelque part dans l'avenir ; le projeter dans l'éternité ; le transformer en gloire. " Tu es vraiment du XXè siècle ?" - Mais oui, mon vieux. Il se passe des choses extraordinaires dans ce siècle. La liberté des mœurs. Je viens de vivre, je le répète une nuit formidable. - "Moi aussi " dit encore une fois le chevalier (...)

      La lenteur : roman1996
      3,7
    • " Le monde des théories n'est pas le mien. Ces réflexions sont celles d'un praticien. L'œuvre de chaque romancier contient une vision implicite de l'histoire du roman, une idée de ce qu'est le roman. C'est cette idée du roman, inhérente à mes romans, que j'ai fait parler. " M. K.

      L'art du roman - essai1986
      4,0