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Jana Beranová

    Jana Beranová crée de la poésie et de la prose, reconnue également pour ses traductions des romans de Milan Kundera et de nombreux poètes tchèques. Les thèmes récurrents dans son écriture explorent la fragilité et la société, ainsi que la beauté durable de la nature. Elle collabore fréquemment avec des artistes visuels et des musiciens. Son dévouement à la littérature a été reconnu et elle a également servi de poète de la ville.

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    Krev Pradávných
    Risibles amours
    La vie est ailleurs
    L'insoutenable légèreté de l'être
    La plaisanterie
    • La vie est ailleurs

      • 472pages
      • 17 heures de lecture

      Second volet d'une trilogie commencée par "La plaisanterie" et qui s'achève avec "La valse des adieux". Prix Médicis étranger 1973. Le héros est une sorte de Rimbaud "materné", médiocre aussi bien dans le rôle de bourreau que de victime, pris au piège de la "révolution" communiste. Postface, p. 397-405, écrite en 1978 (Lire Kundera c'est adopter le point de vue de Satan sur toute connaissance: politique, amour, histoire, poésie). Oeuvre majeure.

      La vie est ailleurs1993
      4,0
    • La plaisanterie

      • 480pages
      • 17 heures de lecture

      " Oui, j'y voyais clair soudain : la plupart des gens s'adonnent au mirage d'une double croyance : ils croient à la pérennité de la mémoire (des hommes, des choses, des actes, des nations) et à la possibilité de réparer (des actes, des erreurs, des péchés, des torts). L'une est aussi fausse que l'autre. La vérité se situe juste à l'opposé : tout sera oublié et rien ne sera réparé. Le rôle de la réparation (et par la vengeance et par le pardon) sera tenu par l'oubli. Personne ne réparera les torts commis, mais tous les torts seront oubliés. "

      La plaisanterie1988
      4,2
    • « Suppose que tu rencontres un fou qui affirme qu'il est un poisson et que nous sommes tous des poissons. Vas-tu te disputer avec lui? Vas-tu te déshabiller devant lui pour lui montrer que tu n'as pas de nageoires? Vas·tu lui dire en face ce que tu penses? » Son frère se taisait, et Edouard poursuivit: « Si tu ne lui disais que la vérité, que ce que tu penses vraiment de lui, ça voudrait dire que tu consens à avoir une discussion sérieuse avec un fou et que tu es toi-même fou. C'est exactement la même chose avec le monde qui nous entoure. Si tu t'obstinais à lui dire la vérité en face, ça voudrait dire que tu le prends au sérieux. Et prendre au sérieux quelque chose d'aussi peu sérieux, c'est perdre soi-même tout son sérieux. Moi, je dois mentir pour ne pas prendre au sérieux des fous et ne pas devenir moi-même fou. »

      Risibles amours1986
      3,9
    • L'insoutenable légèreté de l'être

      • 393pages
      • 14 heures de lecture

      Tomas et Teresa sont les deux pôles du roman. Faut-il choisir de porter le poids du passé sur ses épaules, comme Teresa qui ne peut se passer de la Tchécoslovaquie, qu'elle a pourtant fuie après le Printemps de Prague, de même qu'elle ne peut vivre sans Tomas, ce mari qu'elle chérit d'un amour jaloux et, par là, à jamais insatisfait ? Ou bien faut-il préférer à cette pesanteur la légèreté de l'être qui caractérise Tomas et Sabina, la maîtresse amie qui seule peut comprendre le médecin séducteur explorant les femmes comme s'il disséquait des objets d'étude au scalpel ? Ne sachant quelle orientation est la plus supportable, le roman offre tour à tour le regard des différents personnages. Même le chien Karénine a droit au chapitre. Mais ce ballet incertain teinté d'irréalité apparaît vite comme une interrogation dialectique qui oscille entre réflexion et délire poétique pour aboutir à la conclusion que la pesanteur et la légèreté, pareillement insoutenables, ne procèdent jamais d'une décision véritable. --Sana Tang-Léopold Wauters

      L'insoutenable légèreté de l'être1985
      4,1