L'invention de la solitude
Le voyage d'Anna Blume. Moon palace. La musique du hasard. Léviathan. Smoke. Le conte de Noël d'Auggie Wren. Brooklyn Boogie
- 1466pages
- 52 heures de lecture
Paul Auster est un auteur dont les œuvres explorent l'intrication complexe du destin, de l'identité et du hasard. Avec un talent narratif exceptionnel, il crée des histoires qui abordent souvent des thèmes tels que la perte, la mémoire et la recherche de sens dans un monde absurde. Son écriture se caractérise par des aperçus profonds de la psyché humaine et des réflexions existentielles qui poussent le lecteur à s'interroger sur la nature de la réalité et de la narration.







Le voyage d'Anna Blume. Moon palace. La musique du hasard. Léviathan. Smoke. Le conte de Noël d'Auggie Wren. Brooklyn Boogie
Avant de connaître la consécration, Paul Auster a connu des années de " galère ", comme tout écrivain qui se refuse à exercer un autre métier. De ses mésaventures, de ses tentatives, de ses véritables paniques devant les soucis matériels, il fait ici la chronique allègre. Elle commence aux querelles budgétaires qui minent le couple de ses parents, et s'achève à la parution de son premier livre. Les admirateurs de l'écrivain apprendront comment il a traduit en direct un discours de Jean Genet, inventé un jeu de cartes qui aurait assuré sa fortune sans l'arrivée de l'informatique, écrit un polar noir dans l'espérance d'un gros tirage... Mais au-delà de l'anecdote, cette réflexion sincère sur l'argent et la création éclaire d'un jour nouveau, de même que les souvenirs réunis sous le titre Pourquoi écrire ?, bien des pages d'une œuvre romanesque déjà classique.
Une ville au bout du monde, cernée de murs, livrée à la désagrégation, dont les habitants tâchent de subsister en fouillant dans les détritus. De ce « pays des choses dernières », comme l’appelle le titre original du roman, la jeune Anna Blume écrit à un ami d’enfance. Venue à la recherche de son frère disparu, elle raconte ses errances dans les rues éventrées, sa lutte contre le froid, les prédations, le désespoir. Le romancier de L’Invention de la solitude et de la Trilogie new-yorkaise nous entraîne ici dans un de ces univers, à mi-chemin du réel et du symbolique, dont il a le secret. Sur les pas d’Anna Blume et de quelques autres, résolus comme elle à ne pas s’anéantir dans l’abjection et la violence, nous traversons une fin du monde qui ressemble par bien des traits à notre monde. Avec eux, aux dernières pages du livre, nous serons conviés à rêver d’un autre départ, vers d’autres contrées…
C'est une course de vitesse qui s'engage dès le premier chapitre de Léviathan. En effet, quand Peter Aaron (P. A. comme Paul Auster) lit dans les journaux que, sur une route du Wisconsin, on a retrouvé le corps défiguré d'un homme qui s'est tué en manipulant un engin explosif, il n'hésite pas : il s'agit à coup sûr de Benjamin Sachs qui fut son très proche ami. Et il entreprend aussitôt de reconstituer et d'écrire l'histoire de Sachs, pour que l'on sache quelles interrogations sur l'identité américaine ont conduit celui-ci à cette fin quasiment prévisible, et pour prévenir ainsi les mensonges des enquêteurs. Dès lors, P. A. se lance sur toutes les pistes qui s'ouvrent, explore les étrangetés de conduite qu'il découvre (en particulier celles des couples et des femmes) et relève avec soin chacune de ces coïncidences qui ont quelque chose d'un rictus du destin. Et soudain l'on comprend que l'une des clefs essentielles dans l'art de ce romancier si " différent ", c'est sa manière d'être moins le portraitiste que le biographe de chacun de ses personnages. Le délire parfois mortel qui les anime nous devient aussi présent que si nous vivions parmi eux et, du coup, les lignes de fuite du récit, à la manière d'un trompe-l'oeil, s'inscrivent dans la perspective des nôtres.
Cette aventure qui démarre comme un thriller se poursuit sur le mode de la quête métaphysique. La ville de New York, illimitée, insaisissable, lieu privilégié des rencontres aléatoires, est le gigantesque échiquier sur lequel Paul Auster dispose ses pions pour parler de dépossession.
Séparé de sa femme et de sa petite fille, Nashe se retrouve libre, et riche de 200 000 dollars. Il choisit l'espace - l'espace américain des road movies, immense et vide. Jusqu'au jour où la musique du hasard lui suggère une autre aventure : tout miser sur une seule carte... A une liberté vertigineuse va alors succéder, par la grâce de deux milliardaires fous, Flower et Stone, la plus absurde des contraintes. C'est encore de personnages fascinés par leur propre anéantissement que nous entretient l'auteur de L'Invention de la solitude, dans ce roman où l'on retrouve son goût d'une écriture rigoureuse, clinique, et son univers à la fois prosaïque et mystérieusement irréel, décalé.
Le prodigieux destin d'un enfant pas comme les autres dans une Amérique aux étranges facettes.
Trente ans après L'Invention de la solitude, Paul Auster pose sur son parcours le regard du sexagénaire qu'il est devenu en convoquant la mémoire de son corps et des multiples sensations qui n'ont cessé de l'habiter et de nourrir son imaginaire tout au long de son existence au sein de la matière du monde. De cet homme-cicatrice dont le corps exulte ou somatise, de ce fils hanté par la mort prématurée de son père et tourmenté par le destin chaotique de sa mère, de l'heureux citoyen de Brooklyn, époux et père aujourd'hui comblé, de cet héritier d'une lointaine Europe, grand amateur de base-ball, fumeur invétéré et romancier fécond, de cet homme, enfin, qui souffre de ne pouvoir ou de ne savoir pleurer, le lecteur entendra s'élever la voix profonde, au fil de ce subtil autoportrait qui s'affranchit des règles du récit autobiographique classique pour mieux inviter à une rencontre aussi intime que loyale sous le signe d'une humanité partagée.
Voyage à travers l'Amérique insolite, voyage en soi-meme, tel est le double thème de ce roman beaucoup moins "noir" que le précédent. Aventures et personnages hors du commun illustrent la quête du héros à travers solitude et désespoir, mais visité par l'amour et l'amitié.
Six months after losing his wife and two young sons, Vermont professor David Zimmer spends his waking hours mired in a blur of alcoholic grief and self-pity. One night, he stumbles upon a clip from a lost film by silent comedian Hector Mann. His interest is piqued, and he soon finds himself embarking on a journey around the world to research a book on this mysterious figure, who vanished from sight in 1929. When the book is published the following year, a letter turns up in Zimmer's mailbox bearing a return address from a small town in New Mexico inviting him to meet Hector. Zimmer hesitates, until one night a strange woman appears on his doorstep and makes the decision for him, changing his life forever.