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Pietro Zveteremich

    Le Docteur Jivago
    Nouvelles de Pétersbourg
    • Nouvelles de Pétersbourg

      • 380pages
      • 14 heures de lecture

      Gogol n'a jamais conçu les « nouvelles de Pétersbourg » comme un projet global qu'il aurait réalisé chapitre après chapitre. Le titre, d'ailleurs, n'a été inventé qu'après sa mort, par des éditeurs. Saint-Pétersbourg n'est pas pour lui l'objet d'une étude systématique, mais l'occasion de voyages fantastiques, au sens le plus large du terme. C'est la ville des rencontres inopinées. Chacun peut y tomber sur des voleurs (« Le Manteau »), sur un tableau énigmatique (« Le Portrait »), sur deux chiens qui parlent (« Journal d'un fou »), ou encore… sur son propre nez, déguisé en conseiller d'Etat (« Le Nez »). De même que les héros de « La Perspective Nevski » suivent chacun une inconnue qui passe, de même Gogol s'empare d'une idée et se laisse mener par elle, dans le labyrinthe des surprises cocasses, des déceptions, des épouvantes, de la folie, de la damnation. On l'a dit « réaliste ». Mais le réalisme n'est qu'un aspect de cette oeuvre hyperbolique, traversée de nostalgies et de terreurs inexplicables, empreinte d'une bouleversante bouffonnerie. Curieuse coïncidence : Gogol est né la même année qu'Edgar Poe et partage sans le savoir son goût pour un mot magique : « arabesque ».

      Nouvelles de Pétersbourg
      4,1
    • « Ma charmante, mon inoubliable ! Tant que les creux de mes bras se souviendront de toi, tant que tu seras encore sur mon épaule et sur mes lèvres, je serai avec toi. Je mettrai toutes mes larmes dans quelque chose qui soit digne de toi, et qui reste. J'inscrirai ton souvenir dans des images tendres, tendres, tristes à vous fendre le cœur. Je resterai ici jusqu'à ce que ce soit fait. Et ensuite je partirai moi aussi. »

      Le Docteur Jivago
      3,9