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Jean-Claude Grimal

    Bibliothèque de la Pléiade: Un portrait de femme et autres roman
    L'Économie mondiale de la drogue
    Le Voyage d'Anna Blume
    • Le Voyage d'Anna Blume

      • 192pages
      • 7 heures de lecture

      Une ville au bout du monde, cernée de murs, livrée à la désagrégation, dont les habitants tâchent de subsister en fouillant dans les détritus. De ce « pays des choses dernières », comme l’appelle le titre original du roman, la jeune Anna Blume écrit à un ami d’enfance. Venue à la recherche de son frère disparu, elle raconte ses errances dans les rues éventrées, sa lutte contre le froid, les prédations, le désespoir. Le romancier de L’Invention de la solitude et de la Trilogie new-yorkaise nous entraîne ici dans un de ces univers, à mi-chemin du réel et du symbolique, dont il a le secret. Sur les pas d’Anna Blume et de quelques autres, résolus comme elle à ne pas s’anéantir dans l’abjection et la violence, nous traversons une fin du monde qui ressemble par bien des traits à notre monde. Avec eux, aux dernières pages du livre, nous serons conviés à rêver d’un autre départ, vers d’autres contrées…

      Le Voyage d'Anna Blume
      4,0
    • L'Économie mondiale de la drogue

      • 180pages
      • 7 heures de lecture

      Très bon ouvrage de synthèse sur l'essor du trafic de la drogue à travers le monde. Après avoir analysé toutes les ramifications de ce commerce prospère, des plantations des pays sous-développés jusqu'au blanchiment de l'argent dans nos respectables banques, l'auteur se montre peu optimiste quant à l'issue du combat.

      L'Économie mondiale de la drogue
    • « Lire Mr James », disait l'un de ses contemporains, « c'est faire l'expérience d'un plaisir spirituel léger et continu. C'est être intellectuellement émoustillé ». L'« éblouissante agilité mentale » de James se manifeste dès Roderick Hudson (1875), qui introduit le « thème international ». Cette histoire tragique, centrée sur la chute d'un sculpteur américain à Rome, s'inspire également du mode allégorique de Hawthorne. Dans Les Européens (1878), l'auteur explore une comédie humaine teintée d'ironie, où deux Américains européanisés retournent aux États-Unis pour établir des liens intéressés avec leurs cousins de Nouvelle-Angleterre. Les romans de James interrogent les relations complexes entre Europe et Amérique. Dans Washington Square (1880), le thème international est secondaire, l'action se déroulant principalement à New York, où une héroïne voit son avenir brisé par un chasseur de dot et un père protecteur. L'exploration transatlantique reprend avec Un portrait de femme (1881), où Isabel Archer, attachée à son indépendance, quitte les États-Unis pour se former sentimentalement en Europe. Bien que salué comme un chef-d'œuvre, ce roman déconcerta par sa complexité. Les héroïnes de James, en quête de liberté, doivent souvent faire face à des illusions douloureuses, marquées par le renoncement.

      Bibliothèque de la Pléiade: Un portrait de femme et autres roman