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Franca Doriguzzi

    Les marins perdus
    Le soleil des mourants
    • Le soleil des mourants

      • 254pages
      • 9 heures de lecture

      Ce qui intéresse Jean-Claude Izzo, ce n'est pas tant de décrire que de comprendre la misère. Alors, quand il décide d'écrire la déroute de Rico, un SDF, il remonte aux sources, aux causes quasi imperceptibles bien qu'enracinées dans le quotidien. Ainsi, pour Rico, tout commence lorsque Sophie le quitte et qu'il finit par se quitter lui-même, se retrouvant très vite à la rue. C'est alors la débrouille pour se chauffer le coeur et les os. C'est son ami Titi, qui meurt emporté par l'hiver. Et c'est surtout cette idée : quitte à mourir, autant le faire au soleil et dans la ville de Léa, son premier amour. Après sa trilogie publiée dans la Série noire Total Khéops, Chourmo, Solea, Jean-Claude Izzo amorçait déjà un premier changement avec Les Marins perdus, délaissant Fabio Montale, ses enquêtes et le polar, et préférant le roman noir mais profondément poétique et humain. Le Soleil des mourants, achevé peu avant sa propre mort, confirme ce besoin grandissant qu'était le sien de s'approcher toujours plus près de la vérité nue, toujours plus près du soleil. --Laure Anciel

      Le soleil des mourants
      4,1
    • " J'ai appris la mer comme ça. C'est comme ça que la littérature s'est mise à avoir un sens. Enfin celle qui est capable de nous raconter qu'il y a des mers dans lesquelles on pourra jamais se baigner, des ports où l'on pourra pas baiser de filles. Et des pays qui survivront à la connerie humaine. " Abdul, Diamantis et Nedim survivent à bord d'un vieux cargo échoué dans le port de Marseille. Ils y partagent leurs souvenirs et leurs doutes. Un drame moderne se noue autour de ces trois protagonistes, dont seul le dénouement tragique leur révèlera qui ils sont. La mise en scène impeccable de ce sombre huis clos donne au roman une dimension noire et tendre, violente comme peut l'être la lumière en Méditerranée.

      Les marins perdus
      4,1