Lorsque par un froid matin d'hiver, un homme défiguré frappe à la porte d'Amaterasu Takahashi et lui annonce qu'il est son petit-fils, elle ne peut le croire... Tout le passé de la vieille dame pénètre à sa suite. Celui d'avant l'Amérique. Celui d'avant ce 9 août 1945, à Nagasaki, où le feu du ciel lui prit sa fille, son petit-fils – cherchés sans répit dans les ruines, et jamais retrouvés. Quarante ans plus tard, l'inconnu au visage brûlé ravive les plaies qu'elle a tant voulu oublier. La culpabilité. Le mensonge. Les secrets. Qu'a-t-il à lui dire ? Qu'a-t-elle encore à lui offrir ?
Sur le plus haut building du monde, deux hommes, Tyler Durden et le narrateur, sont sur le point d'exploser dans dix minutes. En flashback, un jeune cadre raconte ses errances entre avions et sa vie à examiner des voitures pour un constructeur. Bien qu'il soit en bonne santé, il fréquente divers groupes thérapeutiques, s'immergeant dans le malheur des autres pour retrouver le sommeil, jusqu'à croiser Marla, une sadomasochiste partageant la même imposture. Sa rencontre avec Tyler Durden, créateur des fight clubs, est encore plus bouleversante. Ces lieux où de jeunes Américains se battent à mains nues cherchent peut-être à donner un sens à leur existence dans un monde consumériste où "la douleur est la vérité, l'unique vérité". Pour Durden, cependant, il faut aller bien plus loin. Trois ans après sa sortie aux États-Unis, ce premier roman de Chuck Palahniuk, à l'origine du film controversé réalisé par David Fincher, est enfin traduit. Le livre se révèle plus dérangeant, cynique et déjanté que le film, évoquant des thèmes similaires à ceux de Bret Easton Ellis dans American Psycho, tout en dénonçant un monde en impasse. Plus qu'une simple lecture, c'est une expérience, déjà un titre culte, récompensé par le prix de la Pacific Northwest Booksellers Association en 1996.
Ma part d'ombre est le récit d'une double enquête que mène Ellroy sur l'assassinat de sa mère, tuée le 22 juin 1958, et sur sa propre vie d'enfant orphelin, d'adolescent perturbé et d'écrivain hanté. Voyage à travers ses souvenirs les plus secrets, ce livre est aussi un reportage sur le crime en Amérique, et en particulier les meurtres de femmes, d'autant plus saisissant qu'Ellroy a travaillé aux côtés d'un policier de la brigade criminelle de Los Angeles, Bill Stoner, qui a tissé des liens de plus en plus forts avec l'auteur au fil des mois.
Ancien flic, Pete Bondurant est un tueur. Il alimente le journal à potins du producteur Howard Hughes et dirige avec sa maîtresse Gail une officine de flagrants délits d'adultère. Kemper Boyd, du FBI, a été chargé par son patron Hoover d'infiltrer une commission d'enquête sur les rackets syndicalistes, tandis que son collègue Ward J. Littell espionne les réseaux communistes. John Stanton, agent de la CIA, est chargé de former militairement les expulsés cubains pour une opération de représailles. Mêlant allègrement la fiction à des faits réels, James Ellroy se sert de ses quatre protagonistes pour réécrire l'histoire politique des États-Unis de 1958 à 1963, date de l'assassinat de John F. Kennedy. Il utilise des faits jusqu'alors ignorés ou cachés qui démythifient l'honorable famille Kennedy et notamment son patriarche. Dans cette fresque épique à quatre voix, il adopte sa forme stylistique préférée : phrases courtes, descriptions minimales, nombreux dialogues. Une fois capté dans cet écheveau, le lecteur ne peut s'en défaire et se trouve pris dans un tourbillon qui le laisse assommé.
Le Grand Nulle Part commence la nuit du premier de l'an 1950 et met en scène trois destins parallèles de policiers. L'inspecteur adjoint Danny Upshaw enquête sur une série de meurtres sexuels avec mutilations. Le lieutenant de la criminelle, Mal Considine, accepte de servir l'ambition d'un aspirant procureur en participant à un dossier sur l'influence communiste à Hollywood. Buzz Meeks, homme de main, ex-flic des narcotiques et pourvoyeur de chair fraîche pour Howard Hughes, se joint à la lutte contre "la menace rouge" pour l'argent et le pouvoir. Sans le savoir, les trois hommes ont acheté un billet pour l'enfer. "Ellroy s'est imposé tout simplement comme l'un des grands de la littérature américaine contemporaine, un écrivain tragique, un écrivain de l'excès, l'écrivain d'une ville et d'un temps perdu à l'ombre des jeunes femmes assassinées..." (Frédéric Vitoux, Le Nouvel Observateur) "Le Grand Nulle Part est un livre sublime et fou, indispensable." (Paul-Louis Thirard, Rouge)
Le 15 janvier 1947, dans un terrain vague de Los Angeles, est découvert le corps nu et mutilé, sectionné en deux au niveau de la taille, d'une jeune fille de 22 ans : Betty Short, surnommé " Le Dahlia Noir " par un reporter à cause de son penchant à se vêtir totalement en noir. Le meurtre est resté une des énigmes les plus célèbres des annales du crime en Amérique.