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Marianne Kaas

    La nausée
    Le lièvre de Patagonie
    • Le lièvre de Patagonie

      • 560pages
      • 20 heures de lecture
      4,3(108)Évaluer

      Né à Paris le 27 novembre 1925, Claude Lanzmann fut un des organisateurs de la Résistance au lycée Blaise-Pascal à Clermont-Ferrand en 1943. Il participa à la lutte clandestine urbaine, puis aux combats des maquis d'Auvergne. Il est médaillé de la Résistance, commandeur de la Légion d'honneur, grand officier de l'Ordre national du Mérite. Il est également docteur honoris causa en philosophie de l'université hébraïque de Jérusalem et de l'université d'Amsterdam. Lecteur à l'université de Berlin pendant le blocus de Berlin, il rencontre en 1952 Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, dont il devient l'ami. Il n'a jamais cessé depuis lors de collaborer à la revue Les Temps modernes : il en est aujourd'hui le directeur. Jusqu'en 1970, il partage son activité entre Les Temps modernes et le journalisme, écrivant de nombreux articles et reportages, vivant sans contradiction sa fidélité à Israël, où il s'est rendu pour la première fois en 1952, et son engagement anticolonialiste. Signataire du Manifeste des 121, qui dénonçait, en appelant à l'insoumission, la répression en Algérie, il fut l'un des dix inculpés ; il dirigea ensuite un numéro spécial des Temps modernes de plus de mille pages consacré au " Conflit israélo-arabe ", dans lequel, pour la première fois, Arabes et Israéliens exposaient ensemble leurs raisons, et qui demeure aujourd'hui encore un ouvrage de référence.

      Le lièvre de Patagonie
    • La nausée

      • 249pages
      • 9 heures de lecture
      3,9(2603)Évaluer

      «Donc j'étais tout à l'heure au Jardin public. La racine du marronnier s'enfonçait dans la terre, juste au-dessous de mon banc. Je ne me rappelais plus que c'était une racine. Les mots s'étaient évanouis et, avec eux, la signification des choses, leurs modes d'emploi, les faibles repères que les hommes ont tracés à leur surface. J'étais assis, un peu voûté, la tête basse, seul en face de cette masse noire et noueuse entièrement brute et qui me faisait peur. Et puis j'ai eu cette illumination.Ça m'a coupé le souffle. Jamais, avant ces derniers jours, je n'avais pressenti ce que voulait dire "exister"».

      La nausée