Neuf contes où les hommes ne conduisent pas leur destinée, où l'homme est le jouet de ses passions, où Maupassant se penche sur la misère des plus humbles et la cruauté de l'homme pour l'homme.
Louis Forestier Livres



1870. La débâcle. Les Prussiens entrent dans Rouen. Et voilà que deux couples, deux bonnes sœurs, un démocrate et une femme de petite vertu s'apprêtent à quitter la ville par la même diligence. Drôle d'équipage ! D'abord rejetée, Boule de Suif, jolie fille aux mœurs légères, saura gagner par son bon cœur l'estime des bourgeois. Mais résistera-t-elle à l'intérêt personnel et à l'odieux chantage d'un Prussien mal intentionné ? Une prostituée patriote, un bijou maudit, un assassin travesti, un mari jaloux, un fils disparu, un couple de voyageurs, un fiancé sans scrupules, une femme héroïque et un amateur d'art sont autant de saynètes où le maître de la nouvelle dénonce d'un trait rageur et insolent les fausses convenances, l'égoïsme, et la cruauté de la vie.
Contes de la bécasse
- 157pages
- 6 heures de lecture
Dans la campagne normande du xixe siècle, une paysanne et sa servante décident de sacrifier leur chien par souci d’économie (Pierrot), un amant épuisé d’avoir traqué le sanglier tout le jour manque une belle occasion de profiter des faveurs de sa bien-aimée (Un coq chanta), un Prussien froussard réfugié dans un fossé subit les affres de la faim (L’Aventure de Walter Schnaffs)… Au fil de ces dix-sept récits inspirés des veillées de chasse et parus en 1882 dans les journaux Le Gaulois et Gil Blas, l’auteur évoque sa terre natale sur un ton à la fois tendre et caustique. Goût de l’insolite et hantise du macabre, fascination pour le thème de l’enfant trouvé ou adultérin, obsession toute flaubertienne pour la perfection stylistique : les Contes de la bécasse offrent un abrégé passionnant de l’univers romanesque de Maupassant. Virginie Berthemet © Flammarion © 1979, Flammarion, Paris ; édition mise à jour en 2013.