The twelve stories here tell of Latin Americans adrift in Europe: a bereaved father leaving Rome for an audience with the Pope carries a box shaped like a cello case; an ageing streetwalker waits for death in Barcelona with a dog trained to weep at her grave; a panic-stricken husband takes his wife to a Parisian hospital to treat a cut and never sees her again. Combining terror and nostalgia, surreal comedy and the poetry of the commonplace, Strange Pilgrims is a triumph of storytelling.
In 1946, young American physicist Francis P. Bacon is tasked with uncovering the identity of Klingsor, the codename of the scientist who led the nuclear research of the Third Reich. Bacon begins to reconstruct the map of scientific research in Europe before and during the war, interviewing mathematicians and physicists who were key figures in that extraordinary era of discoveries. He finds everyone, from Heisenberg to Schrödinger to Bohr, suspect of having played that role. The ground Bacon treads is treacherous; nothing is as it seems at first glance, and reality appears just as those scientists described it: ambiguous and perpetually open to reinterpretation, immersed in a universe dominated by uncertainty. In Search of Klingsor is an unusual and engaging novel that illustrates the science of the 20th century while captivating the reader with the thrilling pace of a masterful spy story.
Op een dag leest Felipe Montero een kleine advertentie in de krant die zozeer voor hem geschreven lijkt dat hij als vanzelf naar het opgegeven adres gaat om zich te presenteren als jonge, accurate historicus met een uitstekende beheersing van het Frans. De stokoude weduwe die hem ontvangt, blijkt er een aantrekkelijk maandsalaris voor over te hebben als juist hij zich zet aan het redigeren van de memoires van haar lang geleden gestorven echtgenoot. Het enige dat Felipe Montero niet bevalt is dat hij voor de duur van zijn werkzaamheden in het donkere huis moet verblijven, vol ratten, katten en kandelabers. Todat de demonische oude vrouw hem voorstelt aan haar jonge huisgenote: Aura. Met de klassiek geworden novelle Aura heeft de Mexicaanse meesterverteller Carlos Fuentes (1928) een huiveringwekkend mooi verhaal geschreven in de atmosfeer van Edgar Allan Poe en Baudelaire.
Die junge libanesische Reederin Warda Bashur hat sich in den Kopf gesetzt, einen geerbten Tramp Steamer von zweifelhafter Seetüchtigkeit als Frachtschiff zu betreiben. Der baskische Kapitän Jon Iturri lässt sich auf das ungewöhnliche Abenteuer ein – überwältigt von der eigentümlichen Schönheit der jungen Frau. Von Zeit zu Zeit kommt sie unvermutet an Bord. Er weiß, dass ihre Liebe dauert, solange der Tramp Steamer über die Meere vagabundieren kann.
Miguel Littín est chilien et metteur en scène de cinéma. Il fait partie des 5 000 Chiliens qui sont interdits de séjour dans leur pays. Au début de l'année 1985, pourtant, Miguel Littín est rentré clandestinement au Chili. Pendant six semaines, grâce à la résistance intérieure, il a réussi à diriger trois équipes de nationalités différentes pour filmer clandestinement, jusque dans le palais présidentiel, la réalité du pays sous la dictature militaire. Le résultat visible de cette aventure est un film de quatre heures pour la télévision et une version de deux heures pour les salles de cinéma. Le résultat lisible est autre chose encore : l'aventure de Miguel Littín, c'est de retrouver son pays sans avoir le droit de s'y montrer autrement qu'en étranger ; c'est aussi de confronter ses opinions d'exilé avec la réalité de la résistance d'aujourd'hui. C'est enfin de s'interroger sur la validité et sur l'utilité de la création dans une lutte politique. On comprend dès lors les raisons pour lesquelles Gabriel Garcia Marquez a tenu à écrire ce récit.
A revolutionary army is taking on the failing government and the US Marines,
and the cities have become vast garbage-strewn slums. In The Real Life of
Alejandro Mayta, Mario Vargas Llosa offers not just a brilliant psychological
portrait, but also a searing account of Latin America's political scene.
Le héros du roman de García Márquez est la figure légendaire de Simon Bolívar, un acteur clé du mouvement latino-américain pour l'indépendance. Politicien et général, il devient président de la Colombie en 1819 et de Pérou en 1821. L'auteur dépeint les derniers mois de sa vie, sa dernière traversée sur le fleuve Magdalena et sa mort dans la solitude à la finca de San Pedro Alejandrino, près de la côte caribéenne. Plutôt que de se concentrer sur ses succès ou échecs militaires et politiques, García Márquez explore l'histoire d'un homme réalisant avec étonnement que sa vie lui échappe, qu'il se retrouve seul face à l'histoire. L'œuvre abandonne le récit exclusivement "magique" pour s'orienter davantage vers la factualité, bien que les faits historiques soient traités de manière libre. On retrouve la thématique de la solitude, ainsi que le motif du labyrinthe du monde. Bolívar apparaît presque comme un personnage de Macondo, ou comme un alter ego de l'auteur au XXe siècle.
Le corps d'un jeune homme affreusement mutilé, accroché à un arbre, a été découvert par un jeune chevrier. L'enquête conduit le lieutenant Silva et le sergent Lituma dans l'univers préservé d'une base militaire dirigée par le colonel Mindreau, et dans le labyrinthe de la petite ville de Talara organisée autour de la gargote de Doña Adriana. D'un côté, le monde secret de l'armée, de l'autre toute une population haute en couleur, pitoyable, mesquine, truculente. Qui, dans tout cela, a tué Palomino Molero ? Au suspense sans faille d'un véritable roman policier, Mario Vargas Llosa greffe une rigoureuse analyse des problèmes sociaux du Pérou et une dénonciation ironique, implicite, des mécanismes du pouvoir.
Une comédie légère. Barcelone, fin des années quarante. Carlos Prullàs, auteur de comédies à succès, assiste aux répétitions de sa dernière pièce, Arrivederci, pollo !, tandis que sa famille passe l'été à Masnou, sur la Costa Brava. Don Juan superficiel et désinvolte, il séduit une amie de sa femme, Marichuli Mercadal, en même temps qu'il succombe aux charmes d'une nouvelle recrue du théâtre, Lili Villalba. Mais l'imbroglio sentimental se complique lorsqu'un homme d'affaires est assassiné dans des circonstances qui désignent Prullàs comme principal suspect. Affolé, tenant à prouver son innocence, celui-ci entreprend une descente aux enfers dans une réalité qu'il a toujours voulu ignorer : celle des bas-fonds barcelonais, de la misère, du Barrio Chino, des hôtels et des quartiers interlopes. Pour brosser le portrait d'une bourgeoisie menant une existence frivole sur les ruines de la guerre civile, Eduardo Mendoza joue sur tous les registres de la comédie de boulevard et fait peu à peu apparaître, sous la futilité des sentiments, la noirceur d'une époque régie par la corruption et le mépris des vainqueurs pour les vaincus. De surprises en rebondissements, il nous entraîne dans un tourbillon d'intrigues où les personnages sont les pièces d'une mise en scène sans faille, et où le glissement imperceptible du vaudeville à la tragédie repose tout entier sur la légèreté intentionnelle de la langue d'un grand maître.