Anne vit à Bruges au temps de la Renaissance, Hanna dans la Vienne impériale du début du siècle et Anny Lee à Los Angeles de nos jours. Ces trois femmes ont en commun de vouloir échapper à l'image d'elles-mêmes que leur tend le miroir de leur époque.
Alger - fin des années 80. Parce que les islamistes qui recrutaient dans l'énorme réservoir de jeunes gens vulnérables ont su l'accueillir et lui donner le sentiment que sa vie pouvait avoir un sens ; parce que la confusion mentale dans laquelle il était plongé l'a conduit à s'opposer à ses parents, à sa famille, à ses amis et à perdre tous ses repères, parce que la guerre civile qui a opposé les militaires algériens et les bandes armées islamistes fut d'une violence et d'une sauvagerie incroyables, l'abominable est devenu concevable et il l'a commis. Voici l'histoire de Nafa Walid, un jeune garçon qui rêvait de gloire avant de se réveiller broyé au cœur même du cauchemar.
Pourquoi le père d'Anne a-t-il demandé, dans son testament, qu'on donne à une certaine dame résidant à Genève le disque bien connu d'Édith Piaf Hymne à l'amour ? Pourquoi la même chanson a-t-elle une si grande importance pour sa mère, comme si elle avait été l'hymne national d'une passion défunte ?Plus tard, bien plus tard, Anne partira pour Genève, à la recherche de la mystérieuse dame qu'avait aimée son père.Ce beau livre, écrit avec tendresse, recèle bien d'autres histoires. Par exemple celle de Madeleine, qui avait illuminé les jeunes années de l'auteur. Il était si doux, pour les enfants, de se blottir contre ses jolis seins. Malgré la déchéance finale de Madeleine, elle aussi inspire un hymne à l'amour.De temps en temps, l'illustre grand-père, François Mauriac, apparaît au moment le plus insolite. Va-t-il se fâcher ? Le temps qui a passé permet d'en rire. On oublie pour un instant tous ces coeurs blessés qu'Anne Wiazemsky sait faire renaître avec l'ambiguïté du souvenir.
En parler provençal de ce début de siècle " mener Grand Batre ", c'est mener grand train. 1913 Une fête est donnée au Château d'Azérac pour les quatre-vingt-dix ans d'Eugène et les dix ans de son arrière-petit-fils Guilhem. La Belle Epoque scintille, les chevaux piaffent, les Arlésiennes jouent de l'ombrelle et de l'éventail, les félibres improvisent, la farandole s'élance. .. Pourtant, ce jour de gloire sera le dernier jour de bonheur pour les Cabreyrolle d'Azérac. L'ère industrielle leur a fait rencontrer l'argent et son terrible pouvoir. Pour la première fois, un Azérac va trahir la terre. Alors une malédiction terrible va précipiter cette puissante famille dans la ruine et le malheur. Tout semble perdu. Mais, à travers les épreuves, les Azérac, race de fer, dynastie de cavaliers et de cavalières, sauront rendre sa splendeur à la manade.