« Je compris alors qu’elle était morte. Sans la voir, loin d’elle et sans nouvelles, j’avais ouvert les yeux. Je savais qu’elle reposait quelque part, inanimée, morte ou mourante, bientôt morte, qu’elle gisait ailleurs, désarticulée, désossée, comme endormie. Rasséréné, sous le charme d’une image que je n’avais osé me figurer, d’une toile jadis abstraite, je me plus à la détailler.» Un homme goûtant la fin d’un règne ; une femme qui trahit sa mère à l’agonie ; un père et un fils rapprochés par un manuscrit oublié, d’autres séparés par l´horreur ; des amants unis dans leurs lectures, un poète et sa muse en une étrange sarabande. Trente et une nouvelles qui disent la beauté, l’art et le silence, la solitude et la violence, dont les personnages se cherchent, se manquent, s’effleurent et s’écorchent. Contemplatives, troublantes, leurs histoires nourrissent le doute et l’ambiguïté : pantins et démiurges s’égarent, se débattent, ignorant que c'est le verbe qui mène la danse. Les masques ne tombent pas, les plaies ne cicatrisent pas, mais tout se suspend lorsque survient la grâce déliée d'une mystérieuse Ophélie...
Cédric Pignat Livres


« Je compris alors qu’elle était morte. Sans la voir, loin d’elle et sans nouvelles, j’avais ouvert les yeux. Je savais qu’elle reposait quelque part, inanimée, morte ou mourante, bientôt morte, qu’elle gisait ailleurs, désarticulée, désossée, comme endormie. Rasséréné, sous le charme d’une image que je n’avais osé me figurer, d’une toile jadis abstraite, je me plus à la détailler.» Un homme goûtant la fin d’un règne ; une femme qui trahit sa mère à l’agonie ; un père et un fils rapprochés par un manuscrit oublié, d’autres séparés par l´horreur ; des amants unis dans leurs lectures, un poète et sa muse en une étrange sarabande. Trente et une nouvelles qui disent la beauté, l’art et le silence, la solitude et la violence, dont les personnages se cherchent, se manquent, s’effleurent et s’écorchent. Contemplatives, troublantes, leurs histoires nourrissent le doute et l’ambiguïté : pantins et démiurges s’égarent, se débattent, ignorant que c'est le verbe qui mène la danse. Les masques ne tombent pas, les plaies ne cicatrisent pas, mais tout se suspend lorsque survient la grâce déliée d'une mystérieuse Ophélie...