"I have BAC plus five, I am a writer, novelist… – Aucune importance mon petit, répond la dame. Ici tu commences une nouvelle vie…" Après avoir déserté l’armée bosniaque, le narrateur se retrouve sans argent ni amis, ne parlant pas le français, dans un foyer pour réfugiés. Dans une langue poétique, pleine de fantaisie et d’humour, Velibor Colic aborde un sujet d’une grande actualité et décrit sans apitoiement la condition des réfugiés, avec une ironie féroce et tendre.
Ce livre est né du un vibrant appel que lancèrent Patrick Chamoiseau et Michel Le Bris pour un meilleur accueil des migrants en France, lors de la 28e édition du Festival Étonnants Voyageurs en 2017. Ils souhaitèrent alors initier un recueil de textes écrits par des écrivains assidus au festival. Vingt-six leur répondirent et envoyèrent nouvelles, poèmes, témoignages et courts essais.Des nouvelles de Lola Lafon, Chantal Thomas, Mathias Énard, Gisèle Pineau, Kaouther Adimi, Felwine Sarr, Christiane Taubira, Gary Victor, notamment, entre Afrique, Europe, Antilles ou Haïti, racontent des histoires singulières de migrations, d’exils, d’exodes, de familles brisées, d’espoirs trahis ou réalisés, de surprenantes rencontres, d’expériences uniques, quelquefois pleines d’humour comme celle des Mots en fuite de Tahar Ben Jelloun (où tous les mots d’origine étrangère quittent le dictionnaire en protestation contre le sort fait aux migrants, désorganisant la République jusqu’au sommet de l’État) ou celle de Léonora Miano, un récit d’anticipation (2086), rebattant les cartes de l’Histoire en mettant en œuvre un choc de civilisations sur fond de révolution et de flux migratoires.D’autres textes sont porteurs de violences inouïes, de barbaries à l’œuvre, de guerres des identités, ceux par exemple de JMG Le Clézio, Patrick Boucheron, Claudio Magris, Pascal Blanchard, Céline Curriol, pour affirmer qu’au-delà de ce qui meurt en nous et autour de nous, se pose face à ces drames la question de ce que nous sommes prêts à accomplir ou à refuser pour demeurer des êtres humains.Un ouvrage que l’on refermera sur une note d’espoir, après la lecture des deux derniers écrits se faisant écho. Celui du Manifeste pour une mondialité apaisée de Mireille Delmas-Marty et celui de la Déclaration des poètesde Patrick Chamoiseau. Deux plaidoyers sensibles, l’un juridique, l’autre poétique, pour transformer notre rapport à l’hospitalité et notre imaginaire politique et poétique.En acceptant que la totalité de leurs droits soit reversée au GISTI (Groupe d’Information et de Soutien aux Immigrés), ces auteurs accomplissent un acte artistique d’engagement, affirmant avec Patrick Chamoiseau et Michel Le Bris leur volonté de contribuer à un monde plus altruiste, animé par une éthique active de la relation.Liste des écrivains participant au recueil : Kaouther Adimi, Tahar Ben Jelloun, Pascal Blanchard, Patrick Boucheron, Patrick Chamoiseau, Céline Curiol, Mireille Delmas-Marty, Virginie Despentes, Ananda Devi, Mathias Énard, Laurent Gaudé, Raphaël Glucksmann, Lola Lafon, Michel Le Bris, JMG Le Clézio, Claudio Magris, Achille Mbembe, Léonora Miano, Anna Moï, Gisèle Pineau, Jean Rouaud, Elias Sanbar, Boualem Sansal, Felwine Sarr, Christiane Taubira, Sami Tchak, Chantal Thomas et Gary Victor
The life of the painter Amedeo Modigliani (1884-1920) was chaotic and tragically brief. Consisting of a series of vignettes, mostly set in the painter's studio and peopled by his lover Jeanne Hébuterne (who ended her own life the day after Modigliani's death), the prostitutes who were his occasional models and several Bohemian visitors, the novel spans the last months of Modigliani's life, evoking the strange workings of the painter's troubled and often drug-fueled mind and its expression in his paintings, ultimately succeeding in conveying something of the intense artistic life of Paris in the first decades of the twentieth century. Pushkin Collection editions feature a spare, elegant series style and superior, durable components. The Collection is typeset in Monotype Baskerville, litho-printed on Munken Premium White Paper and notch-bound by the independently owned printer TJ International in Padstow. The covers, with French flaps, are printed on Colorplan Pristine White Paper. Both paper and cover board are acid-free and Forest Stewardship Council (FSC) certified.
Autor se vydává po stopách věhlasné cikánské kapely, která putuje po nejrůznějších balkánských štacích. Virtuózní muzikanti, pijáci, mluvkové, nezdolní vypravěči, proutníci a nenapravitelní rváči unášejí čtenáře prostřednictvím svých košilatých vtipů a neuvěřitelných historek kořeněných aforismy čerpanými z lidových moudrostí všech kultur křížících se na Balkánském poloostrově, samozřejmě v doprovodu srdceryvných písní, od města k městu, od epochy k epoše. Procestuje tak s nimi celé dvacáté století.
Pod přílivem jednou smutných, jednou úsměvných příhod, jichž jsou svědky a mnohdy i aktéry, se skrývají převážně tragické dějiny tohoto těžce zkoušeného regionu – hraní po hospodách, slavnostech a svatbách tu jde ruku v ruce s pobyty ve vyhlazovacích táborech za druhé světové války, v táborech převýchovných za éry maršála Tita a s drtivými událostmi bosenské války v devadesátých letech.
Vražda vedoucí orchestru Azlana, který jako by se převtěloval z generace do generace, na počátku nového tisíciletí symbolicky ukončuje pouť kapely v táboře zvaném „Džungle“ v Calais. Stejně jako muzika slavného Orchestru Ploska je i psaní Velibora Čoliće nabité emocemi, barvitými obrazy a radostí z vyprávění
Ohne Geld und ohne Freunde findet sich der Erzähler in Rennes wieder. Er spricht drei Worte Französisch: Jean, Paul und Sartre und hat bereits drei Romane veröffentlicht – in einem Land, das es nicht mehr gibt. In Frankreich muss er einen Sprachkurs für Analphabeten besuchen. Zwischen afrikanischen Familien und russischen Exsoldaten lernt er die wichtigsten Überlebensstrategien, vor allem aber kämpft er darum, nicht als namenloser Flüchtling unter vielen zu verschwinden, sondern Schriftsteller zu bleiben. Er wird weiter schreiben, und zwar auf Französisch. Poetisch, tieftraurig und voller Witz erzählt Čolić von der existentiellen Erfahrung, sich seiner Heimat beraubt zu sehen und in der fremden Sprache eine neue Heimat zu finden.