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Olivia de Lamberterie

    Olivia de Lamberterie
    Comment font les gens?
    Témoignages & Documents: Il n'y a pas de honte à préférer le bonheur
    Avec toutes mes sympathies
    • Comment font les gens?

      • 280pages
      • 10 heures de lecture

      Elle trouve refuge dans une grotte faite de mots, d'images et de chansons, utilisant l’art comme un kaléidoscope pour observer le quotidien et les gens. Ainsi, la vie semble moins féroce pour cette sentimentale désenchantée. Anna, la narratrice, est une éditrice sous l'autorité d'une dictatrice, tentant de naviguer sa vie, souvent avec difficulté. Elle résiste, encaisse et se souvient. Coincée entre une mère féministe atteinte d'une forme de démence joyeuse, trois filles adolescentes, un mari au sourire fuyant et des amies qui alertent sur le burn-out via des SMS et apéros, Anna pourrait crier « Arrêtez tout ! », mais cela ne fonctionne que dans les films. Elle s'interroge sur la façon dont les gens vivent, pourquoi ils ne remarquent pas les détails troublants de leur environnement. Ce roman évoque une charge mentale à la Virginia Woolf tout en ayant l’acuité de Françoise Sagan : chaque phrase touche juste, reliant le présent décevant à un passé enchanté. Au cœur d'une vie bourgeoise apparente, se cachent les secrets de l'enfant blessé qu'Anna a été. Chaque adulte est tissé de l'enfant qu'il a été, désireux d'amour, comme nous tous.

      Comment font les gens?2022
    • Avec toutes mes sympathies

      • 253pages
      • 9 heures de lecture

      Les mots des autres m’ont nourrie, portée, infusé leur énergie et leurs émotions. Jusqu’à la mort de mon frère, le 14 octobre 2015 à Montréal, je ne voyais pas la nécessité d’écrire. Le suicide d’Alex m’a transpercée de chagrin, m’a mise aussi dans une colère folle. Parce qu’un suicide, c’est la double peine, la violence de la disparition génère un silence gêné qui prend toute la place, empêchant même de se souvenir des jours heureux. Moi, je ne voulais pas me taire. Alex était un être flamboyant, il a eu une existence belle, pleine, passionnante, aimante et aimée. Il s’est battu contre la mélancolie, elle a gagné. Raconter son courage, dire le bonheur que j’ai eu de l’avoir comme frère, m’a semblé vital. Je ne voulais ni faire mon deuil ni céder à la désolation. Je désirais inventer une manière joyeuse d’être triste. « Les morts peuvent nous rendre plus libres, plus vivants. » O. L.

      Avec toutes mes sympathies2018
      4,4