Jean Bottéro fut un historien français qui s'imposa comme un assyriologue de premier plan et un expert reconnu du Proche-Orient ancien. Son érudition s'est plongée dans les textes cunéiformes, éclairant les cultures complexes des anciennes civilisations mésopotamiennes. Le travail de Bottéro reconstruit méticuleusement leurs structures sociales, leurs croyances religieuses et leur vie quotidienne. Il a fourni des aperçus inestimables sur cette période historique profondément influente.
" Il suffisait de rassembler et de ranger cette poignée d'articles pour offrir au lecteur, sous un discours agréable et vivant, la meilleure initiation, attractive et accessible à tous, au vaste continent de l'ancienne Mésopotamie. Le néophyte en prendra sans effort le goût, et s'en fera une idée suffisante pour s'attaquer ensuite, si l'envie lui en vient, aux lourdes, sévères, mais garanties, synthèses des savants. Même l'initié y trouvera profit, en explorant quelques recoins mal fouillés encore, et à peine connus, de cette vénérable civilisation exemplaire. " Jean Bottéro
Le mythe des deux origines ultimes de l'Occident, la Bible et la Grèce, a été définitivement ébranlé par l'assyriologie. L'enquête que mènent dans ce livre, Jean Bottéro (EPHE), grand spécialiste de la Mésopotamie, Clarisse Herrenschmidt (CNRS) dont les travaux portent sur l'histoire de l'écriture, et Jean-Pierre Vernant (Collège de France), historien de la Grèce ancienne, fait apparaître les multiples courants issus des civilisations du Tigre et de l'Euphrate. De Sumer et d'Akkad vient l'écriture qui donne naissance à la raison déductive, ouvre de nouveaux horizons économiques et rend possible une religion universelle. Elamites, Achéménides, Juifs et Grecs tissent des liens inédits entre l'ici-bas et le monde invisible à travers l'alphabet et le langage. Les Grecs, inspirés en partie par Babylone, inventent l'univers du politique et de la religion civique. Ainsi, les cultures araméenne, juive, persane et grecque n'ont cessé de se croiser au fil des siècles jusques et y compris en Islam. De ces nombreux échanges et rencontres se dégage un héritage d'avant la rupture entre Orient et Occident. Sans enjamber de manière désinvolte cette séparation, fruit d'une histoire plus récente, la prise de conscience de plus en plus vive de cet espace commun de civilisation devrait être promesse d'un autre avenir.
La Mésopotamie n'a pas seulement inventé l'écriture. Elle est également le creuset de la plus vieille religion à ce jour connue. Religion s'entend au sens le plus strict : un Panthéon de divinités dans lequel chacun se voit attribuer un rôle et une fonction propres, dont l'intercession s'obtient par des rites codifiés, dont les volontés se manifestent à travers des signes qu'une classe de prêtres sait interpréter. Des divinités accessibles, dont le monde est à l'origine du monde des humains, dont les structures hiérarchiques modèlent, sur terre, celles de l'univers politique et social. Des divinités présentes, actives, mais à aimable distance des hommes, au point que ceux-ci ont le loisir d'élire, selon les circonstances de leur vie, celle ou celui à qui ils réserveront une dévotion particulière. Une religion qui invente des rites, des récits (celui du Déluge), voire des épopées (celle de la Création ou de la Naissance du travail) dont, par contamination, les religions des pays voisins, aux civilisations moins élaborées, s'inspireront ou qu'elles retravailleront. Une religion, véritable : certainement le premier système de croyances fortement élaboré, qui fut le creuset de ce qui a moulé notre monde : le monothéisme.
Un jour, il y a près de 3300 ans, au Proche-Orient, dans la presqu'île du Sinaï, est apparue l'idée d'un Dieu unique. L' " inventeur " de ce Dieu s'appelait Moïse. Pourquoi et comment le Dieu unique s'est-il " révélé " à Moïse ? Pourquoi là, et uniquement là ? Qui est ce Dieu, par rapport aux multiples dieux qui l'environnent ? Sous quels traits se manifeste-t-il ? Pourquoi fait-il " alliance " avec un peuple ? Quel est le sens du Décalogue - Les dix Commandements - qu'il donne à " son " peuple, Israël ? Comment les juifs voient-ils ce Dieu, que disent-ils de lui ? Que signifie-t-il pour eux ? Pourquoi ne prononcent-ils pas son nom ? Quels sont les liens entre la Torah écrite - la Bible - et la Torah orale - le Talmud ? Quel est le sens de la Loi, de l'Exil ? Qui était Jésus pour les premiers chrétiens ? Comment se présente-t-il dans les Evangiles ? Pourquoi l'ont-ils appelé Christ et Fils de Dieu ? Pourquoi les chrétiens parlent-ils d'un Dieu " Trinité " ? Comment en sont-ils venus à cette idée ? Ne retournent-ils pas à une forme de polythéisme ?
Parmi les milliers de tablettes cunéiformes en sumérien ou akkadien, datant parfois de 3000 av. J.-C., découvertes en Iraq, se trouvent des "chants d'amour" évoquant le rite de la hiérogamie, l'union sacrée entre le souverain, représentant d'un dieu, et une prostituée sacrée, substitut d'Inanna, déesse de la fécondité. Ce rite visait à garantir des récoltes abondantes et la prospérité du peuple. Bien que cette nuptialité religieuse ne soit pas uniquement centrée sur le désir sexuel, l'érotisme y est présent, comme le montrent certains textes écrits dans un langage parfois cru mais toujours empreint d'une forte lyrique, célébrant la sensualité et la pérennité de l'amour. Après une introduction sur l'histoire sociale, religieuse et culturelle de Sumer et Babylone, ainsi qu'une étude sur la naissance de l'écriture, les auteurs présentent une littérature érotique qui rivalise avec les œuvres connues dans ce domaine. L'ouvrage est richement illustré de photographies de la statuaire sumérienne et babylonienne, ainsi que de tablettes d'argile avec des textes traduits. En appendice, un article de Jean Bottéro compare ces textes au Cantique des cantiques, soulignant leurs influences mutuelles, indépendamment des interprétations allégoriques ultérieures qui ont justifié leur inclusion dans le canon biblique.
Our ancestors, the Mesopotamians, invented writing and with it a new way of looking at the world. In this collection of essays, the French scholar Jean Bottero attempts to go back to the moment which marks the very beginning of history. To give the reader some sense of how Mesopotamian civilization has been mediated and interpreted in its transmission through time, Bottero begins with an account of Assyriology, the discipline devoted to the ancient culture. This transmission, compounded with countless discoveries, would not have been possible without the surprising decipherment of the cuneiform writing system. Bottero also focuses on divination in the ancient world, contending that certain modes of worship in Mesopotamia, in their application of causality and proof, prefigure the "scientific mind."
Dieser Band ist der zweite von drei Bänden über die altorientalischen Reiche im Rahmen der „Fischer Weltgeschichte“. Er behandelt die ältesten Kulturen der Menschheit im Vorderen Orient und im Nilland in der zweiten Hälfte des 2. Jahrtausends v. Chr. Neben politischen Ereignissen werden auch geistige und religiöse Strömungen sowie soziale und wirtschaftliche Verhältnisse dargestellt, die als wirksame Kräfte geschichtlichen Lebens beschrieben werden. Unter der wissenschaftlichen Leitung von Prof. Jean Bollack verfassten namhafte Gelehrte aus dem In- und Ausland die Kapitel über die Geschichte Mesopotamiens, Kleinasiens, des syrisch-palästinensischen Raumes, des Pharaonenreiches und der ägäischen Welt. Elena Cassin schrieb den einleitenden Abschnitt über Babylonien und Assyrien, während Prof. Heinrich Otten das Kapitel über die Hethiter, Hurriter und Mitanni verfasste. Prof. Abraham Malainat behandelt die Geschichte Syrien-Palästinas, und M. I. Finley ist für die Anfänge der griechischen Geschichte verantwortlich. Die Schilderung des Neuen Reiches in Ägypten stammt von den Professoren Jaroslav Èerny und Jean Yoyotte. Der Band ist mit Abbildungen, Kartenskizzen und einem Literaturverzeichnis ausgestattet. Ein Personen- und Sachregister erleichtert die Orientierung. Die Geschichte des Alten Orients wird in Band 4 der „Fischer Weltgeschichte“ fortgesetzt.
Dieser Band ist der dritte Teil einer dreibändigen Reihe über die altorientalischen Reiche im Rahmen der „Fischer Weltgeschichte“. Er behandelt chronologisch die ältesten Kulturen im Vorderen Orient, im Nilland und in Griechenland zwischen etwa 1000 und 500 v. Chr. Neben politischen Ereignissen werden auch geistige und religiöse Strömungen sowie soziale und wirtschaftliche Verhältnisse dargestellt, die als prägende Kräfte des geschichtlichen Lebens beschrieben werden. Unter der wissenschaftlichen Leitung von Prof. Jean Bollack verfassten renommierte Gelehrte aus dem In- und Ausland die Kapitel über Mesopotamien, Kleinasiens, den syrisch-palästinensischen Raum, das Pharaonenreich und die griechische Welt. Einleitende Abschnitte über das Zweistromland stammen von Prof. René Labat. Prof. Ph. Houwink ten Cate behandelt die Entwicklung Kleinasiens zwischen Hethitern und Persern, während Prof. Otto Eißfeldt die Geschichte Syrien-Palästinas beschreibt. Prof. Werner Caskel beschreibt die Geschichte Arabiens, und die Kapitel über Ägypten sind von Prof. Hermann De Meulenaere und Dr. Friedrich Karl Kienitz verfasst. Dr. M. I. Finley ist für den Beitrag über die Griechen verantwortlich. Der Band enthält Abbildungen, Kartenskizzen und ein Literaturverzeichnis sowie ein Personen- und Sachregister für eine schnelle Orientierung.
Dieser Band ist der erste von drei Bänden über die altorientalischen Reiche im Rahmen der „Fischer Weltgeschichte“. Er behandelt in chronologischer Folge die ältesten Kulturen der Menschheit im Vorderen Orient und in Ägypten in der Epoche von etwa 10 000-1500 v. Chr. Neben den politischen Ereignissen werden die geistigen und religiösen Strömungen sowie die sozialen und wirtschaftlichen Verhältnisse dargestellt und als wirksame Kräfte geschichtlichen Lebens beschrieben. Unter der wissenschaftlichen Leitung von Prof. Dr. Jean Bollack verfaßten vier bedeutende Gelehrte die einzelnen Kapitel über die Staatenbildungen der Sumerer, Akkader und Babylonier, über die geschichtliche Entwicklung des Nillandes zur Zeit des Alten und Mittleren Reiches und während der Fremdherrschaft der Hyksos. Prof. Adam Falkenstein (Universität Heidelberg) schrieb den einleitenden Abschnitt über die Vorgeschichte des Nahen Ostens, Prof. Dietz Otto Edzard (Universität München) ist der Autor der Kapitel über die frühdynastische Zeit, das Reich der III. Dynastie von Ur, dessen Nachfolgestaaten und die altbabylonische Zeit. Prof. Jean Bottgro (École Pratique des Hautes Études, Paris) zeichnet für die Geschichte des Ersten Semitischen Großreiches in Mesopotamien. Prof. Jean Vercoutter (Universität Lille) ist für die ägyptologischen Beiträge verantwortlich.