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Bernard Clavel

    29 mai 1923 – 5 octobre 2010

    Bernard Clavel était un écrivain français qui a centré son œuvre sur des personnages humbles et la défense des valeurs humanistes. À travers son écriture, il a souvent exploré les thèmes de la violence et de la guerre. Son style se caractérisait par une langue simple et un accent mis sur les gens ordinaires. Les romans de Clavel, parfois organisés en séries, explorent la condition humaine avec une profonde perspicacité.

    Bernard Clavel
    Tiennot
    La maison des autres
    La Lumière du lac
    La bourelle
    La Guinguette
    Les grands malheurs
    • Les grands malheurs

      • 464pages
      • 17 heures de lecture

      Je suis un vieil homme habité par la guerre. Chaque fois que j'ai cru l'avoir distancée, un événement est survenu qui l'a lancée à mes trousses. Vieille bête hargneuse, elle me suit à la trace et ne cesse de grogner à mes pieds. Elle habite ma vie depuis mon enfance et c'est sans illusion que je me remets à parler d'elle. On n'apprivoise pas la guerre. Même lorsque l'on croit l'avoir muselée et enfermée dans un recoin muet de la mémoire, elle demeure en éveil. Un rien la fouaille et la pousse à mordre à nouveau. Si j'ai décidé de raconter la vie de Xavier Roissard, c'est que ce vieux vigneron m'est apparu comme un frère. C'est qu'il est un homme parmi les hommes, douloureux et chargé d'un énorme fardeau, comme des millions d'êtres qui n'ont pas mérité que tant de malheurs s'abattent sur eux et sur leurs proches.

      Les grands malheurs
      4,7
    • La Guinguette

      Roman

      • 224pages
      • 8 heures de lecture

      La Guinguette est de cette race de femmes exceptionnelles qui, de mère Courage à Ennemonde, de Casque d'Or à Gervaise marquent la littérature universelle. Elle se bat dans la pauvreté du petit peuple des bords du Rhône. Faite aux folies du fleuve, elle ne se résigne pas à celles, plus meurtrières encore, des hommes. Pour venger son fils, sauvagement assassiné dans un commissariat, elle sacrifiera tout jusqu'à ce que justice soit faite. Nous ne pourrons pas oublier son cri déchirant.Poussé par ce personnage unique, Bernard Clavel revient au Rhône sauvage d'avant la canalisation. II y retrouve ces tempéraments hors du commun dont la générosité et le destin se fracassent sur des flots implacables. Les âmes simples en sont les vraies divinités. Bernard Clavel renoue avec elles les fils de la tragédie antique.Comme lui, nous souffrons les poings serrés, ivres de colère et brisés d'émotion.

      La Guinguette
      4,3
    • La Lumière du lac

      • 349pages
      • 13 heures de lecture

      350pages. poche. broché. on suit une odyssée humaine incroyable au XVIIème siècle, époque terrible en France et ailleurs. Fuite captivante de ces errants qui ont quitté la Franche-Comté ravagée par la peste et la guerre, vers le pays de Vaud. Talent de conteur hors pair de Clavel, rude jurassien qui connaît ces contrées et admire la vie dans ce qu'elle a de plus pur, de beau et dur aussi.

      La Lumière du lac
      4,0
    • La maison des autres, c'est celle des Petiot, pâtissiers à Dole, où Julien Dubois, quatorze ans, entre en apprentissage. Ses parents, boulangers retraités à la campagne, ont peu de moyens : il faut qu'il travaille et d'ailleurs le métier lui plaît. Nous sommes en 1937, il n'y a guère de lois sociales; même les « bons patrons » exigent de leurs ouvriers mal nourris un effort qui n'en finit jamais. Pourtant, Julien se sent heureux : il découvre la bonne odeur de la pâte chaude, la joie de créer des chefs-d'oeuvres éphémères, l'amitié du chef, la liberté des rues que l'on dévale panier sur la tête au gré du vieux vélo, l'amour avec Hélène, la solidarité ouvrière, le sentiment de responsabilité...Tout cela lui construit une maturité précoce, riche de l'expérience personnelle vécue à fond. Lorsque le livre se termine, il a seize ans, mais il est déjà un homme.

      La maison des autres
      4,2
    • Tiennot

      • 182pages
      • 7 heures de lecture

      L'île, c'est toute sa vie ! L'île aux Biard avec son unique bâtisse, flanquée d'un appentis entre les peupliers et les saules. Maintenant que son père vient de mourir, Etienne Biard, dit Tiennot, n'a pour toute compagnie que ses bêtes et l'eau de la Loue. A trente-cinq ans, il va son train, usant de sa force pour abattre l'ouvrage. Seul, avec, dans le lointain, les plateaux du Jura. Une terre austère pour un coeur rude. Aussi, quand Flavien, le cafetier du village, lui trouve une femme, il ne dit pas non, Tiennot. Surtout que Clémence est bien gironde ! Mais elle, seule tout le long du jour avec lui, saura-t-elle s'adapter ?

      Tiennot
      4,0
    • Quand j'étais capitaine

      • 228pages
      • 8 heures de lecture

      Chaque fois qu'on m'a invité à raconter mon enfance et que j'ai tenté l'aventure, le romancier qui est en moi m'a barré la route. Mais quand la soif d'enfance devient trop forte, que faut-il faire ? S'en raconter une autre, plus conforme peut-être à celle de nos rêves, plus imprégnée sans doute d'imaginaire que de réel. Et qui, pourtant, fera revivre des êtres endormis sous la dalle glacée des années mortes. Suis-je Léa ou Henri, ou l'un des garnements dont le rire va illuminer l'été ? Sans doute, comme toujours, les uns et les autres à la fois. J'avais envie d'un moment d'écriture bonheur après tant d'années, d'écriture drame et malheur. Même s'il m'est arrivé de verser une petite larme, je me suis bien amusé avec ces deux vieux souvent plus enfants que la marmaille qui vient troubler leur sieste. Après la morsure des hivers, le soleil des vacances finit toujours par revenir, même si c'est pour annoncer d'autres saisons de nuit, de tourmente et de solitude.

      Quand j'étais capitaine
      3,7
    • Les petits bonheurs

      • 187pages
      • 7 heures de lecture

      " Mes parents sont morts alors que je m'éloignais à peine de mon adolescence. En même temps qu'eux, s'éteignait une certaine forme de bonheur qu'il ne m'a jamais été donné de retrouver. Et si je décide aujourd'hui de feuilleter ces souvenirs, c'est dans l'espoir égoïste - probablement un peu vain - d'en respirer le parfum fané en me racontant ces petits bonheurs de rien du tout dont je ne savais pas, à l'époque, qu'ils allaient imprimer en moi une marque indélébile. Durant des années, j'ai un peu voulu les oublier. Comme si j'avais redouté que leur modestie ne me suive à la trace. Or, j'ai découvert depuis longtemps que ce que je prenais pour de la pauvreté est une immense richesse. C'est ce bien infiniment précieux que j'éprouve aujourd'hui le besoin de retrouver pour le partager. "

      Les petits bonheurs
      4,0
    • Harricana - Le Royaume Du Nord

      • 320pages
      • 12 heures de lecture

      314pages. poche. broché. Là-bas, dans le Grand Nord canadien, il n'y avait que l'infini de l'espace, la neige à perte de regard, et le froid intense. Tout semblait rejeter l'homme. Et pourtant, en ce début du XXe siècle, des hommes commençaient à pénétrer sur cette terre, avides de la conquérir, d'y chasser, d'y trouver de l'or. Ainsi, cette famille de pionniers dont Bernard Clavel nous fait vivre l'étonnante épopée, tissée de drames et d'exploits. Et, en ce jour, repartant de zéro après quatre échecs, les Robillard s'engagent dans une utopique fonder un nouveau village sur les berges de l'Harricana. Depuis l'enfance, Bernard Clavel rêvait de ce " Royaume " du Nord. Il l'a enfin découvert, arpenté, aimé dans sa réalité et par lui son inspiration romanesque s'est encore élargie et renouvelée.

      Harricana - Le Royaume Du Nord
      3,4
    • Depuis le jardin de mon enfance où je naviguais dans les branches d'un chêne, la mer m'a toujours fasciné. Qu'elle devienne le dépotoir du monde moderne me révolte. Aimant la mer, j'aime aussi les marins. Que certains d'entre eux soient victimes de quelques trafiquants criminels associés à des industriels sans scrupules me serre le coeur. Tous mes romans sont nés d'un choc, d'une émotion. A l'origine de Cargo pour l'enfer, il y a le drame vécu par l'équipage des bateaux chargés de déchets dont nul port ne voulait

      Cargo pour l'enfer
      3,8