Levenement
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L'histoire, 37 ans aprs̈, d'un avortement. Evocation de "l'v̌ňement" en un style dp̌ouill ̌qui m̌eut. [SDM]
Annie Ernaux est une écrivaine française dont l'œuvre explore les récits autobiographiques et la mobilité sociale. Elle se penche sur des thèmes liés à la vie en France, notamment la relation entre les origines sociales et le développement personnel. Son écriture se caractérise par une honnêteté brute et un regard analytique sur ses propres expériences de vie. Ernaux saisit magistralement la complexité des relations familiales et l'influence des circonstances sociales sur la formation de l'identité.







L'histoire, 37 ans aprs̈, d'un avortement. Evocation de "l'v̌ňement" en un style dp̌ouill ̌qui m̌eut. [SDM]
Soeur aînée de Paul Claudel, Camille Claudel a vécu un destin hors du commun en tant que femme et artiste. Née en 1864 à Villeneuve-sur-Vère, elle s'installe à Paris à l'âge de dix-sept ans, déterminée à poursuivre sa vocation. Elle devient l'une des premières femmes acceptées dans un atelier de sculpture des Beaux-Arts. En 1883, elle rencontre Auguste Rodin, un maître beaucoup plus âgé et célèbre, qui devient son amant. Leur liaison passionnée et tumultueuse dure quinze ans, marquées par une intense créativité où l'influence artistique est réciproque. Camille, artiste visionnaire, connaît un certain succès jusqu'en 1905, exposant chaque année au Salon du Champ de Mars. Cependant, sa vie se dérègle lorsque Rodin la délaisse pour d'autres femmes, la poussant à la solitude. Des rumeurs circulent sur une possible liaison avec Debussy ou un enfant mystérieux de Rodin. Peu à peu, Camille sombre dans la déchéance, provoquant le scandale dans le Paris de son époque. En 1913, elle est arrêtée et internée pendant trente ans. Elle meurt en 1943 à l'asile de Montdevergnes. La postérité doit reconnaître Camille Claudel, tant pour son art que pour son statut de femme.
"La photo en noir et blanc d'une petite fille en maillot de bain foncé, sur une plage de galets. En fond, des falaises. Elle est assise sur un rocher plat, ses jambes robustes étendues bien droites devant elle, les bras en appui sur le rocher, les yeux fermés, la tête légèrement penchée, souriant. Une épaisse natte brune ramenée par-devant, l'autre laissée dans le dos. Tout révèle le désir de poser comme les stars dans Cinémonde ou la publicité d'Ambre Solaire, d'échapper à son corps humiliant et sans importance de petite fille. Au dos : août 1949, Sotteville-sur-Mer." Au travers de photos et de souvenirs laissés par les événements, les mots et les choses, Annie Ernaux nous fait ressentir le passage des années, de l'après-guerre à aujourd'hui. En même temps, elle inscrit l'existence dans une forme nouvelle d'autobiographie, impersonnelle et collective.
"Elle a trente ans, elle est professeur, mariée à un «cadre», mère de deux enfants. Elle habite un appartement agréable. Pourtant, c'est une femme gelée. C'est-à-dire que, comme des milliers d'autres femmes, elle a senti l'élan, la curiosité, toute une force heureuse présente en elle se figer au fil des jours entre les courses, le dîner à préparer, le bain des enfants, son travail d'enseignante. Tout ce que l'on dit être la condition «normale» d'une femme."--Back cover
Ce récit ne parle pas d'un amour partagé, mais d'une passion amoureuse unilatérale. L'amant de la narratrice est marié, lui consacre peu de temps et semble considérer leur relation comme purement physique. Malgré cela, elle est obsédée par lui et attend avec impatience leur prochaine rencontre. Elle décrit son quotidien, où elle continue ses activités habituelles, mais tout semble teinté par cette attente : "À partir du mois de septembre l'année dernière, je n'ai plus rien fait d'autre qu'attendre un homme." Cette passion se révèle complexe, marquée par un malentendu entre deux amants qui ne partagent pas la même vision de leur relation. La narratrice évoque une figure moderne d'Emma Bovary, évoluant dans une société où le sexe est omniprésent. Son personnage, à la fois touchant et irritant, incarne l'égoïsme et l'isolement que peut engendrer une passion dévorante. La tension entre ses désirs et la réalité de sa situation soulève des questions sur l'amour, le désir et la solitude dans un monde hédoniste.
Jeanne, ayant fini ses malles, s'approcha de la fenêtre, mais la pluie ne cessait pas. L'averse, toute la nuit, avait sonné contre les carreaux et les toits. Le ciel bas et chargé d'eau semblait crevé, se vidant sur la terre, la délayant en bouillie, la fondant comme du sucre. Des rafales passaient pleines d'une chaleur lourde. Le ronflement des ruisseaux débordés emplissait les rues désertes où les maisons, comme des éponges, buvaient l'humidité qui pénétrait au-dedans et faisait suer les murs de la cave au grenier.
Ma mère a été atteinte de la maladie d'Alzheimer au début des années 80 et placée dans une maison de retraite. Quand je revenais de mes visites, il fallait que j'écrive sur elle, son corps, ses paroles, le lieu où elle se trouvait. Je ne savais pas que ce journal me conduirait vers sa mort, en 86.
J'ai voulu l'oublier cette fille. L'oublier vraiment, c'est-à-dire ne plus avoir envie d'écrire sur elle. Ne plus penser que je dois écrire sur elle, son désir, sa folie, son idiotie, son orgueil, sa faim et son sang tari. Je n'y suis jamais parvenue.
Yvetot, un dimanche d'août 1950. Annie, dix ans, joue dehors sur le chemin de la rue de l'Ecole, tandis que sa mère discute avec une cliente à proximité. La conversation révèle une confidence marquante : avant sa naissance, ses parents avaient une autre fille, morte à six ans de la diphtérie. Annie ne saura jamais rien de cette sœur inconnue et ne posera jamais de questions. Le silence, cependant, façonne l'identité d'Annie, construisant un récit autour de cette petite fille disparue. Les mots de sa mère, des photos, une tombe, des objets et un livret de famille contribuent à créer la fiction de cette "aînée" pour Annie, qui n'a accès qu'à des fragments de son existence. La question se pose : Annie est-elle autorisée à devenir ce qu'elle est grâce à la mort de sa sœur ? Bien que la première famille ait disparu, elle se reforme de manière identique, les histoires et les enfances se répétant de façon troublante. Pourtant, une distance infranchissable sépare les deux filles. En mesurant cette distance, l'auteur découvre le sens du mystère qui lui a été révélé ce dimanche-là, à l'âge de dix ans.
Histoire d'une adolescente comme les autres, qui cherche à communiquer, à comprendre. Mais rien, dans le langage de ses parents, de l'étudiant qu'elle a rencontré, dans les mots des livres même, ne coïncide avec la réalité de ce qu'elle vit et elle se trouve renvoyée à la solitude.
«Relisant ces pages, je m'aperçois que j'ai déjà oublié beaucoup de scènes et de faits. Il me semble même que ce n'est pas moi qui les ai transcrits. Ce sont comme des traces de temps et d'histoire, des fragments du texte que nous écrivons tous rien qu'en vivant. Pourtant, je sais aussi que dans les notations de cette vie extérieure, plus que dans un journal intime, se dessinent ma propre histoire et les figures de ma ressemblance.» Annie Ernaux.
A fragmented and largely retrospective description of a daughter's relationship with her father, La Place deals with issues of sexuality, social sta nding and alienation. This will be an accessible and exciting addition to French studies courses.
Pendant un an Annie Ernaux a tenu le journal de ses visites dans un hypermarché Auchan. On redécouvre à ses côtés le monde de la grande surface. Loin de se résumer à la corvée des courses, celle-ci prend dans ce livre un autre visage : elle devient un grand rendez-vous humain.
J'ai toujours eu envie d'écrire des livres dont il me soit ensuite impossible de parler, qui rendent le regard d'autrui insoutenable. Mais quelle honte pourrait m'apporter l'écriture d'un livre qui soit à la hauteur de ce que j'ai éprouvé dans ma douzième année.
En quelques pages, à la première personne, Annie Ernaux raconte une relation vécue avec un homme de trente ans de moins qu'elle. Une expérience qui la fit redevenir, l'espace de plusieurs mois, la « fille scandaleuse » de sa jeunesse. Un voyage dans le temps qui lui permit de franchir une étape décisive dans son écriture.
Ce petit livre de "choses vues", cette mosaïque de courtes notations recueillies au hasard, au jour le jour aboutit à ce que Françoise Giroud décrit comme des "ethnotextes", donc très localisés dans la banlieue parisienne
"J'ai retrouvé une lettre de P. dans un dossier de factures datant des années quatre-vingt. Une grande feuille blanche pliée en quatre, avec des taches de sperme qui avaient jauni et durci le papier, lui donnant une contexture transparente et granuleuse. Il y avait seulement écrit, en haut, à droite, Paris, 11 mai 1984, 23 heures 20, vendredi. C'est tout ce qu'il me reste de cet homme." Passion sensuelle, amour maternel heurté, vertiges du transfuge, écriture-révolution, hommage à Pierre Bourdieu... En douze textes, composés entre 1984 et 2006, ce recueil est une invitation à découvrir l'écriture rare d'Annie Ernaux et à s'initier, pas à pas, à ses thèmes les plus obsessionnels et fondateurs.
Ironie, érotisme, noirceur, gravité se côtoient dans ces histoires toujours pleines d'humanité et dont le point commun, s'il fallait en trouver un, serait l'errance. Histoires à coucher dehors : le titre a surgi un soir au milieu d'une réunion, nous séduisant par son côté équivoque qui permettait d'aborder le problème du logement sans pour autant sombrer dans le misérabilisme. Faire un livre pour l'association Droit au logement avec des nouvelles qui parleraient d'exclus (mais pas seulement), et surtout d'amour au sens le plus large possible. Aussitôt dit, aussitôt fait...
Published in book form for the first time, Annie Ernaux's Nobel Lecture, delivered in Stockholm in December 2022, translated by Alison L. Strayer.
WINNER OF THE 2022 NOBEL PRIZE IN LITERATURE Twelve books written by 2022 Nobel Laureate Annie Ernaux and published by Seven Stories Press. The Annie Ernaux collection from Seven Stories Press includes: - The Years - Getting Lost - Simple Passion - A Girl's Story - Happening - Shame - A Man's Place - A Woman's Story - A Frozen Woman - I Remain in Darkness - Exteriors - The Possession The author of some twenty works of fiction and memoir, ANNIE ERNAUX is considered by many to be France's most important writer. In 2022, she was awarded the Nobel Prize in Literature. She has also won the Prix Renaudot for A Man's Place and the Marguerite Yourcenar Prize for her body of work. More recently she received the International Strega Prize, the Prix Formentor, the French-American Translation Prize, and the Warwick Prize for Women in Translation for The Years, which was also shortlisted for the Man Booker International Prize. Her other works include Exteriors, A Girl's Story, A Woman's Story, The Possession, Simple Passion, Happening, I Remain in Darkness, Shame, A Frozen Woman, and A Man's Place.
Annie Ernaux turns her penetrating focus on those points in life where the everyday and the extraordinary intersect, where things seen reflect a private life meeting the larger world. Ernaux's thought-provoking observations map the world's fleeting and lasting impressions on the shape of inner life.
Often, since the beginning of our relationship, I was fascinated to discover upon waking the untidy dinner table, the moved chairs, our clothes tangled, thrown on the floor anywhere from the night before while making love. It was a different landscape each time. I wonder why the idea of photographing it did not come to me sooner. Nor why I never proposed this to any man. Perhaps I considered there was something vaguely shameful or unworthy about it. In a sense, it was less obscene for me to photograph Mr.'s sex. Perhaps I could only do it with that man and at that time in my life.
Britain's most prestigious literary magazine brings you the very best new fiction, memoir, reportage, poetry, photography and art from around the world. Granta consistently publishes innovative and prize-winning writing in each quarterly issue, such as 'Rain' by Colin Barrett and 'The Room-Service Waiter' by Tom Crewe (both winners of the 2024 O. Henry Prize for Short Fiction), as well as 'Theories of Care' by Sophie Mackintosh, which won the 2024 Pushcart Prize.
The collection features thirteen works by Annie Ernaux, the 2022 Nobel Laureate, showcasing her distinctive narrative style and exploration of personal and collective memory. Ernaux delves into themes of identity, gender, and societal norms, often drawing from her own experiences to reflect on broader cultural issues. This anthology highlights her contributions to literature and offers readers a profound insight into her thought-provoking perspectives.
The book showcases the profound storytelling and thematic depth that earned its author the 2022 Nobel Prize in Literature. It explores intricate human emotions and societal challenges through rich character development and compelling narratives. The work delves into universal themes of identity, resilience, and the human condition, inviting readers to reflect on their own experiences and perspectives. With its masterful prose, the author captivates audiences, making this a significant contribution to contemporary literature.
Tři autofikční prózy, inspirované různými obdobími autorčina života, spojuje jedna silná postava — spisovatelčina matka, žena dělnického původu, která udělala vše pro to, aby její dcera mohla vystudovat vysokou školu a stát se středoškolskou profesorkou; skrze dceřin úspěch matka realizovala svoji snahu dostat se z opovrhované dělnické třídy do nejvyšších pater francouzské intelektuální scény. Hanba (1997) zpracovává autorčiny vzpomínky na děsivou situaci, při níž se její otec pokusil matku zabít, a snaží se dobrat kořene pocitu hanby, kterým jako dvanáctiletá dívka během studia na církevní škole v roce 1952 neustále trpěla. V próze Zamrzlá žena (1981) se spisovatelka snaží vystopovat, proč se podvolila společenským konvencím a vzala na sebe veškerou péči o domácnost, ačkoli ji matka po celé dětství vedla k tomu, že se vdávat nebude, aby se mohla věnovat profesní kariéře. Mám kolem sebe pořád tmu (1997) jsou deníkové zápisky, ve kterých autorka popisuje návštěvy své matky, umístěné v léčebně s Alzheimerovou chorobou. V textu je zachyceno matčino tělesné a zejména duševní chátrání.
Annie Ernaux'nun annesi yeni vefat etmiştir. Tek çocuğu olduğu için son düzenlemeleri yapmak onun üzerinedir. Ve annesi bir zamanlar gururlu, canlı, yoğun ve zor bir kadın olan bu kadını hatırlamak da ona aittir; yaş ve hastalık onu yenmeden önce. Savaş öncesi ve sonrası Fransa'da bir annenin yaşamına dair dokunaklı bir anı, bu kadının hikayesi yalnızca kısmen bilinebilir. Ancak bu durumda, bu yeterlidir.
V roku 1963 si dvadsaťtriročná a slobodná Annie Ernaux uvedomí, že je tehotná. Zaplavuje ju hanba: chápe, že jej tehotenstvo poznačí ju a jej rodinu ako spoločenské zlyhanie, a vie, že si to dieťa nemôže nechať. Udalosť je príbeh, napísaný o štyridsať rokov neskôr, o traume, ktorú autorka nikdy neprekonala. Vo Francúzsku, kde boli interrupcie nezákonné, sa márne pokúšala vyvolať spontánny potrat. V strachu a zúfalstve nakoniec vyhľadala lekára a skončila na pohotovosti v nemocnici, kde takmer zomrela. Podľa knihy Audrey Diwan natočila rovnomenný film, ktorý získal Zlatého leva na Medzinárodnom filmovom festivale v Benátkach. V novele Mladý muž Annie Ernaux na niekoľkých stranách v prvej osobe rozpráva o vzťahu s mužom mladším o tridsať rokov. Táto skúsenosť ju na niekoľko mesiacov zmenila a vrátila ku „škandalóznemu dievčaťu“ jej mladosti. Tento text je kľúčom k čítaniu diela Annie Ernaux – k jej vzťahu k času a písaniu.
Kniha představuje dva texty nositelky Nobelovy ceny Annie Ernauxové. Mladík (2022) je vyprávěním padesátileté spisovatelky o vášnivém milostném vzplanutí k muži, který je o třicet let mladší než ona. Vztah v ní vyvolává vzpomínky na vlastní mládí a zároveň pocity, jako by se nacházela mimo čas, nestárla nebo žila svůj život pozpátku. Druhým textem, Událostí (2000), se autorka vrací do roku 1963, ke svým deníkovým zápiskům; tehdy ve svých třiadvaceti letech jako svobodná žena zjistila, že je těhotná. Začne ji sžírat stud: chápe, že těhotenství by ji i její rodinu společensky zničilo, a zároveň ví, že si dítě nemůže nechat. Ve Francii, kde je potrat zakázaný, se marně snaží potratit za pomocí pletací jehlice. Ve strachu a zoufalství nakonec vyhledá potratáře a skončí na pohotovosti v nemocnici, kde málem přijde o život. V textu, který vznikl o čtyřicet let později, se Ernauxová dotýká traumatu, jež nikdy nepřekonala.
Roman | Einer der eindringlichsten literarischen Texte über Alzheimer | Erstmals in deutscher Übersetzung
Annie Ernaux erzählt von ihrer Mutter und dem aussichtslosen Kampf gegen die Alzheimer-Erkrankung, von einer großen Liebe und der Zerstörungskraft des Vergessens. Und sie verewigt so, im Moment ihres Verschwindens, den Menschen, der ihr das Leben geschenkt hat. Die Mutter verliert das Gedächtnis – mehr und mehr scheinen ihr die Familie, die Welt, das Leben abhandenzukommen. Annie Ernaux hält die Gespräche mit ihr fest, schreibt sie auf, intuitiv, aus der existenziellen Angst vor dem Verlust, wie gejagt von der Gewalt des Verfalls und der Erinnerungswucht an diese Kranke, die noch immer ihre Mutter ist. Mehr als ein Jahrzehnt bleiben diese Aufzeichnungen in der Schublade. Und doch entschließt sich Ernaux später, diese Seiten zu veröffentlichen, weil es nicht nur ein Bild ihrer Mutter geben soll: sondern die Vielheit der Wahrheiten. So wird die Chronik eines langsamen Abschieds und einer schrecklichen Zerstörung lesbar – aber auch die Pionierleistung Annie Ernaux`, die schmerzhafte Suche nach der Sprache für eine Krankheit, die damals noch kaum beschrieben war.
Das Debüt der Nobelpreisträgerin – erstmals auf Deutsch
In "Die leeren Schränke" reflektiert Annie Ernaux über ein prägendes Ereignis in ihrem Leben: die Abtreibung der zwanzigjährigen Denise Lesur. Voller Wut und Ablehnung gegenüber bürgerlichen Normen, beleuchtet das Werk ihre innere Zerrissenheit zwischen Herkunft und Bildung, während sie auf den entscheidenden Moment wartet.
Sie hat keine großen Gefühle mehr für ihn und trennt sich. Doch als er Monate später von einer anderen spricht, ist sie völlig aus der Bahn geworfen. Jetzt leidet sie, fühlt sich verschmäht, zurückgewiesen. Vor allem aber treibt die Frau sie um, die ihren Platz eingenommen hat – wer ist die eigentlich und wie? Ist sie schöner, besser, ist der Sex mit ihr toller? Diese Fremde wird zu einer Obsession, einer Art Wahn. »Das Seltsamste an der Eifersucht ist, dass sie eine ganze Stadt – die ganze Welt – mit einer Person bevölkern kann, der man womöglich noch nie begegnet ist.« Und irgendwann ist diese Andere ein ständiger Albtraum, aus dem es womöglich gar kein Erwachen mehr gibt… Wie fühlt es sich an, von einem Menschen besessen zu sein, den man nicht mal kennt? In klaren, fast klinischen Sätzen schreibt Annie Ernaux über die perfide Wucht von Eifersucht, über drohende Selbstauflösung und den aberwitzigen Versuch, in eigener Sache Gewissheit zu erlangen.
Fransız romancı Annie Ernaux, uluslararası üne kavuşmuş sade ve zarif bir üslupla aşk, özlem ve cinsellik hikayesini anlatıyor. Simple Passion, Fransa'da üç aydan fazla süreyle en çok satanlar listesinde bir numara oldu ve Fransa'nın liberal toplumunda bile tartışmalı bir eser olarak kutlandı.
«Jako dziecko, gdy starałem się wyrażać w poprawnym języku, miałem wrażenie, że skaczę w pustkę. Jednym z moich wyimaginowanych lęków było posiadanie ojca nauczyciela, który zmuszałby mnie do mówienia poprawnie, wyraźnie wymawiając słowa. Mówiliśmy całymi ustami. Ponieważ nauczycielka mnie "korygowała", później chciałem skorygować ojca, ogłosić mu, że "se parterrer" lub "kwadrans przed jedenastą" nie istnieją. Wpadł w gwałtowny gniew. Innym razem: "Jak chcecie, żebym nie był poprawiany, skoro cały czas mówicie źle!" Płakałem. Był nieszczęśliwy. Wszystko, co dotyczy języka, w mojej pamięci jest powodem urazy i bolesnych sporów, znacznie bardziej niż pieniądze.»
Über die kleinen Demütigungen und Erniedrigungen der Besessenheit und des Verlassenseins
Annie Ernaux erzählt von einer alles verzehrenden Leidenschaft für einen irritierend teilnahmslosen Mann – unerschrocken gründlich sucht sie nach der Wahrheit hinter einer Existenz, in der sie sich zusehends aufzugeben droht. Mit ruhiger Selbstverständlichkeit berichtet Annie Ernaux von einer schmerzlich langen Episode ihres Lebens; wie sie sich immer heftiger in eine Affäre verstrickt, einem verheirateten osteuropäischen Geschäftsmann verfallen, der eine vage Ähnlichkeit mit Alain Delon hat und schnelle Autos und Alkohol mag. Sie beschreibt einen Schwebezustand, worin jedes Wort, jedes Ereignis und jede andere Person entweder eine dringliche Verbindung zu diesem Mann hat oder aber von ihr mit kalter Gleichgültigkeit beschieden wird. Zu einem Mann, der ihr fremder nicht sein könnte.