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François Mauriac

    11 octobre 1885 – 1 septembre 1970

    François Mauriac était un écrivain français dont les œuvres se caractérisent par une profonde perspicacité spirituelle et une intensité artistique. Dans ses romans, il a pénétré les coins dramatiques de la vie humaine et est considéré comme l'un des auteurs catholiques les plus importants du XXe siècle. Son écriture explore les complexités de l'âme humaine et la recherche de sens dans la vie.

    François Mauriac
    Thérèse Desqueyroux
    La Fin De La Nuit
    Genitrix
    Le sagouin
    Le Nœud de vipères
    Un adolescent d'autrefois
    • Un adolescent d'autrefois

      • 252pages
      • 9 heures de lecture
      4,5(2)Évaluer

      " Il y a loin de se connaître éphémère, à le sentir dans sa chair. C'est ce que le ruissellement de la Hure a appris à un petit garçon, dans ces nuits d'été d'autrefois où il s'arrêtait pour écouter le silence, ce silence tout vibrant de grillons et que traversait le sanglot d'un nocturne, l'appel des crapauds, où était perceptible le moindre froissement de branches. (...) Marie dit à voix basse : " Il me semble que quelqu'un marche, que j'entends craquer les aiguilles de pin ". Mais non, c'était le vent, ou une belette : tant de bêtes s'entre-dévorent ou s'accouplent la nuit. - Et nous aussi, que faisons-nous d'autre ? Et pourtant nous sommes autres. " Dernière réussite, Un adolescent d'autrefois est une somme mauriacienne où se retrouvent les principaux thèmes romanesques de l'auteur. Aucune œuvre ne manifeste mieux l'univers d'un créateur qui a su mettre un réalisme sans complaisance et une virtuosité sans défaillance au service de la peinture de l'homme écartelé entre sa grandeur et sa misère.

      Un adolescent d'autrefois
    • De la haine, de la colère, de l'aigreur : voilà tout le fiel dont dégouline le coeur du vieil homme qui meurt, et qui décrit celui-ci comme un "noeud de vipères [...] saturé de leur venin". Vingt-trois ans de haine silencieuse qui éclate dans la lettre qu'il laisse à sa famille : l'heure est venue de régler les comptes. D'accuser et de punir : vingt-trois ans plus tôt donc, il avait cru faire un mariage d'amour avec Isa, demoiselle Fondaudège, en même temps qu'il accédait enfin à la reconnaissance sociale. Mais très vite, Isa l'avait détrompé : elle avait épousé l'argent, et non l'homme. De là était née une haine permanente et indélébile : toute sa vie, il avait abominé chacun des membres de cette famille, jusqu'à ses propres enfants, qui le lui avaient bien rendu. Et à présent, il allait leur faire payer toutes ces années, en les privant de l'héritage sans lequel ils ne pourraient pas vivre.

      Le Nœud de vipères
    • Le sagouin

      • 139pages
      • 5 heures de lecture
      3,7(16)Évaluer

      Il semble que François Mauriac ait mis le meilleur de son art dans cette cruelle peinture d'une famille de hobereaux du Sud-Ouest dont l'héritier, un pauvre homme dégénéré, s'est mésallié en épousant une jeune fille qui n'a pu résister au désir de quitter son milieu bourgeois et de devenir baronne. De cette union mal assortie est né un fils, Guillou. Nous suivons le calvaire de cet enfant, si disgracié physiquement, si sale, si arriéré que sa mère ne l'appelle que le Sagouin. Nous le verrons tout près peut-être du salut parce qu'enfin quelqu'un, l'instituteur du village, le traite en être humain, mais cet homme bon et secourable renonce à s'occuper de l'enfant du « château » et la tragédie se précipite. Victime de la haine de sa mère à qui il ne rappelle que d'odieux souvenirs, victime des préjugés du village, la pauvre Guillou entraînera son faible père dans la tragédie. Cette « sombre et parfaite nouvelle » - le mot est de Robert Kemp - est un récit d'une grande intensité qui évoque un monde de haine et de souffrance avec une remarquable sobriété de moyens et un art achevé.

      Le sagouin
    • Mathilde Cazenave morte, sa belle-mère jubile : elle va pouvoir reconquérir totalement son fils bien-aimé. Félicité a tort de se réjouir trop vite, car, sur le visage apaisé de la jeune morte, Fernand entrevoit ce qu'aurait pu être le bonheur avec Mathilde. Qui l'a empêché de s'entendre avec elle, sinon sa mère ? Vieil enfant égoïste et gâté, il se retourne alors contre cette «génitrix » coupable de l'avoir trop choyé. Défaite temporaire dont François Mauriac analyse les phases avec une lucidité sans complaisance dans ce roman âpre et poignant, une de ses oeuvres les plus célèbres.

      Genitrix
    • La Fin De La Nuit

      • 156pages
      • 6 heures de lecture
      3,7(201)Évaluer

      "Dans son appartement parisien, Thérèse Desqueyroux s'apprête à affronter la solitude d'un samedi soir. Sa fille Marie, âgée de dix-sept ans, qu'elle n'a pas vue depuis trois ans surgit de façon inopinée.Marie, qui est partie sans prévenir sa famille, évoque avec ironie les difficultés financières des Desqueyroux : Bernard son père, et sa grand-mère, subissent le contrecoup de la débâcle de la résine.Puis elle exprime sa révolte par rapport à l'univers étouffant de son entourage et manifeste sa solidarité avec sa mère qui a su tout quitter. "«Je n'ai pas voulu donner dans La Fin de la nuit une suite à Thérèse Desqueyroux, mais le portrait d'une femme à son déclin, que j'avais peinte déjà du temps de sa jeunesse criminelle. Il n'est aucunement nécessaire d'avoir connu la première Thérèse pour s'intéresser à celle dont je raconte ici le dernier amour. » François Mauriac.

      La Fin De La Nuit
    • Pour éviter le scandale et protéger les intérêts de leur fille, Bernard Desqueyroux, que sa femme Thérèse a tenté d'empoisonner, dépose de telle sorte au'elle bénéficie d'un non-lieu. Enfermée dans la chambre, Thérèse tombe dans une prostration si complète que son mari, effrayé, ne sait plus quelle décision prendre. Doit-il lui rendre sa liberté? Dans ce livre envôutant, François Mauriac a réussi un portrait de criminelle fascinant.

      Thérèse Desqueyroux
    • Première partie Le début du roman se situe à Bordeaux et dans la lande girondine vers 1905. Blanche Frontenac, une veuve encore jeune, se voue totalement à l'éducation de ses cinq enfants : l'aîné, Jean-Louis, puis José, Marie, Danielle et enfin, le cadet, Yves. Pour Blanche, cet enfant fragile, rêveur et avide d'affection, "différait des autres, comme le seul chiot de la portée taché de fauve." Blanche ne remet jamais en cause son dévouement, mais se trouve frustrée malgré tout dans son épanouissement personnel.

      Le Mystère Frontenac