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Paul Valéry

    30 octobre 1871 – 20 juillet 1945

    Paul Valéry fut un poète, essayiste et philosophe français dont les vastes intérêts firent de lui un polymathe. Bien que surtout connu comme poète et parfois considéré comme le dernier des symbolistes français, sa production est rare mais d'une influence immense. Après une profonde crise existentielle qui marqua sa carrière, il émergea, après deux décennies de silence, en 1917 avec une œuvre monumentale qui lui assura la célébrité et est considérée comme un sommet de la poésie française du XXe siècle.

    Paul Valéry
    La crainte des morts. [Série 1.]
    Les pages immortelles de Descartes
    Charmes
    Monsieur Teste
    Poesies
    Regards sur le monde actuel et autres essais
    • Dans ce livre, l'auteur explore les paradoxes de la liberté et des contraintes légales. Il souligne que, bien que la société soit libre, les lois imposent des restrictions omniprésentes qui peuvent rendre les individus esclaves de leur propre existence. La complexité des règles étouffe l'individualité et la liberté personnelle.

      Regards sur le monde actuel et autres essais
    • L'amateur de poèmes ressent une lutte intérieure face à une pensée éphémère et sans origine, marquée par des figures qui se transforment sans véritable changement. Cette pensée, incohérente et spontanée, semble dépourvue de style. L'auteur peine à se concentrer sur des éléments nécessaires et à créer une illusion de structure, ce qui rend son expérience insupportable. Un poème devient alors un espace de durée où il respire une loi préétablie, offrant sa voix et son souffle, tout en s'accordant avec le silence. Il s'abandonne à la magie des mots, dont l'apparition et les sonorités sont soigneusement orchestrées. Ses étonnements, bien que cachés, font partie intégrante de cette expérience poétique. L'écriture, à la fois fatale et libératrice, l'enchaîne à une mémoire vibrante, où chaque mot est attendu avec impatience. Cette mesure, qui le transporte, le préserve des illusions du vrai et du faux. Ni le doute ni la raison ne le perturbent ; au contraire, une chance extraordinaire se manifeste. Il découvre sans effort le langage d'un bonheur authentique, une pensée précise et prévoyante, avec des lacunes calculées et sans ténèbres involontaires. Ce mouvement le commande et le comble, aboutissant à une pensée singulièrement achevée.

      Poesies
    • Dans La Soirée avec Monsieur Teste, Valéry explique pourquoi, à la recherche du succès littéraire, auquel il aurait pu légitimement aspirer suivant le voeu de ses amis, il a préféré autre chose. La recherche du succès entraîne nécessairement une perte de temps : "Chaque esprit qu'on trouve puissant commence par la faute qui le fait connaître. En échange du pourboire public, il donne le temps qu'il faut pour se rendre perceptible..." M. Teste est un homme qui a mieux employé son temps : "J'ai fini par croire que M. Teste était arrivé à découvrir des lois de l'esprit que nous ignorons. Sûrement, il avait dû consacrer des années à cette recherche : plus sûrement, des années encore, et beaucoup d'autres années avaient été disposées pour mûrir ses inventions et pour en faire ses instincts. Trouver n'est rien. Le difficile est de s'ajouter ce que l'on trouve." Tel était bien sans doute le programme ambitieux que s'était assigné Valéry lui-même à l'époque où il rédigeait cette fameuse Soirée avec Monsieur Teste.

      Monsieur Teste
    • Charmes

      • 176pages
      • 7 heures de lecture

      En écrivant, peu après “Eupalinos”, ces poèmes dont certains étaient déjà apparus dans le recueil ‘’Odes’’ (1920), dont l’ensemble a été publié en 1922, Valéry n'en délaissa pas pour autant la question centrale qui, seule, lui importait : à savoir comment la réflexion peut sans cesse gagner du terrain sur l'intuition, comment l'attention peut repérer de plus en plus loin la naissance obscure d'une idée, et comment enfin la connaissance des moyens favorise graduellement la connaissance qu'on peut avoir de ses pouvoirs intérieurs ; en définitive, comment la méthode facilite l'invention. C'est ainsi qu'on peut voir dans la suite des poèmes de “Charmes” se développer le long chemin et les étapes du phénomène le plus obscur entre tous, celui de l'inspiration qui va de l'idée première jusqu'à la contemplation du poème terminé et parfait. Par une mise en abyme toute mallarméenne, les poèmes traitaient souvent de la création même du poème, évoquaient la tragédie de l'esprit, car Valéry allait écrire dans “Discours sur Descartes’’ : «La vie de l'intelligence constitue un univers lyrique incomparable, un drame complet où ne manquent ni l'aventure, ni les passions, ni la douleur, ni le comique, ni rien d'humain». L’évocation de la nature, transposée sur le plan de l’esprit, servit de cadre à une rêverie ordonnée sur l’existence

      Charmes