Emmanuel Bove était un auteur parisien connu pour être un observateur discret et réservé. Ses romans et nouvelles mettaient en scène des personnages maladroits, des 'losers' constamment sans le sou et résignés à leur destin sans espoir. Malgré le caractère angoissant de ses récits, Bove veillait à ce que son œuvre reste moderniste tout en étant déprimante, y insufflant un style aérien et des observations humoristiques qui saisissaient avec précision l'atmosphère d'après-guerre.
Publié en 1926, Armand est le deuxième roman d'Emmanuel Bove, après Mes Amis, dont il est assez proche par le style et le propos. Quatre personnages se côtoient dans un récit à la première personne où art du détail, observations psychologiques et analyse des tourments créent un univers propre à l'auteur...
Charles, avocat riche, choisit la solitude et l'écriture face à la méchanceté du monde. Installé dans un quartier populaire du 14e arrondissement, il rêve de simplicité et envisage de donner sa fortune. Sa décision choque son entourage, alors qu'il découvre la réalité d'une classe ouvrière en difficulté.
Mes Amis, roman incontournable d'Emmanuel Bove, a été publié pour la première fois en France en 1924. Vous souhaitez lire autrement et profiter d'une expérience de lecture originale ? Grâce à notre charte éditoriale, nous vous offrons l'opportunité de découvrir ce roman dans une édition aérée et dans un grand format, facilitant ainsi votre lecture pour vous permettre de profiter d'une expérience de lecture unique.
« Mon imagination crée des amis parfaits pour l’avenir, mais, en attendant, je me contente de n’importe qui. » Premier roman d’Emmanuel Bove, publié en 1924, il a été salué par Colette pour son talent. Le récit se distingue par un style dépouillé, avec des phrases courtes et limpides, apparemment anodines mais percutantes, et un humour noir dépourvu d’illusions. Victor Bâton, un homme seul et silencieux, revient de la guerre avec une infirmité et vit dans une chambre misérable à Paris. Sa quête d’amis devient obsessionnelle. Il se promène, réfléchit à la vie, à l’amitié et à l’amour, rencontrant divers personnages colorés. Parmi eux, Henri Billard, intéressé par l’argent de Victor, Neveu le marinier désespéré, et Henri Lacaze, un bourgeois charitable. Du côté des femmes, il croise Lucie Dunois, patronne de bistrot, et Blanche, chanteuse de cabaret. Bien que ces rencontres pourraient lui offrir de l’amitié, la plupart des personnages sont plus préoccupés par leurs propres intérêts, laissant Victor seul et déçu. L’écriture, presque musicale, maintient un suspense malgré une intrigue minimale. Plus qu’un roman, c’est une collection de nouvelles empreintes d’une profonde tristesse existentielle, reflétant les sentiments contradictoires du narrateur dans sa quête d’amitié.
Pierre Neuhart est un homme d'âge mûr promis à une fin de carrière aussi brillante que paisible. Dans les milieux de la bohème parisienne des années 20, il rencontre Eliane, une jeune fille de dix-sept ans frivole et versatile. L'amour absolu qu'il éprouve bientôt pour cette ingénue libertine va bouleverser son existence et le mener inexorablement vers la déchéance.
«... Quand la musique vient de loin, les souvenirs qu'elle éveille sont ceux de l'enfance, de soirées ou nous n'avions pas la permission de sortir cependant que sur la place retentissait la fanfare d'un cirque...»
The story centers on Maurice Lesca, a 57-year-old man grappling with failures in both his career and personal life, living in poverty with his sister. Despite his education, he navigates a life of financial struggles and strained relationships, including a manipulative connection with a divorcee who owns a bookshop. As he encourages her to exploit her ex-husband, he inadvertently spreads dissatisfaction around him. Written in 1942 but published later, this novel showcases Bove's mature and distinctive narrative style, reflecting the complexities of survival in a modern city.
In tagebuchartigen Einträgen notiert der Erzähler seine Sticheleien gegen seine Frau Madeleine, um mit fast wissenschaftlicher Genauigkeit deren und seine eigenen Reaktionen zu untersuchen. Dabei werden die tiefen Abgründe dieser Beziehung eindringlich aufgedeckt. Die drastischen Selbstversuche und Reflexionen kehren sich jedoch unvermittelt gegen den Protokollanten selbst und führen zum Auseinanderbrechen der Beziehung. »Die Ehe als kriegerisches Schauspiel. Emmanuel Bove […] ist ein Meister der Schlachtbeschreibung.« [Quelle: Manuela Reichart, Berliner Zeitung] Zum Weiterlesen: "Emmanuel Bove. Eine Biographie" von Raymond Cousse und Jean-Luc Bitton ISBN 9783860347096
„Flucht in der Nacht“ und „Einstellung des Verfahrens“ sind das literarische Vermächtnis von Emmanuel Bove, verfasst zwischen 1942 und 1944 im Exil in Algier. Die beiden Romane sind inhaltlich miteinander verbunden und spielen vor dem Hintergrund des Zweiten Weltkriegs. Der Ich-Erzähler in „Flucht in der Nacht“ bricht mit einem Dutzend Kameraden aus einem deutschen Kriegsgefangenenlager aus und kämpft sich, letztlich nur mit einem Gefährten, bis nach Frankreich durch. Doch auch nach seiner Rückkehr ins besetzte Paris, dem Schauplatz von „Einstellung des Verfahrens“, findet der Antiheld keine Ruhe. Seine persönliche Tragödie wird grotesk: Er ist hin- und hergerissen zwischen heroischen Anwandlungen und Paranoia, dem Wunsch nach Einsamkeit und der Unfähigkeit dazu, lähmender Entschlußlosigkeit und panischer Aktivität, Hilflosigkeit und maßlosen Ansprüchen. Trotz seines Drangs nach Freiheit und Sicherheit, der ihm die Flucht nach Spanien ermöglicht, ist er letztlich zum Scheitern verurteilt. Bove schildert diesen menschlichen Niedergang ungeschönt und subjektiv als ein Scheitern an der Welt und an sich selbst. „Ich weiß: das Wort 'groß' ist einem Schriftsteller sehr selten angemessen, aber Bove ist groß.“ – Peter Handke.