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Antoine Adam

    Folio classique - 693: Les Caractères
    Histoire de la littérature francaise au XVII siecle
    La Princesse de Cléves
    • La Princesse de Cléves

      • 288pages
      • 11 heures de lecture

      L'amour est le tout de la vie ; l'amour est impossible à vivre. Cette aporie est au cœur de la Princesse de Clèves. Elle ne s'applique évidemment pas aux formes multiples de la galanterie dont la cour du roi Henri II, sorte d'abrégé de la comédie humaine, donne le spectacle. Mais que peut-on appeler véritablement amour sinon le grand amour, vécu, selon des modalités diverses, par le prince de Clèves, par la princesse de Clèves et par le duc de Nemours ? C'est celui qui porte à s'absorber en l'être aimé ; celui qui aspire à la durée, exclut toute infidélité et ne peut concevoir sa fin, même dans la mort. Mais cet idéal, ce rêve est bousculé par les réalités de la vie. Qu'à cet amour fou ne réponde qu'un amour raisonnable, situation du prince de Clèves ; il n'engendre plus que malheur. Qu'un amour réciproque ne puisse s'épanouir sans infidélité, situation de la princesse de Clèves et du duc de Nemours : il perd alors sa pureté ; l'échec est inévitable. Au point que, devenue veuve et libre, et toujours amoureuse, la princesse ne peut que refuser le bonheur qui se présente, car il ne serait qu'illusion. Symphonie de l'amour, La Princesse de Clèves s'achève en poème de la condition humaine.

      La Princesse de Cléves
      3,3
    • Folio classique - 693: Les Caractères

      Préface de Marcel Jouhandeau - Édition d'Antoine Adam

      • 508pages
      • 18 heures de lecture

      Une première moitié de vie occupée à préparer un livre, l'autre à le corriger et à l'amender. Comme Montaigne, et peut-être un peu plus que lui, La Bruyère est bien l'homme d'un seul livre, et ce livre est celui d'une vie. Entre le projet et le dernier état revu par l'auteur sur lequel est fondée la présente édition, les encouragements renouvelés d'un public ravi qui ne semble pas en avoir voulu à La Bruyère de l'avoir si sévèrement morigéné .C'est que Les Caractère s sont tout d'abord le chef-d'oeuvre d'un genre pratiqué depuis l'Antiquité, le portrait, et d'une veine, la littérature morale, dans lesquels le Grand Siècle ne pouvait que se reconnaître et s'accomplir. Sous Louis XIV, on s'attache volontiers aux notations, ces marques où se découvrent les passions et rien n'intéresse plus que les passions. D'un mot, là où nous avons pu croire que La Bruyère fixait des images, il s'employait en vérité à nous donner à les lire. On ne sait en effet ce qui nous sollicite le plus : ce que regarde La Bruyère ou la manière dont il regarde. Cette oeuvre subtile et neuve appelait un soin tout particulier dans l'établissement du texte comme dans l'annotation. Elle bénéficie donc des progrès considérables accomplis dans ce domaine au cours des dernières décennies dans la connaissance du classicisme.

      Folio classique - 693: Les Caractères
      3,4