Corneille, on le sait maintenant, était un profond analyste de la vie et du pouvoir politiques. Il raconte ici l'échec d'une conjuration – seule forme d'opposition sous la dictature – et le pardon qui la suit. Sous l'intrigue apparente, et historique, il a voulu montrer le drame du pouvoir vieillissant, de l'opposition impuissante, des individus dépassés par des forces qui les écrasent. Cette tragédie n'a donc rien perdu de sa puissance, ni de son actualité.
Georges Forestier Livres






Jean RACINE (1639-1699), fut éduqué par les jansénistes de Port Royal. Ses tragédies dérivent de plusieurs sources : « Andromaque » (1667), « Iphigénie » (1674) et « Phèdre » (1677), de la littérature latine et grecque ; « Britannicus » (1669), « Bérénice » (1670) et « Mithridate » (1673), de l ́histoire romaine ; « Bajazet » (1672) de l ́histoire turque contemporaine ; et « Esther » (1689) et « Athalie » (1691) de la Bible. Il écrivit aussi une comédie dans le style d ́Aristophane, « Plaideurs » (1668). L ́idée centrale de la majorité de ses tragédies est la perception de la folie aveugle de la passion humaine, asservie en permanence à la poursuite de ses objectifs et toujours vouée à l ́échec.
Le Cid. Pierre Corneille
- 125pages
- 5 heures de lecture
Un itinéraire de lecture qui respecte le découpage de l'œuvre et propose pour chaque séquence un résumé suivi d'un commentaire critique.
