Voici une histoire vécue de la férocité des hommes, ... Petit garçon perdu dans une Europe déchirée par la guerre, Tanguy connaître l'exil, la faim, l'horreur des camps de concentration.
Michel Del Castillo Livres
Michel del Castillo explore les thèmes de l'identité et du déracinement, puisant dans de profondes expériences personnelles. Son approche littéraire est fortement façonnée par des écrivains influents, aboutissant à des études de personnages psychologiquement profondes et à des explorations philosophiques. À travers sa voix narrative distinctive, il examine des connexions humaines complexes et la quête incessante d'appartenance.






Depuis des années, j'enterrais ma mère. J'imaginais chaque détail de son agonie. Je tentais d'apprivoiser sa mort comme, dans mon enfance, j'apprivoisais son personnage. En tuant Candida, c'est ma honte que j'aurais voulu supprimer. Non pas la honte de : de la honte tout court. J'ai toujours eu la honte comme d'autres ont la gale. Quand la mort a frappé, j'ai aussitôt ressenti cette démangeaison. Rien pourtant ne s'est passé de la manière dont je l'avais prévu. Je m'étais longtemps raconté des histoires pour échapper à la nôtre. Naturellement, la vérité du récit a fini par me rattraper. En me rendant rue des archives, je savais ce qui m'attendait. Une dernière fois, j'ai convoqué les témoins, interrogé les fantômes, suivi les pistes les plus improbables pour constater que l'énigme subsistait. Entière. Je n'ai pas cédé, en rédigeant ces pages, à un sentiment d'urgence, j'ai seulement désiré mettre un point final au texte qui, depuis ma naissance, s'écrit en moi. M. del C.
Dans certains villages de Catalogne, le nom du commissaire Avelino Pared éveille encore une terreur sourde. Responsable de la répression à l'époque de la guerre civile, ce fonctionnaire secret officie maintenant dans une petite ville du nord de l'Espagne : Huesca, où l'inspecteur Laredo, nouvellement nommé, entrera bientôt en fonction. Pour préparer leur rencontre, le jeune policier mène l'enquête, interroge d'anciens témoins, et pénètre peu à peu dans le silence glacé de l'époque franquiste. Le voyage serait sans danger si l'histoire d'Avelino Pared, avec ses craquelures infimes, ses places sombres et enneigées, son enfance perdue, ne renfermait une énigme.Prix Renaudot 1981
Ni biographie, ni essai critique, ce livre est un hommage tant à la femme qu'à l'écrivain et, au fil des lectures, retrace la vie et l'influence qu'a eue Colette tant sur lui-même que sur la France littéraire. Prix Femina essai 1999
Aprs̈ ##Rue des Archives## (1994) o ̮la qut̊e de sa mr̈e, l'črivain espagnol retrouve son pr̈e. Un livre impressionnant vu la situation sentimentale trs̈ forte qui y est dčrite. Un face ̉face douloureux plac ̌sous le signe du pardon impossible
La tragédie de l'homme qui se raconte est celle de la différence. Nain d'une laideur exceptionnelle, n'inspirant que le dégoût, il est exclu de tout et de tous. À force de subir le regard haineux d'autrui, il choisit de devenir celui que les autres voient en lui et d'entretenir sa légende maléfique. À moins que sa rencontre avec la musique ne le sauve d'un destin criminel...
« Il y a des livres dont la nécessité s'impose au lecteur. Il sent dans sa chair qu'ils n'auraient pas pu ne pas être écrits. Je défie quiconque de sortir entier de la lecture d' Un enfant dans l'hiver . »Michel del CastilloAbel a quatorze ans. Arraché par le départ du père à son univers d'enfant, il habite avec sa mère, Dora, et ses deux frères, musiciens comme lui. Poursuivi par les fantômes de la Shoah qui hantent l'enfance de Dora et que les deux aînés convoquent sans cesse, il vit dans une angoisse diffuse. Quand Margaret, son professeur de français en troisième, déclare son amour à cet enfant en perdition, comment résisterait-il ? Mais échappe-t-on à son enfance en devenant, à quinze ans, amant et père ?
Étoiles froides
- 407pages
- 15 heures de lecture
Rare Book
Une femme en soi
- 396pages
- 14 heures de lecture
Le tournage d'Une femme en soi va-t-il enfin commencer ? Après des mois d'écriture, de versions de scénario et de repérages minutieux de Marseille à Barcelone, la question demeure : est-on prêt ? Jean-Pierre Barjac a réalisé de nombreux films avant d'entreprendre celui qui doit offrir un éclairage inédit sur son oeuvre et sa vie, inextricablement liées. Combien de mètres de pellicule ont déjà été consacrés à la silhouette de sa mère, Serafina Perduch ? Le spectateur se souviendra du rire éclatant de Fina (gros plan), de la détresse de son fils qu'elle abandonne en pleine guerre (plan large) et de leurs retrouvailles des années plus tard (plan moyen). La première scène montre Pablo guettant le taxi qui va lui rendre sa mère. Quelle mère ? Quelle femme ? Une femme en soi qu'il ne faut ni comprendre, ni juger, ni pardonner. Le public découvrira un film, une oeuvre d'art. Les fans de Barjac retrouveront Geneviève Dalisson dans le rôle de Fina et Antoine Ledault dans celui de Pablo. L'objectif reste de projeter les mêmes ombres et lumières, de dissiper les peurs et hantises. Les films de Barjac deviennent le livre d'un écrivain qui les adapte pour mieux les adopter : c'est le nouveau roman de Michel del Castillo, qui, après ses précédents ouvrages, offre le portrait définitif d'une femme ayant traversé la majeure partie de son oeuvre.
" Tout bien pesé, cette prison en valait une autre. Patricia était faite pour les longues fidélités. Elle aimait ce qui dure. Dans cette demeure, elle discernait moins une habitation qu'une pensée, et c'est elle qui lui importait. Le feu pouvait bien détruire ces pierres, ou l'eau, ou la pioche des démolisseurs, elle n'en éprouverait nul chagrin ; Pas davantage de la joie. Elle trouverait une autre pensée, elle s'inventerait une difficulté nouvelle. Ses pensées à elle lui arrivaient toujours à travers un regard. Elle ne croyait, comme les humbles, qu'aux idées qui s'incarnent. "



