Michel Onfray est un philosophe français dont les écrits célèbrent l'hédonisme, la raison et l'athéisme. Il aborde la philosophie avec une perspective hiérarchique et élitiste, évitant délibérément la simplification excessive d'idées complexes pour la consommation populaire. Onfray s'aligne sur la tradition de l'anarchisme individualiste, qu'il considère comme une force motrice tout au long de l'histoire philosophique. Son œuvre entrelace la philosophie avec la psychanalyse, examinant de manière critique la religion comme indéfendable.
Ce cinquième volume de la Contre-Histoire est consacré au XIXe siècle et plus particulièrement aux libéralistes utopiques comme William Godwin et Jeremy Bentham et aux socialistes atopiques comme John Stuart Mill, Robert Owen ou Charles Fourier.
Parmi les cinq sens, l'olfaction et le goût sont les plus décriés, car ils rappellent avec trop d'insistance que l'homme n'est pas seulement un être qui pense, mais qu'il est aussi un animal qui renifle, sent et goûte. D'où le discrédit jeté sur ces deux sens et ce qu'ils permettent : la gastronomie, l'art de manger et de boire. Or, on peut entendre la gastronomie comme une discipline qui voit le jour après la Révolution française, avec l'effondrement de l'Ancien Régime ; une philosophie du goût n'est pas pensable dans les catégories classiques de la pensée occidentale. Seule une perspective hédoniste permet d'aborder ce sujet d'une manière spécifiquement philosophique. La Raison gourmande se propose de répondre positivement à la question de Nietzsche : y a-t-il une philosophie du goût ? L'ouvrage est composé sur le mode contrapuntique : un chapitre solide, un chapitre liquide. Dom Perignon, Grimod de la Reynière, Brillat-Savarin, Carême deviennent ainsi - avec Leibniz, Descartes et Condillac - les héros de ce livre savant et drôle. Chaque fois, l'auteur s'interroge : quelle est la métaphysique promise par un ragoût ou une cuisson ? Et, inversement : de quelle technique gastronomique s'autorisent les grands systèmes philosophiques ?
Ceci est, d'une certaine manière, une autobiographie politique dans laquelle il est question d'athéisme social et de refus des mythes proposés par ceux qui nous gouvernent ; de ce qui nourrit le Front national et du rôle de la gauche libérale dans la formation de ce chiffon rouge ; du besoin des Le Pen qui structure la gauche gouvernementale et de sa prétendue lutte contre eux ; de la fabrication du consentement par les médias et du journalisme comme propagande de ces mythologies ; du souverainisme devenu un gros mot et, conséquemment, de la servitude transformée en vertu ; de la religion libérale qui triomphe depuis 1983 et génère la misère, donc le populisme ; des guerres faites aux côtés des Bush depuis 1991 et qui contribuent au terrorisme dans le pays ; de la haine de ceux qui, comme moi, restent fidèles à la gauche sociale et pacifiste ; du mépris dans lequel est tenu l'athée que je suis et des insultes qui accueillent quiconque pense l'islam en voltairien ; de la nécessité d'en finir avec les imposteurs qui se disent de gauche, mais qui ne mènent pas une vie de gauche ; enfin, de la gauche libertaire qui est la mienne et de la possibilité ici et maintenant d'une anarchie positive.
Chacun connaît les pyramides égyptiennes, les temples grecs, le forum romain et convient que ces traces de civilisations mortes prouvent... que les civilisations meurent, donc qu'elles sont mortelles ! Notre civilisation judéo-chrétienne vieille de deux mille ans n'échappe pas à cette loi. Du concept de Jésus, annoncé dans l'Ancien Testament et progressivement nourri d'images par des siècles d'art chrétien, à Ben Laden qui déclare la guerre à mort à notre Occident épuisé, c'est la fresque épique de notre civilisation que je propose ici. On y trouve : des moines fous du désert, des empereurs chrétiens sanguinaires, des musulmans construisant leur "paradis à l'ombre des épées", de grands inquisiteurs, des sorcières chevauchant des balais, des procès d'animaux, des Indiens à plumes avec Montaigne dans les rues de Bordeaux, la résurrection de Lucrèce, un curé athée qui annonce la mort de Dieu, une révolution jacobine qui tue deux rois, des dictatures de gauche puis de droite, des camps de la mort bruns et rouges, un artiste qui vend ses excréments, un écrivain condamné à mort pour avoir écrit un roman, deux jeunes garçons qui se réclament de l'islam et égorgent un prêtre en plein office, sans parler de mille autres choses... Ce livre n'est ni optimiste ni pessimiste, mais tragique car, à cette heure, il ne s'agit plus de rire ou de pleurer, mais de comprendre.
Albert Camus écrivait en 1953 dans ses Carnets: "Je demande une seule chose, et je la demande humblement, bien que je sache qu'elle est exorbitante : être lu avec attention." Pour lui rendre justice, croiser sa pensée et son existence, saluer une vie philosophique exemplaire, j'ai souhaité écrire ce livre après l'avoir lu avec attention. Michel Onfray Pour mettre fin à une légende fabriquée de toutes pièces par Sartre et les siens, celle d'un Camus "philosophe pour classes terminales", d'un homme de gauche tiède, d'un penseur des petits Blancs pendant la guerre d'Algérie, Michel Onfray nous invite à la rencontre d'une oeuvre et d'un destin exceptionnels. Né à Alger, Albert Camus a appris la philosophie en même temps qu'il découvrait un monde auquel il est resté fidèle toute sa vie, celui des pauvres, des humiliés, des victimes. Celui de son père, ouvrier agricole mort à la guerre, celui de sa mère, femme de ménage morte aux mots mais modèle de vertu méditerranéenne : droiture, courage, sens de l'honneur, modestie, dignité. La vie philosophique d'Albert Camus, qui fut hédoniste, libertaire, anarchiste, anticolonialiste et viscéralement hostile à tous les totalitarismes, illustre de bout en bout cette morale solaire.
Les Cyniques ? C'étaient, au IVe siècle avant l'ère chrétienne, des individus qui se réclamaient du chien, portaient barbe, besace et bâton, copulaient en public, faisaient du poisson masturbateur un modèle éthique et pratiquaient le jeu de mots en guide de méthodologie : là où d'aucuns font référence aux idées et aux théories absconses, ils opposaient le geste, l'humour et l'ironie. Leurs noms : Antisthène, Diogène, Cratès ou Hipparchia ... Evincés des manuels, desservis dans le langage par une étrange perversion du mot qui les caractérise, ils retrouvent ici droit de cité et donnent la preuve de leur formidable actualité.
Editeur : Grasset Date de parution : 2010 Description : In-8, 218 pages, broché, occasion, très bon état. Envois quotidiens du mardi au samedi. Les commandes sont adressées sous enveloppes bulles. Photos supplémentaires de l'ouvrage sur simple demande. Réponses aux questions dans les 12h00. Librairie Le Piano-Livre. Merci. Please let us know if you have any questions. Thanks
"Dans Macron président, la fin de l'innocence, un documentaire à sa gloire diffusé sur France 3, le président de la République Emmanuel Macron dit à propos de la Commune : "Versailles, c'est là où la République s'était retranchée quand elle était menacée ". Les communards ont affublé Thiers, le boucher de la Commune, d'un certain nombre de sobriquets : Adolphe-le-Petit, Général Boum, Coeur Saignant, Obus ler, Crapaud Venimeux, Tamerlan à Lunettes, César en raccourci, Satrape de Seine-et-Oise, Petit Jean-Foutre, Général Tom Pouce, Croquemort de la Nation. Chez Jules Vallès il y avait aussi : "Foutriquet ". Michel Onfray. Dans la pure tradition du libelle politique, Michel Onfray ose un portrait irrévérencieux d'Emmanuel Macron et dresse un bilan sans concession du quinquennat de l'"en même temps ". Cet essai mordant et drôle offre aussi, à l'heure des présidentielles, une édifiante radioscopie de notre société et de la faillite de sa classe politique. Indispensable à quiconque entend voter... ou pas."--Page 4 of cover
Dans le domaine des idées, les Grecs ont tout inventé. Parmi leurs inventions oubliées, il existe un courant hédoniste (il pose la réalisation du plaisir comme objectif essentiel à la sagesse) qu’on appelle cyrénaïque pour la raison qu’il se développe à Cyrène, en Cyrénaïque, dans une colonie grecque d’Afrique du Nord (aujourd’hui la Libye). Les philosophes cyrénaïques se rassemblent autour d’Aristippe de Cyrène (un contemporain très critique de Platon, ve-ive siècle av. J.-C.), un homme fantasque qui n’hésite pas à s’habiller en femme et à recourir aux plaisanteries pour mieux amener son public à penser et à philosopher. On l’a beaucoup critiqué, mais il a permis à certains penseurs d’élaborer leur propre doctrine, puis il a été discrédité par l’ensemble des philosophes officiels, des origines à nos jours… L’Invention du p laisir propose la première édition en langue française (avec traductions inédites) des textes et fragments qui subsistent. On peut ainsi découvrir les théories de ces philosophes sur l’argent, l’amour, le pouvoir, le rapport à autrui, à soi, aux dieux, aux femmes, etc. Une longue préface de Michel Onfray permet de situer ces penseurs et leurs thèses dans le contexte philosophique, historique et idéologique de l’époque. L’ouvrage ressuscite véritablement un continent englouti de la pensée grecque.
Michel Onfray remet en question la monogamie, la fidélité, la procréation, la famille, le mariage et la cohabitation en redéfinissant le désir comme un excès et le plaisir comme une dépense. Il propose une théorie du contrat fondée sur la volonté de deux libertés célibataires, tout en critiquant le modèle chrétien qui influence encore les relations entre les sexes. Onfray revisite les philosophes matérialistes et sensualistes de l'Antiquité gréco-romaine, s'opposant à l'idéal ascétique pythagoricien, juif, platonicien et chrétien, qui véhicule misogynie et mépris du corps. À la place, il défend un idéal hédoniste cyrénaïque, cynique et épicurien, prônant le célibat joyeux et l'égalité libertine entre hommes et femmes. Ce livre appelle à une érotique solaire, axée sur les pulsions de vie et rejetant les pulsions de mort. Il interroge la liberté dans la relation amoureuse, plaidant pour une déchristianisation de l'éthique, un féminisme libertin et un éros léger et ludique. Onfray propose également une physiologie des passions, permettant de rester soi-même dans les relations avec autrui. Né en 1959, il a écrit quinze livres, développant un projet hédoniste moral et politique, ainsi que des réflexions sur la vie quotidienne.
Cosmos est le premier volume d'une trilogie intitulée Brève encyclopédie du monde . Il présente une philosophie de la nature. Il sera suivi de Décadence , qui traitera de l'histoire, puis de Sagesse , consacré à la question de l'éthique et du bonheur. "Trop de livres se proposent de faire l'économie du monde tout en prétendant nous le décrire. Cet oubli nihiliste du cosmos me semble plus peser que l'oubli de l'être. Les monothéismes ont voulu célébrer un livre qui prétendait dire la totalité du monde. Pour ce faire ils ont écarté des livres qui disaient le monde autrement qu'eux. Une immense bibliothèque s'est installée entre les hommes et le cosmos, et la nature, et le réel". Tel est le point de départ de ce livre, dans lequel Michel Onfray nous propose de renouer avec une méditation philosophique en prise directe avec le cosmos. Contempler le monde, ressaisir les intuitions fondatrices du temps, de la vie, de la nature, comprendre ses mystères et les leçons qu'elle nous livre. Tel est l'ambition de ce livre très personnel, qui renoue avec l'idéal grec et païen d'une sagesse humaine en harmonie avec le monde.
Poursuivant l'exploration de sa philosophie hédoniste, Michel Onfray en aborde, avec ce nouveau livre, le versant politique. Voici donc, magnifiée, la figure du rebelle dont le génie colérique porte, à travers l'histoire, l'irrépressible désir de révolution. Une mystique de gauche ? A coup sûr. Avec ses arrière-mondes anarchistes. Avec sa volonté si actuelle de réenchanter un monde soumis à l'économisme. Avec son idéal de plaisir opposé à cet idéal ascétique que la droite n'en finit pas de célébrer. Reprenant l'histoire là où elle a manifesté pour la dernière fois ce génie singulier, Michel Onfray propose un achèvement de Mai 68 qu'il reconsidère à la lumière d'une fin de siècle convaincue de la mort des idéologies collectives. Dans cet éloge du gaz lacrymogène, on découvrira des occasions de redonner à la force un statut en politique sous les formes de la désobéissance, de la résistance, de l'insoumission, de l'insurrection. Cette Politique du rebelle est, assurément, le livre le plus radical, le plus violent de l'auteur de La Sculpture de soi.
Il est admis que 1984 et La Ferme des animaux d'Orwell permettent de penser les dictatures du XXe siècle, mais ils offrent également des clés pour comprendre les dictatures à travers l'histoire. L'instauration d'une dictature moderne peut se faire selon sept axes : détruire la liberté, appauvrir la langue, abolir la vérité, supprimer l'histoire, nier la nature, propager la haine et aspirer à l'Empire.
Pour détruire la liberté, il est nécessaire d'assurer une surveillance constante, ruiner la vie personnelle et uniformiser l'opinion. L'appauvrissement de la langue passe par l'utilisation d'un nouveau langage, le double langage et la suppression des classiques. L'abolition de la vérité implique d'enseigner l'idéologie, d'instrumentaliser la presse et de diffuser de fausses nouvelles.
Pour supprimer l'histoire, il faut effacer le passé, réécrire l'histoire et détruire les livres. Nier la nature requiert de détruire la pulsion de vie et d'organiser la frustration sexuelle. La propagation de la haine nécessite de se créer un ennemi et de fomenter des guerres. Enfin, aspirer à l'Empire implique de formater les enfants et de gouverner avec les élites. Qui peut dire que nous ne sommes pas déjà sur cette voie?
Le freudisme et la psychanalyse reposent sur une affabulation de haute vol e appuy e sur une s rie de l gendes. Freud tait un scientifique, il a labor sa th orie partir de sa pratique clinique, il a gu ri des patients, il a lib r la sexualit . A toutes ces affirmations, et bien d'autres, Michel Onfray r pond: faux Chamane viennois, gu risseur extr mement co teux et sorcier post-moderne, Freud recourt une pens e magique dans laquelle son verbe fait la loi. Ce livre se propose de penser la psychanalyse de la m me fa on que le Trait d'ath ologie a consid r les trois monoth ismes: comme autant d'occasions d'hallucinations collectives. Voil pourquoi il est d di Diog ne de Sinope... D'une plume d nu e de vitriol et plus taquine que dans son pr c dent r quisitoire, Onfray se livre ce qu'il nomme une psychobiographie de Sigmund Freud. Le r sultat est passionnant. Fran ois Busnel, L'Express.
Comment penser en artiste ? De quelle manière installer l’éthique sur le terrain esthétique ? Quelle place laisser à Dionysos dans une civilisation totalement soumise à Apollon ? Quelle est la nature de la relation entre hédonisme et anarchisme ? Selon quelles modalités une philosophie est-elle praticable ? Que peut espérer le corps des biotechnologies post-modernes ? Quelles relations entretiennent biographie et écriture en philosophie ? Selon quels principes sont fabriquées les mythologies philosophiques ? Comment « déchristianiser » la philosophie occidentale ? De nouvelles communautés sont-elles possibles ?
Not since Nietzsche has a work so groundbreaking and explosive appeared, to question the role of the world's three major monotheistic religions. If Nietzsche proclaimed the death of God, French philosopher Michel Onfray starts from the premise that not only is God still very much alive but increasingly controlled by fundamentalists who pose a danger to the human race. Documenting the ravages from religious intolerance over the centuries, Onfray makes a strong case against the three religions for their obsession with purity and their contempt for reason and intelligence, individual freedom, desire and the human body, sexuality and pleasure, and for women in general. In their place, all three demand faith and belief, obedience and submission, extol the "next life" to the detriment of the here and now. Tightly argued, this is a work that is sure to stir debate on the role of religion in Australian society--and politics. The bibliography for The Atheist Manifesto is available as a PDF download from www.mup.unimelb.edu.au
Partir, emboîter le pas des bergers, c’est expérimenter un genre de panthéisme extrêmement païen et retrouver la trace des dieux anciens […]. L’élection de la planète tout entière pour son périple vaut condamnation de ce qui ferme et asservit : le Travail, la Famille et la Patrie, du moins pour les entraves les plus visibles […]. Asocial, insociable, irrécupérable, le nomade ignore l’horloge et fonctionne au soleil ou aux étoiles, il s’instruit des constellations et de la course de l’astre dans le ciel, il n’a pas de montre, mais un œil d’animal exercé à distinguer les aubes, les aurores, les orages, les éclaircies, les crépuscules, les éclipses, les comètes, les scintillements stellaires, il sait lire la matière des nuages et déchiffrer leurs promesses, il interprète les vents et connaît leurs habitudes. Le caprice gouverne ses projets.
Après avoir donné un grand coup de pied dans le dogmatisme intellectuel français, le philosophe Michel Onfray offre un nouvel outil à tous les esprits curieux et désireux de s'initier à la libre pensée, avec cette biographie bédessinée de Friedrich Nietzche, l'un de ses maîtres à penser. Au fil de ces 120 planches, superbement illustrées du trait sensible de Maximilien Leroy, le lecteur découvre la vie d'un homme absorbé par sa recherche d'un absolu, tourné vers l'homme et sa quête de bonheur. La vie d'un penseur prêt à payer le prix de sa pensée révolutionnaire et sans concessions.
Que dire à des jeunes de vingt ans dans un monde en déliquescence ? La civilisation s'effondre, les valeurs s'inversent, et la culture se réduit. Les livres perdent de leur importance face aux écrans, et l'école n'enseigne plus la pensée critique, mais l'obéissance au politiquement correct. La famille, souvent décomposée et recomposée, est peuplée d'individus égotistes. De nouveaux repères émergent, contredisant les anciens : le racisme se manifeste sous le racialisme, la phallocratie se cache derrière le néo-féminisme, l'antisémitisme se dissimule sous l'antisionisme, et le fascisme se présente comme progressisme. Le nihilisme se pare de modernité, tandis que l'antispecisme et le transhumanisme prétendent être des humanismes, bien qu'ils menacent l'humanité. L'écologisme, sous des atours anticapitalistes, est devenu un pilier du capitalisme. Face à cette confusion, j'ai écrit une série de lettres à cette génération pour explorer les racines culturelles de notre époque. Ces lettres abordent des sujets comme le néo-féminisme, le décolonialisme, l'antifascisme, et l'art contemporain. L'une d'elles souligne l'art d'être français : ne pas être dupe, et honorer l'héritage du libre examen, du rationalisme, de l'hédonisme, de l'ironie et de l'esprit de finesse.
"Quand on croit à la politique, on a la manie du prie-Dieu, de la messe, du sermon, des excommunications, de l'eau bénite, du catéchisme, du bûcher, du bouc émissaire, du bréviaire, des burettes, des oraisons, mais surtout : des génuflexions. Quand on n'y croit plus et qu'on est devenu un athée de la politique, on devient libre. Dès lors, on voit comment le cinéma politico-médiatique a pour fonction de nous laisser croire qu'un changement d'homme apportera un changement de politique, alors qu'il n'en est rien. Avoir observé la dernière campagne en voltairien pour la raconter au Jour le Jour n'en demeure pas moins un geste politique : car déchirer le voile des fictions contribue au démontage de la servitude volontaire."
Programem ruchu rewolucyjnego Maja 1968 roku było pełne oswobodzenie jednostki
z kajdan tradycji, rodziny i państwa. Na murach Sorbony studenci pozostawili
lapidarny program - zakaz zakazywania. W tej tautologii zawarta jest
przewrotność studenckiej rebelii, jej bolszewicka logika i bezwzględność. Na
efekty zniesienia zakazów dawnego świata wciąż patrzymy. Michel Onfray, w
napisanym z dużym intelektualnym napięciem eseju, zwraca uwagę na dwa główne
pola działania synów Maja 68 - cenzurę i intelektualny ostracyzm, stosowany
wobec niewygodnych oponentów. Opisuje mechanizmy odrzucania dzieł
niepokornych. Kreśli prowadzone w mediach strategie dyfamacyjne, których
doświadczył m.in. wybitny sinolog Simon Leys, który śmiał w latach 70.
podważać oficjalną wykładnię broniącą dokonań chińskiej rewolucji kulturalnej,
czy Aleksander Sołżenicyn. Onfray atakuje, wyśmiewa i przestrzega. W
ostateczności pokazuje krótki żywot tryumfów hunwejbinów wobec piękna prawdy.
Seine furiose Streitschrift wider die Religion 'Wir brauchen keinen Gott' entfachte in Frankreich und Deutschland eine leidenschaftliche und kontrovers geführte Debatte. Ausgehend von seinem persönlichen Schlüsselerlebnis, der Erziehung in einem Waisenhaus der Salesianer, lässt Onfray in seinem neuen Buch die verneinenden Atheisten hinter sich und entwirft eine zeitgemäße Ethik für ein gelingendes Leben ohne Gott. Die Menschen sind verabredet auf das gemeinsame Ziel des größtmög-lichen Glücks im Hier und Jetzt und die Vermeidung von Unlust und Leid. Von einer strahlenden Erotik zu wechselseitigem Lustgewinn bis zu einer 'prometheischen Bioethik', in der jeder Eingriff in die Natur erlaubt ist, reicht sein fulminanter, Politik und Privates umspannender Gesellschaftsentwurf.
«En "Pensar el islam" me propongo reactivar el pensamiento ilustrado. No pensar el Islam a favor o en contra, no es esa mi intención, sino pensarlo como filósofo. Leo el Corán, examino los hadices y consulto biografías del Profeta para mostrar que en ese corpus hay materia para lo peor y para lo mejor.»
Der Rebell will eine andere Ordnung, seine Ordnung, die er niemandem aufzwingt. Daher beginnt Michel Onfray mit sich selbst, entwirft und erzählt sich selbst. Er baut keine Theorie auf, wer und was ein Rebell ist, sondern geht von seinen Erfahrungen im Leben und im Denken aus. Michel Onfray knüpft an seine großen Vorgänger an und wendet sich respektlos von ihnen ab, denn er ist niemand verpflichtet, nur sich selbst. Onfray als Rebell protestiert, weil sein Gewissen es ihm befiehlt. Er unterwirft sich keiner Gewalt, er ordnet sich nicht unter. Er stellt sich eine andere Welt vor und beginnt sie zu gestalten. Er ist kein Held, er verrät weder sich noch die anderen, ist kein Prophet und kein Parteipolitiker, weder Asket noch Apostel, sondern nur er selbst: widerständig und doch jederzeit erschütterbar für das, was in der Welt geschieht. Er hat etwas Anarchisches und Künstlerisches, aber er verkauft sich nicht dem erstbesten Privatsender. Er freut sich unbändig an seinem Leben, ist frei, unabhängig, selbständig und solidarisiert sich mit den scheinbaren Verlierern. Er glaubt nicht an Gott, aber doch an die Wiederverzauberung der Welt. Und er läßt sich nicht davon abbringen, von seinen Gedanken und Gefühlen zu erzählen und daraus seine Philosophie zu formen, die alle Rebellen verstehen.