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La confusion des sexes

Le travestissement de la Renaissance à la Révolution

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  • 434pages
  • 16 heures de lecture

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Entre la Renaissance et la Révolution, de nombreuses femmes se sont déguisées en hommes pour diverses raisons : fuir la misère en s'engageant dans les armées, défendre leurs terres en tant qu'amazones, ou revendiquer leurs droits en tant que citoyennes. Bien que le travestissement soit considéré comme un « crime de faux » par la justice royale, les juges montrent souvent de la clémence, sauf en cas de prostitution ou de passions jugées infâmes. En revanche, les hommes qui se travestissent sont rares, avec quelques exceptions notables comme l'abbé de Choisy et le chevalier d'Eon, car cela choque les normes établies de la masculinité. Les témoignages présentés révèlent les codes de comportement et les valeurs d'une société hiérarchisée par le sang et le sexe. Sous l'Ancien Régime, la surveillance des travestis par la police des mœurs souligne leur défiance envers la « juste différence des sexes », défendue par des moralistes et physiognomonistes pendant des siècles. Ce n'est qu'avec les philosophes des Lumières que l'on commence à invoquer la « nature » pour justifier l'inégalité entre hommes et femmes, marquant ainsi un tournant dans la perception des genres.

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La confusion des sexes, Sylvie Steinberg

Langue
Année de publication
2001
Reliure
(souple)
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3,6
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Titre
La confusion des sexes
Sous-titre
Le travestissement de la Renaissance à la Révolution
Langue
Français
Éditeur
Fayard
Publié
2001
Format
souple
Pages
434
ISBN10
2213608482
ISBN13
9782213608488
Séries
Évaluation
3,55 sur 5
Description
Entre la Renaissance et la Révolution, de nombreuses femmes se sont déguisées en hommes pour diverses raisons : fuir la misère en s'engageant dans les armées, défendre leurs terres en tant qu'amazones, ou revendiquer leurs droits en tant que citoyennes. Bien que le travestissement soit considéré comme un « crime de faux » par la justice royale, les juges montrent souvent de la clémence, sauf en cas de prostitution ou de passions jugées infâmes. En revanche, les hommes qui se travestissent sont rares, avec quelques exceptions notables comme l'abbé de Choisy et le chevalier d'Eon, car cela choque les normes établies de la masculinité. Les témoignages présentés révèlent les codes de comportement et les valeurs d'une société hiérarchisée par le sang et le sexe. Sous l'Ancien Régime, la surveillance des travestis par la police des mœurs souligne leur défiance envers la « juste différence des sexes », défendue par des moralistes et physiognomonistes pendant des siècles. Ce n'est qu'avec les philosophes des Lumières que l'on commence à invoquer la « nature » pour justifier l'inégalité entre hommes et femmes, marquant ainsi un tournant dans la perception des genres.