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Perles de vie

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"Chers lecteurs, Je vais bientôt me quitter. Oui, disparaître de cette planète. Et il m'est venu à l'idée de rassembler moult pensées, citations (la plupart méconnues), engrangées tout au long de mon existence, et de vous les léguer en héritage, dans l'espoir que pour vous aussi, elles seront source de réflexions, méditations, voire matière à rire et à pleurer. Certaines de ces citations m'ont bien sûr frappé plus que d'autres. Ainsi, de Chesterton : "Les anges volent parce qu'ils se prennent eux-mêmes à la légère" ; de Kafka : "J'ai peu de choses en commun avec moi-même" ; de Nerval : "Je voyage pour vérifier mes songes". Aussi, lors de ma réceptions à l'Académie française où je succédais à Julien Green, j'avais souligné comment celui-ci avait été hanté par le Malin, et m'était revenu à l'esprit le mot merveilleux de Cocteau : "Sans le Diable, Dieu n'aurait jamais atteint le grand public". Chers lecteurs, chers obaldiens, à vous, selon vos affinités, vos humeurs, de vous approprier une perle rare. Je vais maintenant prendre congé de vous non sans vous gratifier cette fois d'un proverbe bantou : "Mon ami n'est pas mort puisque je vis encore".

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Perles de vie, René de Obaldia

Langue
Année de publication
2017
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Titre
Perles de vie
Langue
Français
Éditeur
Grasset
Publié
2017
Format
souple
ISBN10
2246812739
ISBN13
9782246812739
Séries
Mots clés
Fiction, Poésie
Description
"Chers lecteurs, Je vais bientôt me quitter. Oui, disparaître de cette planète. Et il m'est venu à l'idée de rassembler moult pensées, citations (la plupart méconnues), engrangées tout au long de mon existence, et de vous les léguer en héritage, dans l'espoir que pour vous aussi, elles seront source de réflexions, méditations, voire matière à rire et à pleurer. Certaines de ces citations m'ont bien sûr frappé plus que d'autres. Ainsi, de Chesterton : "Les anges volent parce qu'ils se prennent eux-mêmes à la légère" ; de Kafka : "J'ai peu de choses en commun avec moi-même" ; de Nerval : "Je voyage pour vérifier mes songes". Aussi, lors de ma réceptions à l'Académie française où je succédais à Julien Green, j'avais souligné comment celui-ci avait été hanté par le Malin, et m'était revenu à l'esprit le mot merveilleux de Cocteau : "Sans le Diable, Dieu n'aurait jamais atteint le grand public". Chers lecteurs, chers obaldiens, à vous, selon vos affinités, vos humeurs, de vous approprier une perle rare. Je vais maintenant prendre congé de vous non sans vous gratifier cette fois d'un proverbe bantou : "Mon ami n'est pas mort puisque je vis encore".