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La Femme sans

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" Je suis une femme sans - c'est-à-dire une femme sans enfant. Longtemps je n'en ai pas souffert, du moins du fait des autres : après tout, jusqu'à un certain âge on peut encore se reproduire. Mais, quand la réalité de ma stérilité a été avérée, a commencé la lente, insidieuse, inflexible répudiation. De la part des hommes, déjà, qui, pour la plupart, veulent une descendance et considèrent pardessus tout " la mère de leurs enfants ". De la part des frères et sueurs, qui cherchent à vous déshériter et parfois y parviennent, puisque vous êtes incapable de transmettre à ceux de votre sang. Or la femme sans est indispensable à une société. Elle a un rôle, une fonction : elle gère, éduque, informe, elle est la confidente des couples et surtout des enfants. Et elle crée : nos plus grandes artistes étaient et sont souvent des femmes sans. Continuer à la persécuter ou à la rejeter comme aux temps anciens relève de l'antiféminisme primaire et va contre le bonheur de tous. Ce livre est le récit de mon histoire et de celle de bien d'autres qui, souvent, souffrent comme moi. "

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La Femme sans, Madeleine Chapsal

Langue
Année de publication
2003
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Titre
La Femme sans
Langue
Français
Publié
2003
Format
souple
ISBN10
2253154865
ISBN13
9782253154860
Séries
Évaluation
2,65 sur 5
Description
" Je suis une femme sans - c'est-à-dire une femme sans enfant. Longtemps je n'en ai pas souffert, du moins du fait des autres : après tout, jusqu'à un certain âge on peut encore se reproduire. Mais, quand la réalité de ma stérilité a été avérée, a commencé la lente, insidieuse, inflexible répudiation. De la part des hommes, déjà, qui, pour la plupart, veulent une descendance et considèrent pardessus tout " la mère de leurs enfants ". De la part des frères et sueurs, qui cherchent à vous déshériter et parfois y parviennent, puisque vous êtes incapable de transmettre à ceux de votre sang. Or la femme sans est indispensable à une société. Elle a un rôle, une fonction : elle gère, éduque, informe, elle est la confidente des couples et surtout des enfants. Et elle crée : nos plus grandes artistes étaient et sont souvent des femmes sans. Continuer à la persécuter ou à la rejeter comme aux temps anciens relève de l'antiféminisme primaire et va contre le bonheur de tous. Ce livre est le récit de mon histoire et de celle de bien d'autres qui, souvent, souffrent comme moi. "