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Va-t-on enfin se décider à briser l'activité délétère des sectes qui pullulent et se multiplient ? L'une d'elles avait envahi l'esprit du plus jeune de mes fils. Il en est mort, assassiné sous l'apparence d'un suicide. Il avait vingt ans. D'innombrables jeunes gens se tuent comme lui, sans raison valable. La société, qui se dit libérale, ne fait rien pour endiguer l'épidémie, rien pour paralyser les responsables, rien pour chercher en elle-même les germes cachés du fléau, rien pour offrir l'espoir à ceux qui, entrant dans la vie, ne voient devant eux que ténèbres sans une lueur de joie. Elle ne fait rien que leur ôter toute protection, les livrer prématurément à eux-mêmes, coupés de leur famille, dépouillés de loi morale. Au nom de mon fils, assassiné pour rien, au nom de tous ces jeunes morts, morts pour rien, au nom de la vie et au nom de l'homme, saccagés pour rien, je porte plainte. Plainte auprès de vous, monsieur le Président de la République, qui incarnez notre pays et notre civilisation, mais aussi auprès de nous tous, hommes de l'Occident malade. Je porte plainte au nom de l'avenir qui crie au secours.
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Le Livre de Poche: Je porte plainte - Texte intégral, Roger Ikor
- Langue
- Année de publication
- 1981
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- (souple),
- État du livre
- Bon
- Prix
- 1,19 €
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- Titre
- Le Livre de Poche: Je porte plainte - Texte intégral
- Langue
- Français
- Auteurs
- Roger Ikor
- Éditeur
- Le Livre de Poche
- Publié
- 1981
- Format
- souple
- Pages
- 116
- ISBN10
- 2253029262
- ISBN13
- 9782253029267
- Séries
- Mots clés
- Nonfiction, Sciences sociales, Histoires vraies, Esotérisme & Religion, Sciences politiques & Politique, Thèmes psychologiques, Famille, Problèmes sociaux
- Évaluation
- 3,5 sur 5
- Description
- Va-t-on enfin se décider à briser l'activité délétère des sectes qui pullulent et se multiplient ? L'une d'elles avait envahi l'esprit du plus jeune de mes fils. Il en est mort, assassiné sous l'apparence d'un suicide. Il avait vingt ans. D'innombrables jeunes gens se tuent comme lui, sans raison valable. La société, qui se dit libérale, ne fait rien pour endiguer l'épidémie, rien pour paralyser les responsables, rien pour chercher en elle-même les germes cachés du fléau, rien pour offrir l'espoir à ceux qui, entrant dans la vie, ne voient devant eux que ténèbres sans une lueur de joie. Elle ne fait rien que leur ôter toute protection, les livrer prématurément à eux-mêmes, coupés de leur famille, dépouillés de loi morale. Au nom de mon fils, assassiné pour rien, au nom de tous ces jeunes morts, morts pour rien, au nom de la vie et au nom de l'homme, saccagés pour rien, je porte plainte. Plainte auprès de vous, monsieur le Président de la République, qui incarnez notre pays et notre civilisation, mais aussi auprès de nous tous, hommes de l'Occident malade. Je porte plainte au nom de l'avenir qui crie au secours.


