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Quelques pas dans les pas d'un ange

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  • 160pages
  • 6 heures de lecture

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"C'était plein à craquer, des maçons, des peintres en salopettes prenaient le pousse-café au comptoir où nous attendions que se libère une table. Le menu était affiché à la craie sur un des miroirs, ce jour-là c'était une blanquette de veau. Papa portait une veste en velours et un béret serré comme celui d'Auguste avec bien évidemment une chemise à carreaux. On ne dépareillait pas du tout dans le restaurant où, très vite, on avait trouvé à s'asseoir. Les deux ouvriers à la table à côté ont regardé les mains de Papa, tachées de couleurs diverses, ces mains dont il disait souvent qu'elles étaient imprégnées jusqu'à l'os. Il avait alors plus de soixante-dix ans, mais avec son allure énergique et l'impression de puissance qui émanait de lui, il pouvait très bien passer pour un peintre en bâtiment. - Vous avez un chantier dans le coin ? demanda l'un deux. - Je refais un plafond à l'Opéra, répondit mon père, attaquant son oeuf dur mayonnaise."

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Quelques pas dans les pas d'un ange, David McNeil

Langue
Année de publication
2003
Reliure
(souple)
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Titre
Quelques pas dans les pas d'un ange
Langue
Français
Éditeur
Gallimard
Publié
2003
Format
souple
Pages
160
ISBN10
2070703304
ISBN13
9782070703302
Séries
Mots clés
Titre original
Quelques pas dans les pas d'un ange
Évaluation
3,15 sur 5
Description
"C'était plein à craquer, des maçons, des peintres en salopettes prenaient le pousse-café au comptoir où nous attendions que se libère une table. Le menu était affiché à la craie sur un des miroirs, ce jour-là c'était une blanquette de veau. Papa portait une veste en velours et un béret serré comme celui d'Auguste avec bien évidemment une chemise à carreaux. On ne dépareillait pas du tout dans le restaurant où, très vite, on avait trouvé à s'asseoir. Les deux ouvriers à la table à côté ont regardé les mains de Papa, tachées de couleurs diverses, ces mains dont il disait souvent qu'elles étaient imprégnées jusqu'à l'os. Il avait alors plus de soixante-dix ans, mais avec son allure énergique et l'impression de puissance qui émanait de lui, il pouvait très bien passer pour un peintre en bâtiment. - Vous avez un chantier dans le coin ? demanda l'un deux. - Je refais un plafond à l'Opéra, répondit mon père, attaquant son oeuf dur mayonnaise."