Einstæðingur finnst látinn í íbúð sinni í Reykjavík. Á skrifborði hans liggja blaðaúrklippur frá stríðsárunum þar sem sagt er frá óhugnanlegu morði: stúlka fannst kyrkt bak við Þjóðleikhúsið sem var á þeim tíma birgðastöð fyrir herinn. Lögreglumaður kominn á eftirlaun fréttir af málinu og forvitni hans vaknar. Hann hefur áður heyrt um stúlkuna – en hvers vegna skyldi nokkur maður geyma fregnir af dauða hennar?
Marie n’était pas du genre à se suicider : c’est ce que soutient une de ses proches au commissaire Erlendur. On l’a pourtant retrouvée pendue dans son chalet, sur les bords gelés du lac deThingvellir. Erlendur rouvre l’enquête et découvre que, peu avant sa mort, la victime était entréeen contact avec sa mère défunte grâce à un médium. Celle-ci avait promis de lui envoyer un« signe ». Erlendur ne croit pas aux fantômes. [payot.ch]
La 4e de couverture indique : "Elle voulait fuir la guerre avec son fiancé. Rentrer à Reykjavik. Les nazis ont emmené Osvaldur ; elle doit embarquer seule. Dans une Islande occupée par les Alliés, deux meurtres d'une cruauté inouïe orientent les soupçons des enquêteurs Flovent et Thorson vers les milieux militaires. Autant de drames, de vies bouleversées, qui troublent la frontière entre coupables et victimes. Quelle justice peut-on offrir dans une guerre qui tolère tout?"
Dans un appartement à proximité du centre de la ville, un jeune homme gît, mort, dans un bain de sang sans qu’il y ait le moindre signe d’effraction ou de lutte. Aucune arme du crime, rien que cette entaille en travers de la gorge de la victime, entaille que le médecin légiste qualifie de douce, presque féminine. Dans la poche de Runolfur, des cachets de Rohypnol, médicament également connu sous le nom de drogue du viol... Il semblerait que Runolfur ait violé une femme et que celle-ci se soit ensuite vengée de son agresseur. Un châle pourpre trouvé sous le lit dégage un parfum puissant et inhabituel d’épices, qui va mettre Elinborg, l’inspectrice, amateur de bonne cuisine, sur la piste d’une jeune femme. Mais celle-ci ne se souvient de rien, et bien qu’elle soit persuadée d’avoir commis ce meurtre rien ne permet vraiment de le prouver. La fiole de narcotiques trouvée parmi d’autres indices oriente les inspecteurs vers des violences secrètes et des sévices psychologiques. En l’absence du commissaire Erlendur, parti en vacances, toute l’équipe va s’employer à comprendre le fonctionnement de la violence sexuelle, de la souffrance devant des injustices qui ne seront jamais entièrement réparées, et découvrir la rivière noire qui coule au fond de chacun.
Daniel, quadragénaire interné dans un hôpital psychiatrique de Reykjavík, se jette par la fenêtre sous les yeux de son frère, Palmi. Au même moment, un vieil enseignant, qui a eu Daniel comme élève dans les années 1960, meurt dans l'incendie de sa maison. Palmi, rongé par la culpabilité, cherche à découvrir la vérité tandis qu'une équipe de policiers mène l'enquête officielle. Aux côtés du premier de la classe Sigurdur Oli et d'Elinborg, un certain Erlendur apparaît...
Au lendemain de la grande fête des commerçants de Akureri, la grande ville du Nord de l’Islande, on dénombre de nombreuses gueules de bois, quelques dépucelages, plusieurs agressions, plusieurs viols aussi. Mais une femme qui se présente son le nom de Victoria demande à Einar, le correspondant local du Journal du soir, de se rendre immédiatement, avec la policer, dans une "maison hantée" de la vieille ville : ils y découvrent le corps d’une jeune fille étranglée. Personne n’a signalé de disparition.Peu après, Einar apprend que son informatrice, entrée dans une clinique de désintoxication, a été assassinée. Fort de son expérience d’ancien alcoolique, il se fait interner pour mener son enquête.Résistant à la pression de son rédacteur en chef avide de sensationnel, il saura découvrir l’identité réelle des deux victimes, engluées dans des relations perverses, et impuissantes devant les puissances de la modernité qui transforment à marche forcée une société dans laquelle la famille a gardé toute son importance. L’auteur prend le temps de nous présenter ses personnages et leurs ressorts intimes, il nous embarque dans un monde qu’il construit avec beaucoup d’ironie et de tendresse et dont la bande-son très rock and blues, d’où est tiré le titre du livre, donne l’ambiance.
Un voyageur de commerce est retrouvé mort dans un appartement de Reykjavik, tué par balle avec un "ss" tracé en sang sur son front. La police suspecte rapidement les soldats étrangers présents en ville durant l'été 1941. Deux enquêteurs, Flovent, l'unique policier criminel d'Islande ayant été formé à Scotland Yard, et Thorson, un Islandais né au Canada désigné par les Britanniques et les Américains pour ses compétences linguistiques, prennent en charge l'enquête. Indridason dépeint les bouleversements d'une île de pêcheurs et d'agriculteurs, en pleine transition vers la modernité avec l'arrivée des soldats. Les femmes, en quête d'émancipation, aspirent à la ville, tandis que des rumeurs circulent sur les nazis cherchant à retrouver des traces de leurs mythes aryens. Parallèlement, une visite attendue d'un grand homme ajoute à la tension. L'enquête, riche en rebondissements, offre un aperçu captivant de l'Islande occupée, où les jeunes soldats britanniques et américains perturbent la population féminine. Les enquêteurs, méprisés par les autorités militaires, restent déterminés à ne pas se laisser imposer des coupables. Ce roman captivant et addictif fascine par ses personnages et la résolution imprévisible de l'intrigue.
Roman traduit de l’islandais par Éric Boury Einar Már Guðmundsson a reçu en 2012 le Swedish Academy’s Nordic Prize, dit « le petit Nobel », pour l’ensemble de son œuvre. Chez les Knudsen, on est potentiellement marin de père en fils, sauf à faire carrière à la caisse d’épargne. On compte dans la famille des grands hommes, des hôtesses de l’air et de gentils simplets. Des marins, ministres, aviateurs, bandits, avocats, et parfois tout cela en même temps. Le clan Knudsen règne depuis plus de deux siècles sur Tangavík, petit port de pêche battu par les vents ou fief d’armateurs, question de point de vue. Ils y ont bâti des empires et les ont perdus. Ils ont monté des conserveries de harengs, composé des symphonies sifflées, possédé des Cadillac bicolores, des usines de congélation et des serres géothermiques, ils ont dirigé des fanfares et des clubs pour dames. Ils ont disparu et ils sont réapparus, ils ont été portés au pinacle et mis au pilori, en passant par tous les stades intermédiaires. Toujours persuadés, de génération en génération, d’être les Rois d’Islande. L’histoire mirifique des Knudsen, de ses représentants et de tous ceux qui passaient par là est, on l’aura compris, un tourbillon de portraits hautement roboratifs – la saga contemporaine d’une famille exubérante et totalement déjantée.