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Thomas Bernhard

    9 février 1931 – 12 février 1989

    Thomas Bernhard, auteur autrichien, compte parmi les écrivains de langue allemande les plus distingués de la seconde moitié du XXe siècle. Bien qu'internationalement acclamé pour ses romans, il fut également un dramaturge prolifique. Ses personnages, souvent absorbés par des œuvres monumentales qui durent toute une vie, abordent des thèmes tels que le suicide, la folie et l'obsession, partageant la relation ambivalente de Bernhard avec l'Autriche. Sa prose est à la fois tumultueuse et sobre, philosophiquement résonnante avec une cadence musicale et un humour noir abondant, offrant aux lecteurs une expérience littéraire intense et provocatrice.

    Thomas Bernhard
    Der Stimmenimitator
    Un enfant
    Oui - Texte intégral
    L' origine
    Le souffle
    La cave
    • La cave

      • 159pages
      • 6 heures de lecture

      « Partir dans la direction opposée » à celle qu’il a prise, comme chaque jour pour se rendre au lycée, voilà ce que décide soudain Thomas Bernhard à quinze ans. Ce demi-tour décidera de toute sa vie. Il ne le regrettera jamais. Pourtant les conditions sont dures dans la cave de M. Podlaha, le magasin d’alimentation où il a trouvé une place d’apprenti. Aucun travail ne le rebute. Et quelle clientèle ! Dans ce quartier que la ville tient à l’écart, c’est la misère, l’ivrognerie, le crime, le suicide. Dans ce style bien particulier où la répétition de mots, de groupes de mots, développe comme un thème musical une pensée à la fois obsédée et obsédante, Thomas Bernhard raconte son adolescence, les siens, entassés à neuf dans trois pièces, et son goût pour la musique.

      La cave
      4,2
    • C'est le lendemain du jour où il a vu, par la fenêtre, son grand-père se rendre à pied à l'hôpital pour y subir des examens que Thomas Bernhard, à dix-huit ans, tombe gravement malade. Une pleurésie purulente le fera transporter d'urgence dans ce même hôpital, où il connaîtra l'enfer : la salle commune surpeuplée de vieillards agonisants qui se succèdent dans les lits à un rythme accéléré, l'indifférence des médecins et des infirmières, la mort devenue une banalité quotidienne... Cette maladie n'est pas un hasard. De fait, Thomas Bernhard était malade depuis des mois, et c'est l'abandon involontaire de l'être qu'il aime le plus au monde qui a brisé ses défenses. Toutefois, le grand-père viendra lui rendre visite et l'encourager, avant de mourir dans un autre service de l'hôpital. Après L'origine et La cave. ce troisième volet de l'autobiographie du grand écrivain marque une étape décisive : la maladie l'ayant obligé à renoncer à sa carrière de chanteur. il se tournera désormais vers la littérature. avec cette passion qu'il met à devenir, envers et contre tout, lui-même.

      Le souffle
      4,2
    • L' origine

      • 163pages
      • 6 heures de lecture

      Salzbourg, c'est la beauté. l'art, la culture. C'est aussi une ville au climat pourri, peuplée de bourgeois bornés, mesquins, matérialistes, hypocrites. une ville haïe de l'auteur qui y est né, qui ne peut jamais y retourner sans se sentir de nouveau accablé par l'atmosphère qui s'en dégage. où tout être sensible se sent condamné à tous les abandons et parfois au suicide. C'est l'idée du suicide qui obsédait le collégien lorsque. dans le cagibi à chaussures de l'internat où l'avait placé son grand-père, il étudiait le violon. Internat dirigé par un nazi. selon des méthodes éprouvées. guère différentes de celles des bons catholiques qui le remplacèrent après la défaite. Entre-temps il y a eu la guerre et les bombardements avec leurs visions d'horreurs. Premier volume autobiographique de Thomas Bernhard, L'origine nous plonge dans l'enfer quotidien de l'internat dans lequel il a passé son adolescence. D'abord tenu par les nazis, il est reconverti en établissement catholique, après la chute du III Reich. mais les méthodes restent les mêmes... Un surprenant roman d'éducation écrit dans une langue admirable.

      L' origine
      4,2
    • Oui - Texte intégral

      • 167pages
      • 6 heures de lecture

      Comme " l'agent immobilier Moritz ", nous sommes, dès les premiers mots, " agressés sans ménagement " par un narrateur véhément, qui ne nous lâchera pas avant de nous avoir dit tout ce qu'il a sur le cœur. Dès la première phrase, une interminable tirade hérissée de conjonctions qui se bousculent et d'incidentes emboîtées les unes dans les autres, tout est joué : ou bien nous lâchons prise, ou bien nous reprenons notre élan et nous ne pouvons plus nous arrêter avant la fin. Tout, alors, s'éclaire très vite : nous saurons tout sur Moritz et sa famille, sur les Suisses, nous saurons tout sur le narrateur et nous en saurons encore bien plus sur notre compte. Car plus il accumule à plaisir les détails sur son mal, plus sa voix furieuse devient universelle.

      Oui - Texte intégral
      3,8
    • Un enfant

      • 152pages
      • 6 heures de lecture

      Né discrètement en Hollande où sa mère va cacher un accouchement hors mariage, Thomas Bernhard est bientôt recueilli par ses grands-parents qui vivent à Vienne. La crise économique des années trente les force à s'établir dans un village aux environs de Salzbourg où l'enfant découvre avec ravissement la vie campagnarde. Le grand-père, vieil anarchiste, doit aller s'installer à Traunstein, en Bavière. Le jeune Thomas se familiarise avec le monde de la petite ville, commence à s'émanciper, fait l'école buissonnière et ses premières escapades à vélo. Il découvre aussi le national socialisme et la guerre aérienne. " Le monde enchanté de l'enfance " n'est pas celui pourtant du petit Thomas. Persécuté par ses maîtres, souffrant du complexe de l'immigré et du pauvre, il a plusieurs fois la tentation du suicide, tentation qui plus tard hantera aussi l'adolescent et le jeune homme.

      Un enfant
      3,9
    • Tel un des personnages de cette série de courts récits, Thomas Bernhard voit chaque jour défiler devant lui "le vraisemblable, l'invraisemblable et même l'à peine croyable et l'absolument incroyable". L'auteur observe la vie à la loupe, et les curieux animaux, ou monstres que nous sommes.

      Der Stimmenimitator
      3,8
    • L'origine

      La cave ; Le souffle ; Le froid ; Un enfant

      • 505pages
      • 18 heures de lecture

      Salzbourg, c'est la beauté, l'art, la culture. C'est aussi une ville au climat pourri, peuplée de bourgeois bornés, mesquins, matérialistes, hypocrites, une ville haïe de l'auteur qui y est né, qui ne peut jamais y retourner sans se sentir à nouveau accablé par l'atmosphère qui s'en dégage, où tout être sensible se sent condamné à tous les abandons et parfois au suicide. C'est l'idée du suicide qui obsédait le collégien lorsque, dans le cagibi à chaussures de l'internat où l'avait placé son grand-père, il étudiait le violon. Internat dirigé par un nazi, selon des méthodes éprouvées, guère différentes de celles des bons catholiques qui le remplacèrent après la défaite. Entre-temps il y a eu la guerre et les bombardements avec leurs visions d'horreurs. Premier volume autobiographique de Thomas Bernhard, L'origine nous plonge dans l'enfer quotidien de l'internat dans lequel il a passé son adolescence. D'abord tenu par les nazis, il est reconverti en établissement catholique, après la chute du IIIe Reich, mais les méthodes restent les mêmes... Un surprenant roman d'éducation écrit dans une langue admirable.

      L'origine
    • Gathering Evidence

      • 352pages
      • 13 heures de lecture

      From the age of 21, everything he wrote was shaped by the urgency of a dying man's testament - his witness, the quintessence of his life and knowledge - and where this account of his life ends, his art begins. schovat popis

      Gathering Evidence
      4,6
    • Correction

      • 256pages
      • 9 heures de lecture

      Roithamer, a character based on Wittgenstein, has committed suicide having been driven to madness by his own frightening powers of pure thought. We witness the gradual breakdown of a genius ceaselessly compelled to correct and refine his perceptions until the only logical conclusion is the negation of his own soul. schovat popis

      Correction
      4,3