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Over de liefde en andere duivels

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Dans la troisième niche de l'autel majeur, du côté de l'Évangile, se trouvait la nouvelle. La pierre tombale se brisa au premier coup de pioche, et une chevelure vivante d'un intense coloris cuivré s'échappa de la crypte. Le maître d'œuvre voulut la tirer entièrement avec l'aide de ses ouvriers, et plus ils tiraient, plus elle semblait longue et abondante, jusqu'à ce que les dernières mèches soient encore accrochées à un crâne d'enfant. Dans la niche, il ne resta que quelques osselets dispersés, et sur la pierre tombale rongée par le sel, seul un nom sans patronyme était lisible : Sierva María de Todos los Ángeles. Étendue sur le sol, la chevelure splendide mesurait vingt-deux mètres et onze centimètres. Le maître d'œuvre m'expliqua sans étonnement que les cheveux humains poussaient d'un centimètre par mois même après la mort, et vingt-deux mètres lui parurent une bonne moyenne pour deux cents ans. Pour moi, cela ne semblait pas si trivial, car ma grand-mère me racontait enfant la légende d'une marquise de douze ans dont la chevelure traînait comme une traîne de mariée, morte de la rage après la morsure d'un chien, vénérée dans les villages des Caraïbes pour ses nombreux miracles. L'idée que cette tombe puisse être la sienne fut ma nouvelle du jour et l'origine de ce livre.

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Over de liefde en andere duivels, Gabriel García Márquez

Langue
Autre langueAU
Année de publication
1994
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(souple),
État du livre
Bon
Prix
4,39 €

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3,9
Très bien
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Titre
Over de liefde en andere duivels
Langue
Français, Autre langue
Éditeur
Meulenhoff
Publié
1994
Format
souple
Pages
238
ISBN10
9029046678
ISBN13
9789029046671
Séries
Première publication
1994
Titre original
Del amor y otros demonios
Évaluation
3,85 sur 5
Description
Dans la troisième niche de l'autel majeur, du côté de l'Évangile, se trouvait la nouvelle. La pierre tombale se brisa au premier coup de pioche, et une chevelure vivante d'un intense coloris cuivré s'échappa de la crypte. Le maître d'œuvre voulut la tirer entièrement avec l'aide de ses ouvriers, et plus ils tiraient, plus elle semblait longue et abondante, jusqu'à ce que les dernières mèches soient encore accrochées à un crâne d'enfant. Dans la niche, il ne resta que quelques osselets dispersés, et sur la pierre tombale rongée par le sel, seul un nom sans patronyme était lisible : Sierva María de Todos los Ángeles. Étendue sur le sol, la chevelure splendide mesurait vingt-deux mètres et onze centimètres. Le maître d'œuvre m'expliqua sans étonnement que les cheveux humains poussaient d'un centimètre par mois même après la mort, et vingt-deux mètres lui parurent une bonne moyenne pour deux cents ans. Pour moi, cela ne semblait pas si trivial, car ma grand-mère me racontait enfant la légende d'une marquise de douze ans dont la chevelure traînait comme une traîne de mariée, morte de la rage après la morsure d'un chien, vénérée dans les villages des Caraïbes pour ses nombreux miracles. L'idée que cette tombe puisse être la sienne fut ma nouvelle du jour et l'origine de ce livre.