Bookbot

La Chambre Bleue

Évaluation du livre

Paramètres

  • 184pages
  • 7 heures de lecture

En savoir plus sur le livre

- Je t'ai fait mal ? - Non. - Tu m'en veux ? - Non. C'était vrai. À ce moment-là, tout était vrai, puisqu'il vivait la scène à l'état brut, sans se poser de questions, sans essayer de comprendre, sans soupçonner qu'il y aurait un jour quelque chose à comprendre. Non seulement tout était vrai, mais tout était réel : lui, la chambre, Andrée qui restait étendue sur le lit dévasté, nue, les cuisses écartées, avec la tache sombre du sexe d'où sortait un filet de sperme. Était-il heureux ? Si on le lui avait demandé, il aurait répondu oui sans hésiter. L'idée ne lui venait pas d'en vouloir à Andrée de lui avoir mordu la lèvre. Cela faisait partie d'un tout, comme le reste, et, debout, nu lui aussi, devant le miroir du lavabo, il tapotait sa lèvre avec la serviette imbibée d'eau fraîche. - Ta femme va te poser des questions ? - Je ne crois pas. - Elle t'en pose parfois ?

Achat du livre

La Chambre Bleue, Georges Simenon

Langue
Année de publication
2005
product-detail.submit-box.info.binding
(souple)
Cet exemplaire n’est plus disponible.
ou
Voir l'édition disponible

Modes de paiement

3,9
Très bien
340 Évaluations

Il manque plus que ton avis ici.

Langue
Français
Publié
2005
Format
souple
Pages
184
ISBN10
225314312X
ISBN13
9782253143123
Séries
Titre original
La chambre bleue
Évaluation
3,9 sur 5
Description
- Je t'ai fait mal ? - Non. - Tu m'en veux ? - Non. C'était vrai. À ce moment-là, tout était vrai, puisqu'il vivait la scène à l'état brut, sans se poser de questions, sans essayer de comprendre, sans soupçonner qu'il y aurait un jour quelque chose à comprendre. Non seulement tout était vrai, mais tout était réel : lui, la chambre, Andrée qui restait étendue sur le lit dévasté, nue, les cuisses écartées, avec la tache sombre du sexe d'où sortait un filet de sperme. Était-il heureux ? Si on le lui avait demandé, il aurait répondu oui sans hésiter. L'idée ne lui venait pas d'en vouloir à Andrée de lui avoir mordu la lèvre. Cela faisait partie d'un tout, comme le reste, et, debout, nu lui aussi, devant le miroir du lavabo, il tapotait sa lèvre avec la serviette imbibée d'eau fraîche. - Ta femme va te poser des questions ? - Je ne crois pas. - Elle t'en pose parfois ?