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Spleen de Paris

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« J’invoque la muse familière, la citadine, la vivante, pour qu’elle m’aide à chanter les bons chiens, les pauvres chiens, les chiens crottés, ceux-là que chacun écarte, comme pestiférés et pouilleux, excepté le pauvre dont ils sont les associés, et le poète qui les regarde d’un œil fraternel », écrit Baudelaire. La métaphore évoque le petit peuple des Poèmes en prose : veuves esseulées dans les parcs, mystérieuse recluse aperçue à la fenêtre d’une mansarde, mendiants glorieux ou misérables. Donnant à voir les turpitudes urbaines et sociales de la capitale au XIXe siècle, Le Spleen de Paris complète la galerie des « Tableaux parisiens » réunis dans Les Fleurs du mal. Et le poète, tantôt dandy indifférent, tantôt flâneur fraternel, de saisir dans le spectacle ordinaire de la rue les mille et uns reflets de la modernité de son époque.

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Spleen de Paris, Charles Baudelaire

Langue
Année de publication
2018
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Langue
Français
Publié
2018
Format
souple
Pages
128
ISBN10
2732899003
ISBN13
9782732899008
Séries
Première publication
1869
Titre original
Petits poèmes en prose
Évaluation
3,95 sur 5
Description
« J’invoque la muse familière, la citadine, la vivante, pour qu’elle m’aide à chanter les bons chiens, les pauvres chiens, les chiens crottés, ceux-là que chacun écarte, comme pestiférés et pouilleux, excepté le pauvre dont ils sont les associés, et le poète qui les regarde d’un œil fraternel », écrit Baudelaire. La métaphore évoque le petit peuple des Poèmes en prose : veuves esseulées dans les parcs, mystérieuse recluse aperçue à la fenêtre d’une mansarde, mendiants glorieux ou misérables. Donnant à voir les turpitudes urbaines et sociales de la capitale au XIXe siècle, Le Spleen de Paris complète la galerie des « Tableaux parisiens » réunis dans Les Fleurs du mal. Et le poète, tantôt dandy indifférent, tantôt flâneur fraternel, de saisir dans le spectacle ordinaire de la rue les mille et uns reflets de la modernité de son époque.