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Carnets de la drôle de guerre

Septembre 1939-mars 1940 - Nouvelle édition augmentée d'un carnet inédit - Avec le premier carnet retrouvé et inédit

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Je faisais une guerre à mon image : bourgeois, j'avais choisi mon arme par recommandation ; pacifiste, je l'avais prise pacifique ; antimilitariste, je l'avais voulu faire comme simple soldat (antimilitariste parce qu'intellectuel) ; inapte à la vie physique (borgne), je la faisais avec des réservistes, c'est-à-dire des hommes mariés et pères de famille. D'autre part la drôle de guerre réfléchissait notre volonté profonde de ne pas nous battre puisque Hitler n'attaquait pas pour laisser pourrir cette guerre, connaissant nos sentiments. C'est dire que je me réfléchissais dans cette guerre qui se réfléchissait en moi et me réfléchissait son image. Le résultat fut que j'écrivis d'abord sur la guerre et finalement sur moi. Elle devint une retraite. Jean-Paul Sartre.

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Carnets de la drôle de guerre, Jean-Paul Sartre, Arlette Elkaïm-Sartre

Langue
Année de publication
1995
Reliure
(souple)
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Titre
Carnets de la drôle de guerre
Sous-titre
Septembre 1939-mars 1940 - Nouvelle édition augmentée d'un carnet inédit - Avec le premier carnet retrouvé et inédit
Publié
1995
Format
souple
Pages
673
ISBN10
2070737802
ISBN13
9782070737802
Séries
Titre original
Les carnets de la drôle de guerre
Évaluation
3 sur 5
Description
Je faisais une guerre à mon image : bourgeois, j'avais choisi mon arme par recommandation ; pacifiste, je l'avais prise pacifique ; antimilitariste, je l'avais voulu faire comme simple soldat (antimilitariste parce qu'intellectuel) ; inapte à la vie physique (borgne), je la faisais avec des réservistes, c'est-à-dire des hommes mariés et pères de famille. D'autre part la drôle de guerre réfléchissait notre volonté profonde de ne pas nous battre puisque Hitler n'attaquait pas pour laisser pourrir cette guerre, connaissant nos sentiments. C'est dire que je me réfléchissais dans cette guerre qui se réfléchissait en moi et me réfléchissait son image. Le résultat fut que j'écrivis d'abord sur la guerre et finalement sur moi. Elle devint une retraite. Jean-Paul Sartre.