Magellan (1480-1521) entreprit en 1519 le premier voyage autour du monde. Il trouva une mort absurde aux Philippines, son exploit accompli. Dans cette formidable biographie, Zweig exalte la volonté héroïque de Magellan, qui prouve qu’« une idée animée par le génie et portée par la passion est plus forte que tous les éléments réunis ». Marie Stuart (1542-1587) reine d'Ecosse puis de France, doit en 1560 se réfugier auprès d’Elisabeth I d'Angleterre après une liaison malheureuse. Celle-ci la gardera captive vingt ans avant de la condamner à mort. Il fallait l'immense talent de Stefan Zweig pour faire revivre la femme et la reine, parée de mille grâces par les uns, peinte comme une criminelle par les autres. Qui était Marie-Antoinette (1755-1793)? Une débauchée futile ? Une icône pour la Restauration ? Nous la suivons de la chambre de son époux, jusqu’au lit de la guillotine. Zweig analyse une âme bouleversée par les événements, qui, sous le poids du malheur et de l’Histoire, se révèle à elle-même. Joseph Fouché (1759-1820) a servi avec zèle la République, le Directoire, le Consulat, l’Empire et la Monarchie. Elève chez les Oratoriens, il devint un pilleur d’églises. Conventionnel modéré, il vota la mort du roi. Fouché, c’est l’art du reniement, la grâce du traître. Stefan Zweig nous fait découvrir, à sa manière, une figure essentielle de l’Histoire.
Stefan Zweig Livres
Stefan Zweig fut un auteur mondialement célèbre, particulièrement reconnu dans les années 1920 et 1930 pour son profond aperçu psychologique de la condition humaine. Sa production littéraire, englobant romans, nouvelles et essais, se caractérise par des portraits subtils de personnages et une approche intuitive, plutôt que purement objective. Zweig a souvent exploré des thèmes tels que la solitude et la désillusion, reflétant ses propres expériences d'exil et de déracinement. Sa capacité magistrale à pénétrer les motivations des personnages et à saisir les moments cruciaux de l'histoire humaine consolide son héritage d'écrivain intemporel dont les œuvres continuent de résonner.







Rédigé en 1941 au Brésil où le triomphe du nazisme en Autriche a contraint Zweig à émigrer, Le Monde d’hier raconte une perte celle d’un monde de sécurité et de stabilité apparentes, où chaque chose avait sa place dans un ordre culturel, politique et social qui nourrissait l’illusion de l’éternité. Un monde austro-hongrois et une ville sans égale, Vienne, qu’engloutira le cataclysme de 1914. Dans ce qui est l’un des plus grands livres-témoignages sur l’évolution de l’Europe de 1895 à 1941, Zweig retrace dans un va-et-vient constant la vie de la bourgeoisie juive éclairée, moderne, intégrée, et le destin de l’Europe jusqu’à son suicide, sous les coups du nationalisme, de l’antisémitisme, de la catastrophe de la Première Guerre mondiale et de l’effondrement de l’Empire austro-hongrois, sans oublier le rattachement de Vienne au Reich national-socialiste. Ce tableau d’un demi-siècle de l’histoire de l’Europe résume le sens d’une vie, d’un engagement d’écrivain, d’un idéal d’une République de l’intelligence par-dessus les frontières. Chemin faisant, le lecteur croise les amis de l’auteur : Schnitzler, Rilke, Rolland, Freud, Verhaeren ou Valéry.
Joseph Fouché
- 284pages
- 10 heures de lecture
Joseph Fouché (1759-1820) est l'une des figures les plus énigmatiques de son temps. Elevé chez les Oratoriens, il fut un pilleur d'églises. Conventionnel modéré, il massacra les royalistes de Lyon. Ayant voté la mort de Louis XVI, il fut ministre de Louis XVIII. Napoléon, qui en fit son ministre de la Police, le chassa et le rappela : il le craignait et avait besoin de lui. La postérité n'a longtemps vu en Fouché que l'opportuniste cynique, capable de toutes les infamies et de toutes les trahisons pour assouvir son goût du pouvoir. Il le fut, mais il sut aussi s'opposer habilement à Robespierre comme à Napoléon, et, en quelques occasions décisives, agir en fonction du bon sens et de l'intérêt de son pays.Biographe de Marie-Antoinette et de Balzac, le romancier d'Amok et de La Confusion des sentiments nous donne ici un saisissant portrait de ce personnage, en qui il voit la première incarnation d'un type politique moderne : l'homme de l'ombre, dissimulé, manipulateur, actionnant en coulisses les mécanismes du pouvoir réel.
À la fin du XVe et au début du XVIe siècle, Magellan émerge comme un homme audacieux et intelligent, mais peu communicatif. Après de nombreuses aventures, il découvre le détroit qui porte son nom. Ce texte transcende le document historique pour se lire comme un captivant roman d'aventures.
Marie-Antoinette
- 506pages
- 18 heures de lecture
Vilipendée par les uns, sanctifiée par les autres, l'" Autrichienne " Marie-Antoinette est la reine la plus méconnue de l'histoire de France. Il fallut attendre Stefan Zweig, en 1933, pour que la passion cède à la vérité. S'appuyant sur les archives de l'empire autrichien et sur la correspondance du comte Axel de Fersen, qu'il fut le premier à pouvoir consulter intégralement, Stefan Zweig retrace avec sensibilité et rigueur l'évolution de la jeune princesse, trop tôt appelée au trône, que la faiblesse et l'impuissance temporaire de Louis XVI vont précipiter dans un tourbillon de distractions et de fêtes. Dans ce contexte, la sombre affaire du Collier, habilement exploitée par ses nombreux ennemis à la Cour de France, va inexorablement éloigner Marie-Antoinette de son peuple. Tracé avec humanité et pénétration, ce portrait est assurément un des chefs-d'œuvre de la biographie classique, où excella l'auteur de Trois Poètes de leur vie et de Vingt-quatre heures de la vie d'une femme.
Neuf des douze textes composant ce recueil avaient été publiés en 1939 aux éditions Grasset. S. Zweig raconte et commente des événements aussi divers que la prise de Byzance, la découverte de l'Eldorado ou les derniers mois de la vie de Haendel.
Le joueur d'échecs
- 94pages
- 4 heures de lecture
Une confession à peine déguisée, dans laquelle Zweig avoue son impuissance d'homme cultivé à combattre efficacement la brutalité nazie. [SDM].
"J'aimerais penser que je vous manque un peu"
- 400pages
- 14 heures de lecture
« J'aimerais penser que je vous manque un peu... » : le 4 mars 1935, Stefan Zweig, qui met alors la dernière main à Marie Stuart , adresse une lettre à sa nouvelle secrétaire, Lotte Altmann. Recrutée grâce à l'organisme juif d'assistance aux réfugiés à Londres, où Zweig s'est exilé un an plus tôt, elle est vite devenue la collaboratrice indispensable au travail littéraire de l'écrivain. Ils se marieront en 1939 , et se donneront la mort ensemble dans de tragiques circonstances, à Petropolis en 1942. Ces Lettres à Lotte couvrent une période décisive dans la vie de Stefan Zweig. Il s'y montre un patron attentionné mais exigeant ; un écrivain acharné à publier en dépit de la persécution hitlérienne ; un homme tout à la fois résolu à rompre avec Friderike, sa première femme, et hésitant. Réunies par Oliver Matuschek, biographe de Zweig, illustrées de photos inconnues, elles composent le récit vivant d'une relation et de son contexte, une Europe à feu et à sang, éclairant d'une lumière inédite la personnalité et l'oeuvre d'un des plus grands écrivains du XX e siècle.
Angoisses
- 142pages
- 5 heures de lecture
Une femme de trente ans trompe son mari avec un jeune pianiste, par désœuvrement. Elle se sent suivie, soumise à un chantage. Elle est peu à peu conduite au bord de la folie et du suicide, jusqu’au coup de théâtre final. C’est son mari qui a voulu lui donner une cruelle leçon. (La nouvelle, plus connue sous le titre La Peur, a paru en 1913.)
Finding her comfortable bourgeois existence as wife and mother predictable after eight years of marriage, Irene Wagner brings a little excitement into it by starting an affair with a rising young pianist. Her lover’s former mistress begins blackmailing her, threatening to give her secret away to her husband. Irene is soon in the grip of agonizing fear. Written in the spring of 1913, and first published in 1920, this novella is one of Stefan Zweig’s most powerful studies of a woman’s mind and emotions. La Paura (1954) the Roberto Rossellini film based on the Stefan Zweig novel Fear was the last of the extraordinary features in which Rossellini directed Ingrid Bergman, who was then his wife.


